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Outlook 2013


Tout comme en 2012, dégager de la performance dans les marchés actions et obligataires en 2013 ne sera pas un jeu d’enfant.




Outlook 2013
Pour les gérants d’Henderson Global Investors, les annonces politiques continueront d’influer sur la macroéconomie qui fera et défera l’humeur des marchés financiers. Retrouvez ci-dessous les perspectives économiques pour 2013 de Simon Ward, chef économiste chez Henderson Global Investors ; suivies des stratégies que les principaux gérants privilégieront sur les marchés actions Europe et Asie, le secteur des valeurs technologiques, et le marché du Crédit.

Economie :

« La croissance mondiale pourrait être étonnamment positive en 2013 […] Les marchés devraient, dans l’ensemble, bénéficier d’un apport de liquidités en début d’année. » – Simon Ward, Chef Economiste.

L’économie mondiale suit les tendances de la masse monétaire réelle (ajustée à l’inflation) avec un décalage d’environ six mois - cette simple règle monétariste a surperformé les prévisions du consensus au cours des dernières années. La croissance de la masse monétaire réelle mondiale a été importante au cours du deuxième semestre, ce qui tend à suggérer que la croissance économique sera plus rapide en 2013. Il est important de noter que ce pic monétaire reflète la reprise en Europe et en Chine, de même que l’incessante fermeté des Etats-Unis. Le principal risque, évidemment, est que les hommes politiques américains ne réussissent pas à se mettre d’accord sur une rigueur budgétaire modérée qui devrait être mise en place à partir du mois de janvier. L’économie américaine pourrait chuter au début de l’année mais le report d’un accord, associé à un nouveau plan d’assouplissement de la Réserve Fédérale, conduirait probablement à une reprise en « V »à partir du printemps.

La croissance mondiale pourrait être étonnamment positive en 2013 mais, si l’on se base sur la deuxième règle monétariste selon laquelle la masse monétaire évolue deux ans avant les prix, les perspectives semblent bien moins bonnes pour l’inflation. La croissance monétaire mondiale a été plus élevée en 2011, ce qui suggère que l’on assistera à une reprise de l’inflation en 2013. La hausse du prix des matières premières pourrait être un facteur déterminant, les entreprises de croissance internationales et les nouvelles injections de liquidité par la banque centrale encourageant les achats spéculatifs. Les marchés devraient, dans l’ensemble, bénéficier d’un apport de liquidités en début d’année mais les investisseurs devraient surveiller l’écart entre la croissance de la masse monétaire mondiale et l’évolution de la production industrielle. Ce dernier, est à l’heure actuelle, positif, ce qui signifie que l’on assiste à un excès de liquidité, mais devrait devenir négatif au cours de l’année 2013 avec la reprise de l’économie. Une telle progression est généralement un signal d’alarme pour les actions.

Actions Europe :

« La résurgence des inquiétudes devrait avoir un impact sur les valorisations, il est donc nécessaire de se baser sur un horizon d’investissement adapté » – John Bennett, Directeur, Actions Europe, (gérant du Henderson Gartmore Continental European Fund).

Comme nous l’avons déjà signalé, les actions devront faire face à de nombreux obstacles, à commencer par les prévisions de bénéfices pour 2013, qui sont tellement fantaisistes que l’on peut se demander ce que les analystes « sell-side » analysent vraiment. Mais en fin de compte, tout comme les diverses inquiétudes macroéconomiques, qui semblent pousser les investisseurs institutionnels et les investisseurs « retail » à adopter une approche d’investissement « tout sauf les actions », les préoccupations auxquelles l’Europe devra faire face n’ont rien de nouveau. La résurgence des inquiétudes devrait avoir un impact sur les valorisations. Il est donc nécessaire de se baser sur un horizon d’investissement approprié. Peu importe que l’on sorte de ce marché baissier l’année prochaine ou dans deux ans, nous restons convaincus que ceux qui sont capables et disposés à adopter une approche à cinq ans voire plus sur les actions européennes seront récompensés par un rendement total plus qu’acceptable de la part d’une classe d’actif affectée mais toujours attractive.

