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PME : la migration SEPA, c’est maintenant !


4 conseils aux PME pour une migration SEPA simple et efficace. Par Norbert Jamet, Responsable Marketing Produit PME pour la ligne 100 chez Sage.




PME : la migration SEPA, c’est maintenant !
L’échéance approche : le 1er février 2014, la norme européenne SEPA (espace unique de paiement en euros) entrera en vigueur pour tous les virements et prélèvements effectués au sein de l’Europe élargie. Cette mesure concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur activité, et il ne leur reste plus que quelques mois pour adapter leurs systèmes de paiement à ce nouveau dispositif.

Si la plupart des grands groupes et administrations ont déjà effectué leur migration SEPA, les PME tardent à franchir le cap. Est-ce dû à un manque d’informations ou à un retard de prise de conscience ? En réalité, la majorité des entreprises repousse avant tout l’inévitable par crainte d’être confrontée à des démarches fastidieuses et à des dépenses liées à ce nouveau changement de législation. Pourtant, une migration SEPA peut s’opérer de façon simple et économique en quelques jours en s’y prenant dès maintenant.

Dans le cadre du SEPA Day organisé aujourd’hui par Finyear Coffee au Palais Brongniart de Paris, Norbert Jamet, Responsable Marketing Produit PME pour la ligne 100 chez Sage, éclaire les PME sur les bonnes pratiques à suivre pour réussir leur migration SEPA.

Virements SEPA : mettre ses équipements informatiques à jour

Globalement, une large majorité des PME a besoin d’effectuer des virements, la migration vers le virement SEPA (SCT) s’avère donc indispensable. Et, point encourageant : cette mise à jour peut s’avérer simple à effectuer.

Concrètement, il s’agit pour les entreprises de s’assurer de pouvoir mettre à jour les bases RIB de leurs tiers (codes IBAN et BIC) dans leur solution de gestion. En fonction du type d’équipement de gestion dont dispose la PME (ou son expert-comptable externalisé) et de l’activation ou non des flux électroniques avec ses banques, trois grands cas de figure peuvent se présenter :

- La PME dispose de logiciels de gestion compatibles avec la norme SEPA qui intègrent la gestion des flux bancaires. C’est le cas de figure le plus simple et le plus courant. En effet, bon nombre de PME disposent de logiciels de gestion déjà compatibles avec les moyens de paiement SEPA, mais la migration n’a pas encore été réalisée. Dès lors, il suffit à l’entreprise de se rapprocher de son éditeur de logiciel ou intégrateur afin d’activer les paramètres d’utilisation des nouveaux formats SEPA (XML). Puis, dans un second temps, de solliciter un avenant auprès de ses banques, afin de basculer sur des échanges au format SEPA. A cet effet, la plupart des banques ont mis en place une cellule d’assistance dédiée à cette bascule opérationnelle ;

- La PME dispose de logiciels de gestion compatibles avec la norme SEPA mais qui n’intègrent pas la gestion des flux bancaires. Dans ce cas, l’entreprise doit se rapprocher de son éditeur de logiciels ou intégrateur pour acquérir un module de gestion des moyens de paiement à intégrer à sa solution existante. Cet équipement permettra à l’entreprise de gérer les formats SEPA. L’opération engendre de légers coûts liés à l’acquisition du module et un délai supplémentaire pour que l’implémentation s’opère en étroite relation avec sa ou ses banques ;

- La PME ne dispose pas de logiciels de gestion compatibles avec la norme SEPA. Dans ce cas, la migration SEPA pourra s’avérer plus lourde à mettre en place car l’entreprise devra renouveler intégralement ou partiellement sa solution de gestion. Dès lors, l’urgence de la migration vers la norme SEPA est donc d’autant plus forte.

Quel que soit le cas de figure, le délai de mise en œuvre sera fonction de la taille de l’entreprise et du nombre de banques avec lesquelles elle traite.

Prélèvements SEPA : internaliser la gestion des mouvements bancaires

La migration vers les prélèvements SEPA (SDD) s’avère plus complexe que pour les virements, surtout si le nombre de flux bancaires est important. Toutefois, l’utilisation de ce type d’opération est beaucoup moins répandu que les virements au sein des PME.

Tout d’abord, avant de lancer sa migration, l’entreprise doit impérativement informer tous ses clients débiteurs de son évolution vers un prélèvement au format SEPA.

Sur le plan opérationnel, le passage aux prélèvements SEPA implique des évolutions logistiques pour l’entreprise :

- Initialiser la gestion des mandats : la mise en œuvre de nouveaux prélèvements SEPA requiert désormais la signature d’un mandat entre le créancier et son débiteur. Concernant les prélèvements récurrents déjà en place, rien ne change, le principe de continuité s’applique, assorti d’une obligation d’information au débiteur ;

- Archiver les mandats : les mandats établissent le cadre juridique des flux financiers entre le débiteur et le créancier, et c’est à ce dernier, et non plus à la banque, que revient la charge de leur gestion et de leur archivage, au format papier ou électronique.

