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Les primes de contrôle demeurent significatives, y compris celles payées par les investisseurs financiers


PwC réalise pour la première fois une étude sur les primes payées lors de l’acquisition de blocs d’actions de société cotées. L’étude qui porte sur une vingtaine de pays européens et plus de 2000 transactions au cours des 10 dernières années montre que cette prime atteint en moyenne 27 % et que des différences importantes apparaissent en fonction de la nature des blocs acquis (majoritaires vs minoritaires) et de celle des investisseurs (corporate vs investisseurs financiers).




Une prime de 27 % en moyenne
La prime observée sur l’acquisition de blocs de sociétés cotées est en moyenne de 27 % à la date des rumeurs et de 17 % à la date d’annonce. On constate qu’au cours des dix dernières années, la prime moyenne est restée assez stable malgré la crise et le nombre variable de transactions.
« C’est un point important de cette étude : la crise a peu affecté le montant des primes offertes. Cela signifie que les gains attendus grâce à l’exercice d’une influence notable ou du contrôle demeurent importants et doivent toujours être en partie payés aux actionnaires minoritaires indépendamment de la conjoncture boursière.» souligne Françoise Gintrac, associé en charge de l’équipe Evaluations de PwC.

On note également que des primes beaucoup plus importantes que cette moyenne peuvent être payées puisque dans 20% des cas la prime dépasse 45%.

Une prime plus importante pour l’acquisition de blocs majoritaires
La nature du bloc acquis influence bien sûr fortement le niveau de la prime payée. La prime est ainsi croissante en fonction du pourcentage acquis. Elle atteint son maximum pour l’acquisition de blocs majoritaires. L’étude montre ainsi que la prime observée sur des blocs de moins de 10 % s’établit à 15 % à la date des rumeurs et qu’il existe une prime complémentaire de 20 % pour des transactions portant sur plus de 90 % du capital. « Cela s’explique logiquement par le fait qu’une prise de contrôle permet la mise en œuvre de synergies et que cette mise en œuvre sera facilitée et sécurisée avec une détention au-delà de 90%» explique Carine Briclot, senior manager qui a conduit l’étude.
L’étude montre d’ailleurs que les primes de contrôle les plus élevées sont payées dans le cas d’acquisitions faites par des industriels dans leur secteur d’activité.

Les acquisitions de blocs minoritaires peuvent aussi conduire à des primes significatives lorsque ces blocs permettent de passer le seuil des 95% ou d’organiser la sortie des actionnaires minoritaires.

Une prime significative même pour les transactions réalisées par des investisseurs financiers
Les investisseurs financiers paient aussi des primes de contrôle même si, a priori, ils ne bénéficient pas de synergies. Toutefois cette prime est moins élevée, en moyenne elle est inférieure de 7%. Ces primes peuvent se justifier par les perspectives d’amélioration des performances et du mode de financement que les investisseurs financiers pensent pouvoir mettre en œuvre en exerçant une influence notable ou en prenant le contrôle de sociétés cotées.

Le secteur bancaire présente des primes légèrement inférieures à la moyenne
L’étude montre que les primes de contrôle payées sont assez similaires d’un secteur à l’autre, sauf dans le secteur bancaire où elles sont en moyenne inférieures de 7%. Ce différentiel pourrait s’expliquer par le fait que lors de rapprochements et contrairement aux autres activités, les banques peuvent plus difficilement optimiser le niveau des capitaux engagés du fait de la réglementation bancaire, notamment l’exigence de fonds propres.

Méthodologie
La prime, objet de l’étude représente l’écart entre le prix offert lors d’une transaction et le cours de bourse. Elle est exprimée en % par rapport au cours de bourse.
La présente étude porte sur des transactions sur des cibles cotées dont le siège est en Europe de l’Ouest entre le 1er janvier 2000 et le 31 mai 2011. Les données sont exclusivement extraites de la base de données Zephyr.
Dans la mesure où, dans de nombreux cas il existe des rumeurs de marché préalablement à l’annonce de l’opération, le cours de bourse peut dans une certaine mesure intégrer une partie de la prime offerte au moment de l’annonce officielle de la transaction. C’est pourquoi, l’analyse a été faite à la fois à la date de la rumeur et à la date de l’annonce tel que référencées dans la base Zephyr. L’analyse à la date des rumeurs à toutefois été privilégiée.

A propos de PwC
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PwC rassemble en France 4000 personnes dans 25 bureaux.

pwc.fr

Lundi 5 Septembre 2011
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