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PME cherche désespérément repreneur !


La crise nous a fait oublier l’effet du papy-boom et nous allons devoir faire face à un départ massif des chefs d’entreprise et la question de la transmission, de l’achat et de la vente d’une entreprise est un sujet hautement stratégique pour notre pays.




Bruno Peloso di Tedeschi
Bruno Peloso di Tedeschi
En effet, les PME représentent 60% des salariés français et génèrent tous les ans la moitié de la valeur ajoutée de notre pays. On estime que près d'un demi-million d'entreprises pourraient changer de mains d'ici à 2013. 90 % d'entre elles comptent moins de 20 salariés. Un véritable challenge pour le gouvernement car il s’agit de pérenniser chaque année entre 80.000 et 100.000 emplois. Actuellement 30 % des PME à vendre ne trouvent pas preneur, la France perd une part significative de son PIB donc de sa richesse chaque année. De plus, le manque d’accompagnement des repreneurs est à l’origine de nombreuses défaillances d’entreprise.

Pour stimuler le nombre de reprises et minorer les défaillances des PME, la loi Jacob-Dutreil accompagne le vendeur et le repreneur au travers d’un dispositif désormais complet ayant pour origine trois textes législatifs : la loi pour l'initiative économique du 1er août 2003 (ou loi Dutreil I), la loi pour les PME du 2 août 2005 ( ou loi Jacob-Dutreil) et la loi de finances pour 2006.

Les avantages en chiffres :
- Exonération totale (fiscale et sociale) des plus-values de cession d’entreprise commerciale réalisant un CA maximum de 250.000 euros HT (90 000 € HT concernant les prestataires de service)
- Exonération partielle pour un CA maximum de 350.000 euros HT (126 000 € HT concernant les prestataires de service)
- Exonération dégressive pour un CA compris entre 300.000 et 500.000 € HT
- Abattement sur les droits de donation et de succession porté à 75 % du montant total de la cession

Sous certaines conditions d ‘éligibilité les dirigeants d'entreprises cédant leur PME lors de leur départ à la retraite sont exonérés d'impôt sur les plus-values (CSG exclue) et sur les plus-values mobilières (loi de finance rectificative 2005).

Le gouvernement souhaite faciliter la transmission d’entreprise
Ce dispositif législatif cohérent facilite la reprise de PME en y apportant des aménagements importants concernant, par exemple, la donation aux collaborateurs de l’entreprise bénéficiant désormais du régime des donations familiales. Egalement à l’étude, le gouvernement veut promouvoir le cumul emploi-retraite visant à faciliter l’accompagnement (dans le cadre d’une convention de tutorat) du repreneur par le cédant. Le cédant qui adopte le dispositif d'accompagnement en s’engageant dans une convention de tutorat pourra bénéficier d’une prime à la transmission sous certaines conditions d’éligibilité.

Bruno Peloso di Tedeschi

70 rue Cortambert
75016 Paris


bruno.peloso@aeides.com
www.aeides.com

Lundi 22 Juin 2009
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1.Posté par catelin le 23/06/2009 16:12 | Alerter
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Bonjour,

Certes il y a les textes bien évoqués, et puis ?
Les problèmes des pme se situent au dela de la règlementation.
1) Faiblesse des fonds propres tant en montant qu'en composition de l'actif,
2) Souvent sous-traitant donc fournisseur "agréé" pour quelques entreprise dont le principal détient +30% des ventes,
3) Eparpillement ou atomisation de ces entreprises,
4) Accessibilité parfois pénible et pouvant être un facteur peu séduisant pour le repreneur,
5) Personnalisation de l'entreprise tant auprès des clients que des salariés ou fournisseurs,
6) Impossibilité parfois, de créer une concentration avec une autre entreprise,
7) Non suivi par le chef d'entreprise de la cession. La règle de gestion voudrait qu'il suive sonsuccesseur pour "passer le manche" tant auprès des clients et fournisseurs,
8) Iso non renouvelé par négligence ou calcul.
Une brève liste incontournable, sans oublier la valeur des salariés trop souvent oubliés.

2.Posté par Peloso di Tedeschi le 23/06/2009 18:38 | Alerter
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Cet article fait partie d'une série traitant de l'Intelligence Financière© dans laquelle j'aborde les sujets évoqués et plus particulièrement ceux liés au pilotage opérationnel, au financement privé et public, et à l'accompagnement des dirigeants de PME. La normalisation des procédures (ISO, NF...) fait partie intégrante de l'IS et fera l'objet d'un dossier dans les prochaines semaines (CFO-News).

Un focus particulier sur le point 7 : La loi prévoit un accompagnement du repreneur par le cédant dans le cadre d'une convention de tutorat qui pourrait être associée à une prime de transmission ainsi qu'au dispositif emploi-retraite.

http://www.cfo-news.com/6000-aides-publiques-et-moi,-et-moi,-et-moi_a10809.html

A propos de l'Intelligence Financière© :

http://www.cfo-news.com/Intelligence-financiere-arretons-de-tout-attendre-des-banques,-financons-intelligents_a10161.html

http://www.cfo-news.com/L-Intelligence-Financiere,-c-est-relier-le-financement-a-la-qualite-du-pilotage-de-l-entreprise-dans-le-temps_a10501.html


3.Posté par LEVESQUE Philippe le 29/06/2009 17:26 | Alerter
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Bonsoir,
C'est il est vrai stratégiquement l'une des priorités des présentes années 2009-2013.
Diverses solutions s'offrent, s'offriront pour palier "temporairement" l'inadéquation entre le nombre de cédants et repreneurs :
- le management de transition,
- le multi-entreprenariat à l'instar du multi-salariat
(Je pense qu'un manager de transition, conseil ou consultant missionné pourra occuper le siège vacant de chef d'entreprise pour peut que l'organisation de celle ci soit efficiente en attente du repreneur identifié)
- l'administration par des réseaux consulaires ou chambres professionnelles
...
Le plus important est il me semble de créer les conditions de la reprise avec en premier lieu de faire vivre l’adage : "donner l'envie d'avoir envie"
A nous quadra, quinqua et cédants de transmettre à la génération des repreneurs potentiels notre soutien et support pour la pérennisation du tissu industriel et de services...
A votre service, Meilleures salutations
PhLEV (Conseil libéral & quadra ! )

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