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Marges des entreprises : vers un redressement durable ?


Flash éco du vendredi 15 janvier 2016.




Le début d’année est l’occasion de s’interroger sur les marges des entreprises en France et en Europe. En présentant à chacun des lecteurs du « Flash éco » les meilleurs voeux de la rédaction pour 2016.

1. France : un net redressement des marges grâce au pétrole et aux baisses de prélèvements

A 31,2 % au T3 2015, le taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée) des sociétés non financières (SNF) était de 2 points supérieur au creux du T2 2014 et de 2 points inférieur au niveau d’avant-crise. Deux facteurs principaux permettent d’expliquer ce rebond : d’une part, la forte baisse du cours du baril de pétrole sur la période récente (les « termes de l’échange », soit le ratio prix de la valeur ajoutée/prix à la consommation, auraient contribué à hauteur de + 1,6 point) et, d’autre part, les mesures de politique publique (CICE, pacte de responsabilité et de solidarité pour + 0,9 point) à compter de 2014. Les gains de productivité ayant été plus faibles que la progression des salaires réels, l’écart entre ces deux agrégats aurait contribué de façon négative ce qui signifie que, en l’absence des facteurs qui précèdent, le taux de marge aurait poursuivi sa dégradation. Par ailleurs, le taux d’épargne (épargne/valeur ajoutée) aurait rejoint son niveau d’avant-crise, d’où un taux d’autofinancement (épargne/formation brute de capital fixe) au plus haut depuis 2007. Pour le premier semestre 2016, l’INSEE prévoit une progression de 0,4 point à la faveur de l’entrée en vigueur au 1er avril de la deuxième tranche du « pacte » (baisse de 1,8 point de la cotisation famille entre 1,6 et 3,5 SMIC).
Marges des entreprises : vers un redressement durable ?

2. Europe : des situations hétérogènes et une comparaison fragile

En Europe, l’analyse comparative du taux de marge fait apparaître une forte hétérogénéité entre les pays avec un niveau français particulièrement bas et des trajectoires divergentes depuis le début du 21e siècle : à la nette baisse constatée en Italie s’opposent une tendance clairement croissante en Espagne depuis la crise et une relative stabilité en Allemagne après une forte hausse jusqu’à la veille de la Grande récession. Ces divergences reflètent en partie les différentes modalités d’ajustement sur le marché du travail (1). Si elle présente un intérêt certain, la comparaison est très fragile : en effet, comme le rappelle un récent rapport (2), le champ des SNF n’est pas strictement identique à travers l’Europe. Ainsi, alors que ce dernier exclut explicitement les non-salariés en France, il intègre environ 1 million de non-salariés en Allemagne et 2 millions en Italie. Dans ces deux derniers cas, l’impact haussier sur le niveau du taux de marge provient de l’impossibilité de distinguer, au sein du revenu perçu par ces entrepreneurs, ce qui relève de la rémunération du travail de ce qui relève de la rémunération du capital immobilisé : en conséquence, l’ensemble du revenu (dit « mixte ») est affecté à l’EBE, ce qui majore de facto la part du capital. Selon le rapport du CNIS, 4 à 5 points d’écart sur le taux de marge entre la France et l’Allemagne seraient imputables à ce phénomène (et jusqu’à 7 points pour l’écart franco-italien) ce qui réduirait, sans pour autant l’annuler, le handicap français sur les marges (qui serait alors de - 7 points vis-à-vis de l’Allemagne et de - 4 points vis-à-vis de l’Italie).
Marges des entreprises : vers un redressement durable ?

3. Zoom : la situation financière des grands groupes français à la mi-2015

Dans une note récente, la Banque de France (BdF) a étudié la situation financière des principaux groupes français au cours du premier semestre (S1) 2015 (3). Couvrant 80 groupes industriels et commerciaux non financiers du compartiment A d’Euronext (capitalisation supérieure à 1Md€, voir liste complète dans l’étude), elle rappelle en premier lieu le mouvement d’internationalisation des grandes entreprises françaises : ainsi, entre 2009 et 2015, la part du chiffre d’affaires réalisé hors d’Europe a progressé de 8 points (+ 4 points dans les Amériques, à 17 % en 2015 et + 4 points dans le « reste du monde », à 24 %), réduisant la part de l’Europe de 67 % à 59 %. Ensuite, la croissance du CA consolidé de l’échantillon (+ 4,1 % au S1 2015 par rapport au S1 2014) masquerait deux effets de sens contraire : d’une part, une contribution positive de l’effet de change (dépréciation de l’euro, notamment par rapport au dollar) et du changement de périmètre (opération dans le secteur de l’information et de la communication) et, d’autre part, une contribution négative de la croissance organique (croissance hors acquisitions et cessions d’activité) en raison de la dégradation du secteur de l’énergie. Si, pour cette même raison, la rentabilité globale s’est inscrite en repli (- 5,5 % sur le résultat opérationnel, - 3,3 % pour le résultat net), la trésorerie d’ensemble aurait progressé, tout comme l’endettement et les capitaux propres. Dans ce contexte, l’investissement serait reparti pour l’ensemble des secteurs hors énergie et environnement et se ferait surtout sur les capacités de production (acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles). En conclusion, la BdF juge que « en ayant recours à l’endettement, en renforçant leurs fonds propres et surtout en augmentant notablement leurs investissements, les grands groupes français semblent se préparer à une accélération de l’activité économique ».

***

Après avoir touché un point bas au deuxième trimestre 2014, le taux de marge des sociétés non financières françaises s’est nettement redressé depuis, parcourant la moitié du chemin par rapport au niveau d’avant-crise. Il s’agit là d’une évolution favorable compte tenu du contexte conjoncturel relativement peu dynamique. Elle reflète la forte baisse du prix du pétrole et les mesures en faveur des entreprises : si ces deux facteurs soutiendraient encore les marges à court terme, ils ne devraient pas suffire à parcourir « l’autre » moitié du chemin, qui nécessitera une croissance plus rapide de la productivité par rapport aux salaires réels. Si, conformément au « cycle de la productivité », une accélération de la première serait cohérente en phase de reprise, l’ajustement des seconds est fortement contraint par la situation d’inflation nulle.

(1) Ainsi, la flexibilité « externe » espagnole (réduction des effectifs) a sans doute protégé les marges des entreprises survivantes.

(2) « Coût du capital », rapport du groupe de travail du CNIS (Conseil national de l’information statistique), n°139, juillet 2015.

(3) « La situation financière des principaux groupes français au 1er semestre 2015 : une rentabilité en baisse mais une stratégie financière qui prépare l’avenir ». L. Carlino et A.-S. Lafon, Bulletin n° 202 de la Banque de France (novembre-décembre 2015).

FLASH ECO
« Analyse à caractère économique ne constituant pas une prise de position. Liste complète disponible sur www.afep.com »

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TAUX D'INTERET LEGAL & TAUX INTERBANCAIRES

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Jeudi 21 Janvier 2016
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