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Nos méthodes de travail révolutionnées dans les 10 ans à venir


Selon les auteurs de l’ouvrage, récompenser les employés en fonction de leurs résultats et non des heures travaillées est la clé du futur.




Dix ans, c’est dans un avenir aussi proche que pourrait survenir une révolution du travail qui verrait de nombreux employés choisir quand, où et comment ils travaillent. Les entreprises prospères n’évalueront et ne récompenseront plus leurs employés au nombre d’heures mais aux résultats et les bureaux cesseront d’être des lieux de travail ouverts de 9h à 17 heures pour devenir des lieux de rencontre. Telles sont les idées mises en avant dans un nouveau livre coécrit par deux conférenciers de la Cass Business School (Université de Londres) et de la Henley Business School : « Future Work: How Businesses Can Adapt and Thrive in the New World of Work » (titre français : « Le travail du futur : Comment les entreprises vont-elles s’adapter et se développer dans le nouveau monde du travail ») à paraître ce mois-ci aux éditions Palgrave Macmillan.

Vers la fin de la journée de travail traditionnelle…
S’appuyant sur l’étude de managers internationaux et des exemples d’entreprises ayant déjà fait un pas en avant vers cette transition, ce livre suggère que des changements radicaux de nos méthodes de travail pourraient participer à augmenter les rendements, réduire les coûts, favoriser l’accès à de nouveaux marchés et accorderait une plus grande liberté aux employés.

« En plein 21ème siècle, nous restons pris au piège d’un modèle immuable prônant des horaires fixes et des lieux de travail plus adaptés à l’ère industrielle qu’au monde actuel » commente Alison Maitland, conférencière séniore à la Cass Business School. « De longs horaires de travail sont souvent exigés et ceux-ci sont récompensés sans aucun lien avec la productivité ainsi gagnée ».

« Il y a cependant des preuves irréfutables montrant que les employés sont plus productifs quand ils ont une plus grande autonomie pour gérer quand, où et comment ils travaillent. Faire confiance aux employés pour gérer leur travail, que ce soit au plan individuel ou en équipe, est une méthode qui paie »

Si ce concept s’imposait, la journée traditionnelle de travail de 9h à 17 heures pourrait disparaitre et être remplacée par un modèle récompensant les employés selon leurs performances et résultats plutôt qu’en fonction des heures passées au bureau à travailler.

Chez Google, les ingénieurs sont déjà évalués sur leur productivité et non sur le moment et le lieu où ils travaillent. « Nos ingénieurs peuvent travailler aux horaires qu’ils veulent, » explique Matt Brittin, PDG de Google au Royaume-Uni et en Irlande, « s’ils s’accordent avec leurs collègues et qu’ils fournissent le travail qu’ils se sont engagés à faire, ils peuvent travailler de nuit. »

Les auteurs citent une étude menée sur 24 000 employés d’IBM à travers le monde qui démontre que les personnes qui ont des horaires flexibles pourraient travailler jusqu’à 19 heures de plus par semaine avant de présenter les mêmes taux de stress et de problèmes de santé que ceux qui ont des horaires fixes.

Ils avancent que la clé du succès pour la mise en place de ce « travail du futur » repose sur l’estimation des bénéfices. En se mettant d’accord sur ce qui doit être fait, les managers peuvent libérer leurs employés de la contrainte du présentéisme, c'est-à-dire de la croyance qu’il est impératif d’être présent sur le lieu de travail, souvent de longues heures, peu importe qu’il y ait des taches à accomplir ou non. Les employés seraient ainsi plus productifs.

L’enseigne de vêtements Gap à divisé par deux la perte d’employés dans les départements de production et de design de ses bureaux californiens en mettant en place un environnement de travail basé sur les seuls résultats (Results-Only Work Environment ou ROWE).

Dans une étude de cas citée dans le livre, Eric Severson, vice-président senior des départements RH et Communication de GAP précise : « C’est comme si nous retournions à l’université. Les employés sont jugés sur ce qu’ils font réellement plutôt que sur le temps qu’ils consacrent à un projet ou leur lieu de travail. ». La direction de Gap pense que cette approche leur a donné un avantage de trois ans sur la concurrence.