Actions Technologiques :

« Les valorisations du secteur technologique se basent sur des prévisions économiques bien moins bonnes que celles utilisées par le reste du marché ce qui signifie que, quelle que soit l’évolution de l’environnement économique, les valeurs technologiques devraient surperformer les actions » – Stuart O’Gorman, Directeur, Actions Technologies (co-gérant du Henderson Horizon Global Technology Fund).

Les facteurs macroéconomiques continuent de dominer les marchés mondiaux, l’approche du « mur fiscal » aux Etats-Unis venant s’ajouter aux inquiétudes relatives à la demande des marchés européens et émergents. Les dépenses technologiques sont traditionnellement le premier poste à refléter tout changement du sentiment. Ceci explique donc la faible performance relative par rapport aux marchés internationaux générée par le secteur des technologies ainsi que le niveau du cours des actions du secteur au cours du troisième trimestre. Selon nous, les valorisations du secteur technologique se basent sur des prévisions économiques bien moins bonnes que celles utilisées par le reste du marché ce qui signifie que, quelle que soit l’évolution de l’économie, les valeurs technologiques devraient surperformer les actions.

En attendant, nous nous orientons sur des entreprises à croissance séculaire ce qui nous permettra de protéger nos portefeuilles contre tout changement du sentiment économique et du sentiment des investisseurs. Ces éléments, associés à la hausse progressive des dépenses technologiques dans l’économie mondiale, offrent aux investisseurs un ratio rendement/risque semblable à celui du marché mondial des actions.

Actions Asiatiques :

« Nous restons fermement convaincus que le moment est idéal pour investir en Asie à moyen et long-terme […] En termes d’opportunités, la Chine apparaît comme le marché le plus attractif en termes d’investissement » – Michael Kerley, gérant du Henderson Horizon Asian Dividend Income Fund.

Les perspectives pour l’Asie sont bonnes : les valorisations sont attractives, les fondamentaux des entreprises et les bilans restent solides. Evidemment, l’environnement macroéconomique reste incertain et il sera difficile pour les marchés asiatiques, au moins à court terme, de se détacher de l’évolution de l’économie mondiale. Cependant, malgré le fait que la région ait réalisé une performance inférieure à celle des Etats-Unis au cours de l’année écoulée, les fondamentaux sousjacents privilégient plutôt la croissance de l’Asie que celle des Etats-Unis. Nous restons fermement convaincus que le moment est idéal pour investir en Asie à moyen et long-terme. Les entreprises devraient être de plus en plus optimistes quant à leur avenir au fur et à mesure que nous avançons dans l’année grâce à l’amélioration des perspectives de croissance pour la région.

En termes d’opportunités, la Chine apparaît comme le marché le plus attractif en termes d’investissement de par ses perspectives de valorisation et de sa position actuelle dans le cycle de croissance. Les opportunités sur les valeurs de croissance sont devenues de plus en plus attractives, le rendement devenant de plus en plus cher. Malgré les opportunités, le risque subsiste. Une éventuelle poussée inflationniste pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêts nationaux et les gouvernements pourraient être moins accommodants quant à la mise en place de mesures visant à encourager la croissance. Dans le reste du monde, la détérioration de la situation en Europe pourrait également être un problème important. Cependant, les entreprises asiatiques que nous détenons sont généralement des entreprises stables, générant des flux de trésorerie importants et offrant une couverture défensive naturelle en cas de crise de l’économie mondiale.

Crédit :

« Avec une croissance faible voire neutre et une évolution proportionnelle des rendements des obligations d’Etat, la chasse aux rendements devrait affecter notre classe d’actif à court terme […] Les obligations à rendement élevé, à rendement absolu et une gestion active seront des éléments clés pour générer de la performance en 2013 » – Stephen Thariyan, Directeur du Crédit (co-gérant du Henderson Horizon Corporate Bond Fund et du Henderson Horizon Euro High Yield Bond Fund).