Cette migration implique également une évolution du cadre juridique car en cas de contestation d’un ordre de prélèvement par un débiteur, c’est désormais au créancier (et non plus aux banques) de fournir la preuve (le mandat). D’où l’importance d’adopter un système permettant de tracer et d’archiver ces documents.

Planifier sa migration : attendre, c’est mettre en danger la pérennité de son entreprise

Nos études de marché concernant la proportion d’entreprises ayant opéré leur migration SEPA sont préoccupantes. En septembre 2013, 50% de nos clients ont effectué leurs virements avec le format SEPA (SCT), ces derniers représentent seulement 35% des flux de virements totaux. Ces chiffres sont en phase avec ceux du marché global. Du côté de la migration vers les prélèvements SEPA (SDD), les données sont alarmantes puisque seuls 3% de nos clients l’ont activé (contre 1,9% des entreprises de l’ensemble du marché).

Dès lors, il est essentiel d’attirer l’attention sur ce taux de migration encore trop faible, car si toutes les entreprises décident d’effectuer leurs démarches peu de temps avant la date d’échéance, elles risquent d’être confrontées à un véritable goulet d’étranglement. Le nombre de consultants techniques disponibles chez les intégrateurs de solutions n’est pas extensible, il est donc impératif d’anticiper ce mouvement massif dès maintenant.

Par ailleurs, compte tenu du très grand nombre de sociétés n’ayant pas encore effectué leur migration SEPA, certains chefs d’entreprise espèrent une intervention de l’état Français pour obtenir, auprès de la Commission Européenne, un report de la date d’application de la nouvelle norme. Attention, miser sur cette éventualité s’apparente à une véritable roulette Russe, mettant en danger son entreprise.

En effet, les risques opérationnels et financiers de ne pas passer à la norme SEPA au 1er février 2014 sont importants et effectifs instantanément pour l’entreprise. Cette dernière se retrouvera notamment dans l’impossibilité d’effectuer des virements, y compris en France, qu’il s’agisse des paiements des salaires à ses employés, des règlements de factures à ses fournisseurs ou de taxes et impôts divers. Des défauts de paiement et des pénalités de retard qui coûteront très chers à l’entreprise et qui se prolongeront jusqu’à ce que la migration puisse être effectuée, en tenant compte du délai causé par le goulet d’étranglement prévisible.

Concernant le cas plus spécifique des prélèvements, un retard de migration SEPA pourrait se révéler catastrophique sur le plan financier, si l’entreprise subit l’échec de l’ensemble de ses flux financiers.

Saisir les opportunités économiques du SEPA

Entreprendre sa migration SEPA ne doit pas être perçu comme un mal nécessaire, mais plutôt comme une opportunité d’économie à long terme.

L’homogénéisation des tarifs bancaires déclenchée par le SEPA entraînera mécaniquement une baisse des frais liés aux flux financiers. La BCE (Banque Centrale Européenne) estime notamment qu’une économie de 123 milliards d’euros est attendue dans les six prochaines années en Europe grâce au SEPA. Les opérations bancaires seront ainsi plus rapides et efficaces qu’auparavant dans la zone Euro, mais aussi mieux sécurisées.

Par ailleurs, la migration SEPA pourrait se révéler l’élément déclencheur tant attendu par les chefs d’entreprise pour amorcer la création de nouveaux standards et processus, en vue d’harmoniser la trésorerie et les paiements, avec à terme une rationalisation de l’écosystème bancaire et donc des coûts de l’entreprise.

À propos de Sage
The Sage Group plc, est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de logiciels de gestion pour les entreprises de taille petite et moyenne. Sage leur donne les moyens de réussir, car Sage comprend comment et pourquoi chaque entreprise est unique. C’est pourquoi Sage fournit des produits et des services intuitifs, sûrs et efficaces qui répondent à des besoins différents. Fondé en 1981, Sage est cotée à la Bourse de Londres depuis 1989 et est entrée au FTSE 100 en 1999. Avec plus de 6 millions de clients et plus de 13 380 employés, Sage est présent dans 24 pays, dont l’Europe, l’Amérique du Nord, l'Afrique du Sud, l’Australie, l’Asie et le Brésil. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.sage.fr
En France, Sage fournit des solutions de gestion à plus de 600 000 clients et emploie 2 100 salariés.
Son Directeur Général est Antoine Henry.
www.sage.com


Sage est partenaire SEPA Day, un évènement Finyear Coffee.
www.sepa-day.eu

Vendredi 27 Septembre 2013
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