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Matinale Reverse Factoring : où en sommes-nous en France en 2014 ?


Le Reverse Factoring, qualifié de « serpent de mer » par certains, boudés par d’autres progresse en silence. Il était temps de faire un point sur la réalité du Reverse Factoring en France en 2014. Pour cela, le prestataire de service Corporate LinX et son partenaire BFR TM ont réuni des entreprises afin de présenter des retours d’expérience variés tant par leur maturité que la diversité des secteurs représentés. Cette rencontre sous le thème du témoignage concret a eu lieu au prestigieux Cercle National des Armées.




Fabien Jacquot
Fabien Jacquot
Fabien Jacquot, bonjour. Vous avez fondé Corporate LinX autour du Reverse Factoring en 2008, pouvez-vous nous dire pourquoi ?

En 2008, lors de la création de notre société, nos desseins étaient de pouvoir aider les sociétés françaises dans leur démarche de Reverse Factoring. Cette dénomination courte masque en effet une certaine complexité de mise en œuvre, quelques pièges à éviter mais également et surtout une véritable richesse à créer dans la relation fournisseurs et l’optimisation du poste fournisseurs.

Cependant, il existait peu de programmes actifs alors, citons l’exception notable de Finifac qui fait figure de pionnier dans le financement des créances des fournisseurs de Carrefour France depuis 1996 et qui demeure aujourd’hui un exemple à suivre aux vues du succès rencontré.

A partir de 2008, nous avons donc passé un certain temps d’évangélisation sur ce sujet mais certaines entreprises ont démarré des projets dès notre création. C’est le cas d’Airbus qui a aimablement accepté de témoigner sur le voyage parcouru ensemble jusqu’à aujourd’hui.

C’est d’ailleurs le point essentiel de notre offre, nous accompagnons les entreprises dès le démarrage de la réflexion sur le Reverse Factoring, et nous les aidons à le formaliser, à le mettre en œuvre et de gérer dans la durée leurs programmes aboutis. Depuis 2008, notre offre n’a fait que s’enrichir en services complémentaires.

Et en 2014, où en êtes-vous sur le Reverse Factoring ?

Nous avons contribué à lever le voile sur ce mystérieux Reverse Factoring et à transformer la perception uniquement financière de cette démarche en un service complet pour les fournisseurs. La finalité permet au Reverse Factoring de proposer bilatéraux au donneur d’ordre et ses fournisseurs. Cette démarche s’inscrit dans le long terme et de fait modifie durablement la relation donneur d’ordre – fournisseurs.

Notre proposition de services s’est donc enrichie considérablement et permet dans les phases de conception d’un programme de Reverse Factoring d’entamer une démarche achats (voire logistique sur certains aspects), comptabilité fournisseurs, finance.

Dans cette optique, nous avons lié une alliance avec BFR TM, le premier réseau de professionnels des aspects liés au BFR. Si, nous rencontrons des besoins liés par exemple au risque de double paiement fournisseurs, récupération de TVA, prévision de trésorerie, etc, nous pouvons associer un membre du réseau BFR TM pour traiter ce point particulier avec la meilleure expertise possible. Nous pouvons également nous adjoindre une de leurs ressources pour mener à bien nos travaux.

Au final, on retiendra que chaque projet est différent car deux entreprises d’un même secteur sont rarement organisées de la même manière. Le Reverse Factoring n’est en rien une commodité déclinable à l’identique à toute entreprise. Afin de démontrer la flexibilité de notre démarche, nos clients sont présents dans un grand nombre de secteurs différents.

Qu’est-ce que cet évènement du 25 septembre a pu démontrer ?

Trois grandes entreprises nous ont fait la gentillesse de venir témoigner de leur expérience sur le Reverse Factoring à savoir le Ministère de la Défense, le groupe Vivarte et Airbus.

Le Ministère de la Défense n’a pas besoin de présentation. En revanche, le groupe Vivarte recèle d’une vingtaine de marques de vétements (La Halle, Kookai, Naf Naf, etc) et chaussures (André, Minelli, Besson, etc).

Entre un ministère, une entreprise du secteur retail et un constructeur d’avions, l’éventail était large et à notre sens représentatif.

Toutes les trois ont mis l’accent sur le besoin de préparation d’un tel programme et surtout de définir les objectifs visés par un tel dispositif. Afin de bénéficier d’un retour optimal sur un programme de Reverse, il ne faut pas considérer que le projet est cantonné aux seules phases financières et techniques.

Les trois entreprises témoins ont également mis l’accent sur le besoin d’avoir un partenaire expert et souple pour les différentes phases d’une telle démarche.

Etes-vous satisfait des résultats d’un tel évènement ?

Au-delà de faire salle comble, nous étions heureux qu’un si grand nombre d’entreprises viennent nous retrouver pour ce qui n’était au départ qu’un petit déjeuner. Faute de place, nous n’avons donc pas pu recevoir toutes les entreprises qui souhaitaient être présentes.

Nous avons pour projet d’organiser un autre petit déjeuner autour du retour d’expérience d’entreprises très bientôt.

En tant que prestataire de services spécialisé, quelles sont vos prochaines étapes pour le Reverse Factoring ?

Ajouter plus de valeur ajoutée pour nos clients et leurs fournisseurs demeure un objectif permanent et nous y travaillons.

En matière d’offres de financement, nous sommes associés à des acteurs alternatifs qui peuvent proposer du financement non bancaire permettant à nos clients d’évaluer parmi une palette plus large pour le financement proposé à leurs fournisseurs.

Nous souhaitons permettre aux entreprises de taille moyenne d’accéder à ce type de dispositif avantageux. Pour ce faire, nous testons une offre adaptée pour des entreprises à partir de 50 millions d’achats annuels.

Fabien Jacquot, merci pour ce point d’étape sur la progression du Reverse Factoring en France en 2014 et à bientôt.

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.


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Mercredi 1 Octobre 2014
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