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Les marchés en forte croissance bien placés pour résister à la tempête économique


L’émergence de nouveaux marchés en forte croissance remet en cause les équilibres traditionnels de l’économie mondiale. Selon la nouvelle enquête trimestrielle Rapid Growth Markets Forecast (RGMF) que vient de publier Ernst & Young, la croissance globale de ces marchés devrait atteindre 6,2 % cette année, soit près de quatre fois le taux de croissance réduit attendu dans la zone euro.




Au cours de ces dix dernières années, les marchés émergents ont enregistré une croissance moyenne par an de 5,8 %, soit trois fois plus que l’ensemble des économies développées. Ce rythme d’expansion soutenu devrait se poursuivre au cours de la prochaine décennie où la croissance annuelle de ces marchés devrait dépasser celle des économies développées de plus de 3,5 %. Ces prévisions supposent la maîtrise des pressions inflationnistes et la mise en place des infrastructures suffisantes pour garantir une croissance à long terme.

Cette enquête économique trimestrielle est la première à offrir une analyse des tendances macroéconomiques de 25 marchés en forte croissance, sélectionnés en fonction de leurs poids économique et démographique, de leur importance stratégique, de leur forte croissance continue.

Alain Kinsch, Country Managing Partner d’Ernst & Young Luxembourg, explique : « Les turbulences de ces trois dernières années ont mis en lumière la nécessité de disposer de prévisions économiques approfondies et de mises à jour régulières. Ernst & Young suit depuis plus de vingt ans l’économie de la zone euro et du Royaume-Uni. Je suis ravi de la création de l’enquête RGMF qui nous permet d’étendre ce périmètre d’analyse à l’échelle mondiale. »

Alain Kinsch ajoute : « Les marchés en forte croissance occupent une place de plus en plus importante en termes de poids global dans l'économie mondiale et d’influence à l’échelle internationale. Alors que les économies développées sont aux prises avec une croissance faible, les marchés en forte croissance sont bien placés pour résister à la tempête économique. » La forte croissance des marchés émergents devrait se poursuivre dans les années à venir Les 25 pays étudiés ont fortement rebondi depuis la récession mondiale. Leur PIB a enregistré une hausse moyenne de 7,3 % en 2010. C’est un taux record, comparable à celui d’avant la crise, et bien au-delà des taux enregistrés au début des années 2000. Selon l’enquête RGMF, en 2012 la croissance moyenne du PIB des 25 pays observés se situera au-dessous de 6 %. Leur réussite économique reflète les mesures mises en oeuvre pour libéraliser l’économie et ouvrir les frontières. Les exportations génèrent près de 50 % du PIB des marchés en forte croissance contre 13 % pour les États-Unis et 41 % pour la zone euro.

Un potentiel de croissance important pour les marchés émergents au cours de la prochaine décennie

Les 25 pays étudiés ont connu une croissance extrêmement rapide ces dernières années. Néanmoins, leur potentiel demeure important avec d’une part la poursuite de l’industrialisation et de l’urbanisation liée à un fort développement démographique et d’autre part à l’émergence d’une importante classe moyenne. Meilleure gestion économique, stabilité politique, taux d’épargne et d’investissement élevés et niveau d’endettement maîtrisé, tous ces éléments ont contribué à attirer les entreprises occidentales en recherche d’expansion. Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’ensemble des marchés en forte croissance sont passés de 205 milliards de dollars en 2000 à 444 milliards de dollars en 2010. Ces pays reçoivent actuellement environ la moitié des flux d’IDE dans le monde.

Alain Kinsch ajoute que « Les pays à forte croissance ont réussi à attirer des flux d’IDE important pour stimuler leur développement. Mais ces investissements ne sont plus à sens unique puisqu’ils deviennent à leur tour des investisseurs internationaux majeurs dans les économies développées, au fur et à mesure que leurs grandes entreprises rachètent des concurrents occidentaux. »

Un chemin vers la prospérité semé d’embûches

Alain Kinsch déclare : « Bien que les perspectives générales soient positives pour les marchés émergents, une chose est sûre : leur progression ne sera pas sans difficultés. Ces marchés doivent relever un certain nombre de défis pour s’assurer une croissance durable. » Parmi ces défis, la lutte contre les pressions inflationnistes liées à la surchauffe de l’économie ; l’impact des flux de capitaux sur la compétitivité de leur secteur manufacturier et la capacité à assurer des ressources (matérielles et humaines) suffisantes pour soutenir leur potentiel de croissance à long terme.