L’année 2012 a été bonne. Nous avons enregistré des rendements à deux chiffres et nous avons eu notre part de volatilité. Il semble que les « spreads » des obligations – à la fois souveraines et d’entreprises – se soient à la fois écartés et resserrés au cours de la même année. Mais que nous réserve l’avenir ? Nous pouvons bombarder le monde de différentes sortes de crédit au sein d’une même classe d’actifs mais il est possible qu’à l’avenir elles finissent toutes par se ressembler. Nous n’assisterons pas en 2013 à une génération de rendements à deux chiffres.

L’année à venir sera parsemée de nombreux obstacles et nous devrons faire face au « mur fiscal ». Mais avec une croissance faible, voire neutre, et une évolution proportionnelle des rendements des obligations d’Etat, la chasse aux rendements devrait affecter notre classe d’actif à court terme. Les obligations à rendement élevé, à rendement absolu et une gestion active seront des éléments clés pour générer de la performance en 2013. Le cours des obligations n’a pu avoir une évolution constante, lorsque la crise du crédit s’est transformée en crise de la dette souveraine. La situation ne devrait donc pas être simple en 2013, mais elle devrait être beaucoup plus calme. Mario Draghi s’est engagé, Obama a été réélu et la Banque d’Angleterre a suivi la voie tracée par plusieurs des autres principales institutions en recrutant un ancien de Goldman. Ceci pourrait entraîner une baisse de la volatilité, mais nous ne sommes pas encore tirés d’affaire et les entreprises sont réservées quant à leurs perspectives. Nous prêterons aux meilleures, mais nous analyserons bien tout l’univers, et nous évaluerons en détail toute la gamme ainsi que les niveaux de liquidité et la situation des marchés dérivés avant de signer le chèque.

« Les perspectives d’un risque de perte extrême important, terme technique utilisé pour décrire les situations extrêmes comme par exemple l’inflation ou la déflation, continueront d’affecter les marchés en 2013 » – Phil Apel, Responsable de la Stratégie des taux d’intérêt.

Les efforts des gouvernements et des banques centrales au cours de l’année écoulée ont quelque peu permis d’éliminer les risques extrêmes immédiats au niveau mondial. Cependant, une solution à long-terme pour remédier à la faible croissance économique n’a pas été mise en place. Bien que chaque année apporte son lot d’imprévus, la croissance européenne en 2013 devrait être inférieure à la tendance tout en étant plus positive au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ce qui permettra aux Bunds allemands de surperformer les Bons du trésor américains et les Gilts du Royaume-Uni.

Nous sommes également convaincus que les courbes de taux des obligations d’Etat devraient continuer de se pentifier au cours de l’année, plus fortement que les marchés ne le laissent présager. Ceci s’explique par le fait que les taux d’intérêt ont été maintenus à un niveau faible pendant une durée beaucoup plus longue, alors que les prévisions de montée de l’inflation entraînent une hausse des rendements à long terme. Il est également possible que les incertitudes auxquelles nous seront confrontées conduisent à la génération d’événements extrêmes. Les perspectives d’un risque de perte extrême important, terme technique utilisé pour décrire les situations extrêmes comme par exemple l’inflation ou la déflation, continueront d’affecter les marchés en 2013.

A propos de Henderson Global Investors
Fondé en 1934, Henderson Global Investors est un des acteurs majeurs de la gestion d'actifs en Europe et offre une large gamme de produits d'investissement et de services à ses clients institutionnels en Asie, Europe et aux Etats-Unis. Gestionnaire d'actifs indépendant et coté sur les bourses de Sydney et de Londres, Henderson gère environ 81,3 milliards d'Euros d'encours au 30 septembre 2012 et emploie plus de 1060 collaborateurs à travers le monde. Ses équipes de gestion investissent dans les principaux marchés mondiaux et sur toutes les classes d'actifs : actions, obligations, immobilier direct et indirect, capital investissement et Hedge Funds. Henderson se distingue plus particulièrement par sa gestion active ainsi qu'une expertise éprouvée en gestion alternative. Plus d’informations : www.henderson.com

Vendredi 11 Janvier 2013
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