Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

Les jeunes haïssent les banques


La dernière crise financière étant derrière nous, les banquiers pourraient penser – aidés en cela par quelques sondages récents – que la confiance des consommateurs va revenir à ses niveaux d'antan. Or, en réalité, la défiance se maintient à un niveau élevé parmi les générations les plus jeunes, ce qui n'augure rien de bon pour l'avenir du secteur.




C'est d'abord dans les résultats d'une vaste enquête auprès des jeunes américains – incluse dans un rapport de recherche de Goldman Sachs – que se trouvent les premiers indices forts de l'évolution des mentalités. Ainsi, lorsque un tiers des répondants estiment qu'ils n'auront pas besoin de banque d'ici à 5 ans et quand 50% comptent sur les startups de la FinTech pour se substituer aux établissements traditionnels, il est probablement temps de sonner l'alarme au sein de ceux-ci.

Certes, les membres de cette génération tendent à associer les services bancaires aux seules transactions de la vie quotidienne, ce qui pourrait inciter à modérer les inquiétudes. Ce sont pourtant des signaux forts à prendre en compte, car ils instaurent des comportements nouveaux, par exemple à travers l'utilisation de systèmes de paiement intégrés dans lesquels la banque est invisible (à l'image d'iTunes) ou l'abandon progressif du cash, susceptible d'entraîner une désaffection massive des GABs.

Et qu'adviendra-t-il plus tard, quand ils auront besoin d'un crédit immobilier ou d'une assurance-vie ? N'ayant presque plus de relations avec une institution financière classique, ils se tourneront presque naturellement vers des fournisseurs et services alternatifs (tels que les plates-formes de crowdfunding), qu'ils connaissent déjà, puisqu'ils leur sont beaucoup plus accessibles (14% des entrepreneurs « milléniaux » ont actuellement recours à des sources de financement non conventionnelles).

Les jeunes haïssent les banques
Dans un tout autre registre, nous avons la Febelfin – fédération belge du secteur financier – qui s'inquiète de l'opinion des enfants vis-à-vis de la banque. Pourquoi ? Tout simplement parce que, pour qu'elle continue à remplir son rôle, elle aura besoin un jour de renouveler ses forces vives et qu'il lui faudra alors conquérir les éléments les plus brillants. Dans une vidéo éloquente (ci-dessous), une poignée d'écoliers sont donc invités à parler du métier de leurs rêves. Ballerine, boulanger, chanteuse, policier…

Banquier ne fait (évidemment ?) pas partie du lot. Alors, la question leur est posée directement et les masques tombent (presque au sens propre !) : l'image qu'ils se font de cette « profession » est absolument désastreuse. Leurs réactions peuvent prêter à sourire mais il est à parier que l'avis qu'ils expriment là restera gravé pour très longtemps dans leurs esprits, peut-être même jusqu'au jour où ils entreront dans la vie active et qu'ils devront choisir leur premier employeur…

Conclusion, il y a urgence à faire évoluer la perception qu'ont les consommateurs – surtout les plus jeunes – des institutions financières. Il en va de l'avenir de ces dernières car, qu'il s'agisse de leurs futurs clients ou de leurs collaborateurs de demain, les entreprises disruptives du secteur (startups et géantes montantes) ont désormais beaucoup plus d'atouts qu'elles pour les séduire.

Patrice Bernard
Fondateur du blog “C’est pas mon idée”

fr.linkedin.com/in/patricebernard





Les médias du groupe Finyear

Lisez gratuitement :

Le quotidien Finyear :
- Finyear Quotidien

La newsletter quotidienne :
- Finyear Newsletter
Recevez chaque matin par mail la newsletter Finyear, une sélection quotidienne des meilleures infos et expertises de la finance d’entreprise et de la finance d'affaires.

Les 4 lettres mensuelles digitales :
- Le Directeur Financier
- Le Trésorier
- Le Credit Manager
- Le Capital Investisseur

Le magazine bimestriel digital :
- Finyear Magazine

Un seul formulaire d'abonnement pour recevoir un avis de publication pour une ou plusieurs lettres

Jeudi 2 Avril 2015
Notez





1.Posté par Bernard Krummenacher le 04/04/2015 14:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Et alors? Ou est le problème? Le monde change et les entreprises qui le composent aussi. Si les jeunes générations ne veulent plus de ce secteur de l'économie qui leur semble, à juste titre, être la cause des crises dans lesquelles sont englués nos économies, les banques feraient mieux de s'adapter au lieu de se demander comment maintenir le status quo.
On demande bien aux employés d'une entreprise dont on délocalise l'activité à se recycler, pourquoi les banquiers ne pourraient-ils pas faire de même?

Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs