Où va l’économie française ?


Les 528 milliards prêtés pour 3 ans par la BCE aux 800 banques de l’Euro système a été suffisamment commenté ; il porte à plus de 1000 milliards d’€ le « Quantitative Easing » bancaire européen : ce dispositif a été mis en place éviter un « credit crunch » et en quelque sorte, c’est le contexte économique général qui justifie de telles largesses monétaires...




Eric Galiègue
Eric Galiègue
De fait, l’analyse de l’actualité hebdomadaire nous ramène au même thème que celui que nous avons abordé la semaine dernière : la conjoncture économique, et plus spécifiquement française.. 2 statistiques particulièrement inquiétantes et caractéristiques de la situation de l’économie française ont été publiées cette semaine : les nouvelles mises en chantier de logements et les immatriculations de voitures neuves. Ces statistiques mesurent en quelque sorte la confiance que les ménages ont dans le futur, s’agissant de construire son logement ou d’acheter une voiture. Dans les deux cas, ces biens d’investissement et de consommation durable sont habituellement financés à crédit : il faut la volonté de s’engager dans une dépense lourde, et disposer d’un financement bancaire. Par ailleurs, les secteurs de la construction de logement et de véhicules automobiles sont économiquement particulièrement importants et « leader » pour l’ensemble de l’économie.

Les mises en chantiers de nouveaux logements ont chuté de plus de 25 % en janvier 2012 par rapport à janvier 2011, pour atteindre 29 659. C’est une baisse historique, et il faut remonter aux années 80 pour observer une telle chute. Les promoteurs immobiliers accusent la fin progressive du dispositif fiscal dit Sellier. Il n’empêche, la chute va bien au-delà de la fin des incitations gouvernementales à l’investissement locatif. D’après M. Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université de Paris Ouest et spécialiste de l’immobilier : « C'est une chute historique pour un mois de janvier par rapport à décembre. On n'avait jamais vu cela depuis le début des années 80 »

Les immatriculations de voitures neuves, à 163 063 unités, ont baissé de plus de 20 % en février 2012, par rapport à février 2011. Là encore, la fin d’un dispositif d’incitation à l’acquisition de voitures neuves (la « prime à la casse ») explique en partie la chute des ventes de voitures en France. Mais, à nouveau, au terme des mesures gouvernementales, voilà un marché qui se retrouve face aux problèmes qui n’ont pas été résolus, mais simplement reportés. Certes, le parc automobile est rajeuni et moins polluant – c’est le but des primes à la casse -, mais les surcapacités de production sont toujours là….Elles vont devenir de plus en plus criantes face à une demande qui manifestement et en chute.

Nous nous inquiétons de la conjoncture économique de la France pour 2012, et de l’Europe en général, y compris l’Allemagne. En effet, les mesures de réduction des déficits vont dégrader une situation économique déjà difficile. L’économie allemande ne sortira pas indemne d’une baisse d’activité en France, en Italie et en Grande Bretagne : le commerce avec l’Europe est plus important qu’avec la Chine. Par ailleurs, le prix du pétrole monte, et pourrait continuer à monter en raison des problèmes géopolitiques structurels des pays producteurs. L’Iran est en cause, bien sûr, mais d’autres pays producteurs connaissent des situations durablement tendues…

Ce contexte tranche avec les dernières performances des marchés d’actions, qui saluent avant tout l’abondance de liquidité, et la probable mise en place du plan de financement de la Grèce… Après une hausse supérieure à 10 % depuis le début de l’année, une baisse « tactique » des allocations est maintenant possible, sur poursuite de la hausse des cours, et dans l’attente (la crainte) de la dégradation de la conjoncture économique au printemps…

Investisseurs : Nous sommes investis « normalement » sur les actions. Nous allègerons les actions sur poursuite de la hausse.

Spéculateurs : XXXXXXX

Tendances sur les taux et les devises : L’euro s’est replié à 1,33 $ ; les taux 10 ans italien sont maintenant sous les 5 %, quasiment au même niveau

Tendances récentes sur les matières premières : Le prix du pétrole reste haussier, au plus haut depuis un an, comme le prix de beaucoup de matières premières industrielles

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

www.valquant.fr

Vendredi 2 Mars 2012
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