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Matt Wreford, directeur général de Demica


Monsieur Matt Wreford bonjour, vous êtes directeur général de Demica. Présentez-nous Demica.




Matt Wreford
Matt Wreford
Basés à Londres, nous sommes l’un des premiers prestataires mondiaux de solutions spécialisées de fonds de roulement et offrons nos services à un large éventail de clients internationaux. Jouissant de plus de 20 ans d’expertise dans le domaine des créances, nous collaborons avec des banques et autres institutions financières et intermédiaires, des multinationales, des sociétés de private equity et des sociétés d’assurance-crédit du monde entier, et mettons en place des solutions innovantes correspondant à leurs besoins en matière de titrisation et de chaîne d’approvisionnement.

Grâce à notre plateforme de traitement Citadel, nous permettons à nos clients de monter et d’exécuter des structures de financement optimales basées sur le reporting en temps réel dans plusieurs devises pour différentes filiales, et ce à travers de multiples juridictions. Spécialisés dans le domaine de la titrisation, du financement de la chaîne d’approvisionnement et l’escompte de factures, nous concentrons notre savoir-faire dans les secteurs du financement des créances commerciales et de la gestion des comptes d’entreprises.

Vous avez récemment mené une enquête auprès d’un échantillon de trésoriers et directeurs financiers d’entreprise, de quoi s’agit-il et quel est l’objet de cette étude ?

L’augmentation des coûts d’emprunt au sein des pays développés, due à des réformes réglementaires sur les marchés des capitaux, a rendu l’optimisation des besoins en fonds de roulement encore plus importante. C’est au trésorier qu’il revient de soutenir la croissance de l’entreprise, en adoptant une approche rigoureuse en matière de gestion des liquidités et de minimisation des risques. À l’heure où la compétitivité des entreprises est une préoccupation majeure, les trésoriers et directeurs financiers d’entreprise doivent voir au-delà des formes de financement traditionnelles et explorer une gamme d’options de financement alternatives afin de répondre au mieux aux besoins de leur entreprise en matière de fonds de roulement.

En association avec Treasury Management International, une voix indépendante dans le domaine du cash management, nous avons mené une enquête auprès d’un échantillon d’un peu moins de 80 trésoriers et directeurs financiers d’entreprise afin de jauger l’utilisation faite par ces derniers de certaines techniques de financement et découvrir les motivations qui sous-tendent ces choix.

Quels sont les résultats mis en évidence par cette étude ?

L’optimisation du besoin en fonds de roulement reste l’une des préoccupations principales des responsables que nous avons interrogés, leurs priorités étant 1) une gestion et des prévisions de trésorerie efficaces (pour 63% des sondés), 2) le dégagement de fonds de roulement (60%) et 3) l’amélioration de la gestion des risques associés au fonds de roulement (58%). Ces résultats ne sont pas véritablement surprenants, un quart des sondés estimant le potentiel de dégagement de fonds de roulement relativement important, un tiers le jugeant même très important. En réalité, le besoin de dégager des liquidités immobilisées se fait de plus en plus sentir dans le paysage d’après-crise, à une époque où les prêts bancaires traditionnels sont de plus en plus difficiles à obtenir et onéreux. Dans ce contexte, les entreprises affichent un appétit croissant pour des méthodes de financement alternatives (selon 80% des sondés) et des solutions leur permettant de dégager des liquidités supplémentaires de leurs créances commerciales (87%).

Quelles sont les techniques de financement que les entreprises peuvent utiliser pour convertir des créances en espèces ?

Les programmes de financement de la chaîne d’approvisionnement (ou supply chain en anglais) permettent aux entreprises acheteuses d’étendre les délais de paiement des factures émanant de leurs fournisseurs, ces derniers voyant quant à eux le délai de recouvrement desdits paiements se raccourcir. Les fournisseurs peuvent tirer profit des cotes de crédit de leurs acheteurs, lorsque supérieures aux leurs, pour obtenir des financements à un taux très favorable et obtenir un paiement anticipé à un coût abordable. 40% des responsables ayant participé à notre étude offrent déjà cette technique de financement à leurs fournisseurs, essentiellement pour augmenter leur ratio de fonds de roulement, mais également pour apporter des liquidités à leurs fournisseurs et réduire les risques liés à la chaîne d’approvisionnement.

Les entreprises peuvent également tirer profit de leurs créances en cédant ces dernières dans le cadre de programmes de titrisation des créances commerciales (TRS). L’importance croissante des programmes de TRS a été mise en évidence dans le cadre de notre étude, 16% des trésoriers et directeurs financiers d’entreprise interrogés ayant déjà mis en œuvre de tels programmes, avant pour tout pour améliorer leur ratio de liquidités, mais aussi pour obtenir des conditions de financement plus favorables et diversifier leurs canaux de refinancement. Il est intéressant de noter que parmi ceux qui n’ont pas encore mis en œuvre de programmes TRS, un tiers pense déployer cet instrument de financement au cours des douze prochains mois.

Dopé par le resserrement de l’offre de crédits bancaires, l’affacturage a également un rôle clé à jouer dans le cadre des efforts déployés par les entreprises pour diversifier leurs sources de financement. Longtemps considéré comme un outil préféré par les petites et moyennes entreprises, l’affacturage remporte désormais les faveurs des grandes entreprises. Ce sont plus d’un quart des participants à notre enquête qui ont actuellement recours à l’affacturage lorsqu’ils souhaitent céder leurs créances commerciales, le volume des transactions allant de 700 millions à 1 milliard de dollars, soit environ 800 millions d’euros.

Comment les entreprises peuvent-elles assurer la réussite à long-terme de leur stratégie de gestion de fonds de roulement ? Et pourquoi est-ce si important ?

Une stratégie d’optimisation des besoins en fonds de roulement performante doit s’inscrire dans la durée et ne doit pas se limiter à un exercice ponctuel. Elle doit faire partie intégrante des processus, politiques et comportements à l’œuvre au sein de l’entreprise et s’accompagner d’améliorations opérationnelles et structurelles nécessaires si l’entreprise souhaite maintenir ou améliorer ses performances. Dans le cas contraire, tout progrès réalisé pourrait être facilement réduit à néant une fois que la pression initiale s’est atténuée. La mise en œuvre d’une stratégie de gestion du fonds de roulement nécessite également une approche holistique en ce qu’elle touche à différents aspects de l’entreprise, que ce soit ses ventes, ce qui a trait à la gestion de ses finances et à sa politique d’achats ou ses dépenses informatiques, ces différentes activités ayant toutes en commun de pouvoir impacter le fonds de roulement d’une entreprise.

Le mot de la fin…

S’appuyant sur des technologies innovantes, les solutions en fonds de roulement, telles que les programmes SCF et TRS, aident les entreprises à automatiser leurs processus financiers, et ce faisant leur visibilité et leur efficacité opérationnelle, à réduire leurs coûts et plus important encore, à dégager des liquidités dès lors disponibles pour des investissements participant à la croissance à long-terme de l’entreprise. Bien entendu il n’existe pas de solution universelle, chaque entreprise a ses spécificités et, de ce fait, doit adopter une approche individualisée pour établir ses propres objectifs en matière de fonds de roulement et le meilleur moyen de les réaliser. Le fonds de roulement constitue toutefois une source de liquidités supplémentaires essentielle, faisant de la diversification des sources de financement non plus une option, mais un impératif si les entreprises veulent acquérir davantage de souplesse et répondre aux demandes croissantes d’une chaîne d’approvisionnement mondiale.

Matt Wreford, je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de Finyear.

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.

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Mercredi 4 Mars 2015
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