Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

Maintenant l’Irlande, et demain ?


Tout le monde connaît: « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit une claquette ». Depuis quelques temps c’est: « je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette »




Olivier Crottaz
Olivier Crottaz
Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)
Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?
Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.
Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?
Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé. Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les « forts » et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?
Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.
- Utilisation des retraites pour financer les déficits
- Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats
- Vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence. On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas Sarkozy. Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans. Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas Sarkozy il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire.
Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit :
« En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait « perdre » (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris ». Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

Olivier Crottaz, gérant de Crottaz Finance
www.crottaz-finance.ch

Mercredi 24 Novembre 2010
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs




Blockchain Daily News