Des économies de besoins considérables
Outre l’amélioration de la productivité, les auteurs ajoutent aux bénéfices de ce « travail du futur » des économies majeures sur les biens immobiliers, particulièrement intéressantes pour les entreprises en temps de difficultés économiques, ainsi que des retours positifs sur l’absentéisme et le turnover des employés.

La propagation de ce « travail du futur » engendrera une augmentation des taches effectuées et l’émergence de « hubs de travail », des espaces de travail spécialement conçus et équipés pour les travailleurs mobiles. « Le bureau pourrait devenir principalement un lieu pour développer et maintenir les liens entre personnes plutôt qu’un endroit où les employés se rassemblent à des horaires donnés pour effectuer un travail soutenu. » décrit A. Maitland.

Aux Pays-Bas, Microsoft a installé son immeuble à proximité de l’aéroport Schiphol pour envisager un monde où le travailleur n’est soumis ni au temps ni au lieu. Il est principalement composé de différents espaces de réunion avec seulement quelques postes de travail dédiés à un travail soutenu.

Le Groupe Macquarie, une société internationale de services financiers basée en Australie, a adopté un modèle de travail basé sur l’activité. Tout le monde utilise un ordinateur portable ce qui permet de choisir le lieu de travail en fonction des besoins tout au long de la journée, passant sans contrainte des salles de réunion et d’ateliers thématiques à des lieux calmes et des cafés.

Une des études menées pour le livre suggère qu’un passage à ce « travail du futur » pourrait survenir dans un avenir très proche. Sur plus de 360 managers internationaux interrogés dans 40 pays, les deux tiers pensent qu’il y aura une révolution de nos méthodes de travail au cours des dix prochaines années. Près de 90% de ces managers croient que les gens sont plus productifs quand ils ont une plus grande autonomie dans leurs modes de travail et plus de 80% pensent également que de nouvelles méthodes bénéficieront à leurs entreprises.

« Une direction forte est nécessaire pour se débarrasser des vieilles habitudes, mais les employés désirent de la nouveauté, c’est donc logique pour les entreprise de le faire » précise A. Maitland. « Les organisations qui l’on découvert en récoltent déjà tous les fruits et celles qui ne l’ont pas encore fait risquent vraiment de se faire dépasser par les évènements. »

Informations pratiques
“Future Work: How Businesses Can Adapt and Thrive in the New World of Work »
Tires français : « Le travail du futur : Comment les entreprises vont-elles s’adapter et se développer dans le nouveau monde du travail »
Alison Maitland et Peter Thomson Editions Palgrave Macmillan
www.futureworkbook.com

A propos de la Cass Business School of London
La Cass Business School, qui fait partie de l’Université de Londres, propose un enseignement innovant, pertinent et tourné vers l’avenir ainsi que des formations, des conseils et de la recherche. Située en plein cœur d’un des principaux centres financiers du monde, la Cass est l’école de commerce de la municipalité londonienne.
Ses MBA, Masters spécialisés et Licences sont reconnus à travers le monde pour leur excellence et l’école soutient près de 100 doctorants. La Cass propose le plus large éventail de Masters spécialisés en Europe et son MBA Administration se classe dixième mondial selon le Financial Times.
La Cass dispose de la plus grande faculté européenne en finance, actuariat et assurance et figure parmi les dix meilleures écoles de commerce du Royaume-Uni en commerce, management et recherche financière. Plus de 90% des recherches qui y sont menées produisent des résultats à la portée internationale.
La Cass est un lieu d’échanges enrichissants entre étudiants, universitaires, experts professionnels, dirigeants d’entreprises et législateurs.
www.cass.city.ac.uk

Mardi 29 Novembre 2011
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1.Posté par Alain GUERCIO le 29/11/2011 19:52 | Alerter
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Je ne suis pas certain que les 90% des 360 managers internationaux soient très représentatifs de la majorité des personnes qui occupent les locaux des entreprises. Mais je suis sûr qu'ils ont moins de problème que la majorité pour se mettre "d’accord sur ce qui doit être fait" ... Sauf quand il faut innover, bien sûr ! Notez qu'en cas de désaccord, les plus hauts placés se sont déjà couverts de leur parachute dorée : à quand le parachute doré pour tout le monde ? ;-)
Ps : J'espère que l'enseignement de cette école de management (qui n'est pas la London Business School !) est plus critique et moins approximatif que cet article racoleur ...

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