L’impact du ralentissement mondial sur les marchés émergents

Les faibles perspectives économiques des pays matures continueront inévitablement à peser sur la croissance des économies émergentes en 2012 même si leur dépendance des échanges commerciaux avec les pays développés s’est réduite depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, les exportations des marchés émergents vers les économies matures représentent encore 15 % environ de leur PIB.

Alain Kinsch ajoute : « Même si les marchés émergents sont loin d’être découplés des risques économiques mondiaux, ils sont toutefois bien placés pour relever ces défis. »

En cas d’une hypothèse une récession prolongée et une stagnation de la croissance aux États-Unis en 2012 et 2013, l’enquête RGMF estime que la croissance du PIB des 25 pays observés sera de 3,2 % en 2013. Ceci représenterait une progression inférieure au taux de 6,8 % actuellement prévu, mais toujours supérieure à celle de la plupart des économies matures.

Au sein des marchés en forte croissance, les économies de l’Europe orientale risquent d’être particulièrement impactées en raison de leurs liens étroits avec les économies voisines. Les pays exportateurs de pétrole et de matières premières tels la Russie, le Brésil et le Chili, seraient du fait de la chute des prix et le tarissement de la demande des pays matures. En revanche, selon l’enquête RGMF la Chine et l’Inde seraient plus modérément impactées, d’une part en raison de la taille de leurs marchés intérieurs et d’autre part du fait des effets bénéfiques de la baisse des prix des produits pétroliers et des matières premières.

Alain Kinsch ajoute : « L’impact d'un tel scénario sur les marchés émergents serait amorti par les réponses politiques qui seraient probablement apportées dans la plupart de ces économies. Nous pouvons nous attendre à un retournement du resserrement monétaire mis en oeuvre dans de nombreux pays. Une augmentation des dépenses publiques et un allègement fiscal destinés à soutenir la demande sont également envisageables. »

Les perspectives économiques mondiales restent très incertaines, en raison de la menace d’une nouvelle récession dans les économies développées et du risque de contagion de la crise financière. Cependant, les marchés en forte croissance augmentent leur propre masse économique critique et la plupart d’entre eux disposent déjà des moyens financiers leur permettant, le cas échéant, de soutenir leur croissance tout en protégeant leurs secteurs bancaires.

Alain Kinsch conclut : « Bien qu'une nouvelle détérioration de la conjoncture ne serait pas une bonne nouvelle pour les marchés en forte croissance, un tel scénario viendrait renforcer leur poids dans l’économie mondiale au détrimant de celui des économies développées.»

A propos d’Ernst & Young
Ernst & Young est l’un des leaders mondiaux de services professionnels en audit, fiscalité, transaction et services de conseil. Au quotidien, nos valeurs communes et notre engagement inébranlable pour la qualité guident nos 152.000 collaborateurs mondialement. C’est en accompagnant nos employés, nos clients et tous nos interlocuteurs dans la valorisation de leur potentiel que nous créons la différence. Ernst & Young désigne les membres d'Ernst & Young Global Limited, qui sont chacun des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société britannique à responsabilité limitée par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients. Ce communiqué de presse a été publié par Ernst & Young Luxembourg S.A., un membre de l'organisation Ernst & Young Global Limited. L’organisation Ernst & Young est divisée en 5 zones géographiques avec des bureaux appartenant à l’une des entités juridiques suivantes : Ernst & Young Americas LLC, Ernst & Young EMEIA Limited, Ernst & & Young Far East Area Limited et Ernst & & Young Young Oceania Limited. Ces entités ne fournissent pas de services aux clients. L’ensemble des communiqués de presse d’Ernst & Young sont accessibles sur le site
www.ey.com/Luxembourg

Mercredi 16 Novembre 2011
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