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Les marchés émergents continuent de mieux résister à la récession mondiale


Malgré une très nette sous-performance pendant plusieurs mois et le triste record enregistré en octobre 2008, les marchés émergents surclassent désormais les marchés développés depuis le début de l’année et semblent partis pour continuer sur leur lancée.




Au 30 avril 2009, l’indice MSCI EM Standard Index avait gagné 17,9%, contre une baisse de 1,8% pour l’indice MSCI World Standard Index. En janvier, le Fonds Monétaire International estimait que la croissance des économies émergentes dépasserait les 3% cette année, contre une contraction de 2% pour les économies développées.

Ray Prasad, gérant senior chez Batterymarch, filiale de Legg Mason, notamment du fonds Batterymarch Emerging Markets Equity Fund, décrit les raisons qui expliquent selon lui la très nette surperformance des marchés émergents.

« Les marchés émergents ont abordé la crise mondiale en bien meilleure posture que les pays développés ; leurs fondamentaux macroéconomiques sont solides, ils ont généralement corrigé leurs déséquilibres budgétaires, amélioré leur balance des paiements, allongé les maturités de leurs obligations et augmenté leurs réserves de devises. Un nombre croissant de pays disposent de fonds de stabilisation économique et/ou de fonds souverains et sont de ce fait moins vulnérables aux facteurs exogènes et mieux à même de soutenir leur croissance domestique par le biais de baisses des taux d’intérêt, de plans de relance budgétaire et d’autres mesures.

« Par ailleurs, nombre de pays émergents enregistrent une croissance économique vigoureuse, sous-tendue par l’investissement. Les secteurs public et privé continuent d’investir dans de gros projets d’infrastructure en Inde, en Chine, au Moyen-Orient et en Russie. Conjugués à l’essor de la consommation domestique, ces investissements ont permis d’amortir la contraction des exportations. »

Au plan microéconomique, Ray Prasad souligne également la solidité des fondamentaux, les sociétés apparaissant comme une source croissante d’opportunités intéressantes. « Les pays émergents bénéficient de meilleures perspectives de croissance bénéficiaire et de rentabilité que les marchés développés, y compris les Etats-Unis. En outre, nombre d’entreprises ayant entamé leur processus de désendettement après les crises de la fin des années 1990 et du début des années 2000, leurs ratios dette sur fonds propres se sont maintenus aux alentours de 55%. A titre de comparaison, dans les pays développés, les ratios dette sur fonds propres ont frôlé les 100% avant la crise du crédit et évoluent désormais entre 49% et 60%, les entreprises ayant été forcées de se désendetter. Compte tenu de la solidité des bilans et de leur faible niveau d’endettement, les entreprises des marchés émergents présentent un rendement des capitaux propres satisfaisant, ce qui les protège contre le risque de baisse. »

Batterymarch Emerging Markets Equity Fund sélectionne les titres selon un processus quantitatif de type bottom-up, basé sur les fondamentaux. Le fonds privilégie les sociétés de qualité supérieure occupant une place de premier plan dans leur secteur et faiblement valorisées. Dans le cadre de cette approche, les sociétés tournées vers la consommation domestique et le développement des infrastructures - lesquels devraient se maintenir quelle que soit l’évolution de la conjoncture mondiale - restent performantes au même titre que les valeurs de l’automobile et de la finance. Le fonds souspondère légèrement les valeurs des secteurs moins cycliques, devenues moins attractives. Outre la Chine, l’Inde et le Brésil, le gestionnaire identifie des opportunités sur de plus petits marchés tels que l’Indonésie, le Pakistan et la Turquie.

En dépit du rebond opéré depuis le début de l’année, Ray Prasad met en garde contre une hausse excessive des cours des actions, qui ne reflèterait plus les fondamentaux sous-jacents. Selon lui, une légère correction des marchés à court terme ne serait pas surprenante. « La volatilité devrait rester de mise jusqu’à ce que la reprise s’installe durablement. Toutefois, la tendance de long terme des marchés émergents est à la hausse et la correction intervenue en 2008 a été l’occasion parfaite pour les investisseurs ayant un horizon d’investissement plus ou moins lointain d’acquérir des valeurs attractives à des cours très bas, » poursuit-il.

A propos de Legg Mason
Legg Mason, Inc., basée à Baltimore (Etats-Unis), est une société de gestion de fonds internationaux dont l’encours total sous gestion s’élève à 632 Md$ au 31 mars 2009. Présente dans 180 pays, Legg Mason se classe au 10ème rang des gestionnaires d’actifs internationaux1. Ses filiales de gestion d’actifs, détenues à 100% et dont l’exploitation est indépendante, gèrent des portefeuilles d’actions etd’obligations sur les grands marchés internationaux. Ensemble, elles offrent une large gamme de styles de gestion d’actifs.

1Source : Pensions & Investments, mai 2009, classement d’après les encours sous gestion mondiaux, au 31 décembre 2008.
www.leggmason.fr

Mardi 23 Juin 2009
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