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Les investisseurs institutionnels français projettent de renforcer le poids des actions en portefeuille


- 67 % des investisseurs ont l’intention de renforcer l’exposition de leur portefeuille aux actions à horizon un an et trois ans
- Environ deux tiers des institutionnels prévoient de réviser leur allocation d’actifs au cours des six prochains mois et un tiers compte introduire à cette occasion un
plus grand nombre de thématiques d’investissement




Après avoir privilégié depuis le début de la crise financière la liquidité et les placements obligataires au sein de leurs portefeuilles, les investisseurs institutionnels français projettent désormais de renforcer le poids des placements dynamiques, selon les résultats d’une enquête menée début septembre par bfinance auprès des principaux investisseurs français.

Les dix-sept répondants au sondage (caisses de retraites, mutuelles, sociétés d’assurances, corporates…), qui totalisent plus de 52 milliards d’euros d’actifs sous gestion, témoignent d’une volonté d’alléger leur exposition à l’obligataire. Tant à horizon un an qu’à trois ans, les investisseurs institutionnels français sont 13 % en solde net à souhaiter alléger leur exposition aux produits de taux.

Les priorités sont désormais à la consolidation des positions en actions. Les intentions de renforcement sur les actions exprimées par les répondants excèdent les intentions d’allègement de 60 % à horizon un an et de 67 % à horizon trois ans. « Ces résultats constituent une surprise dans la mesure où le raccourcissement de l’horizon d’investissement des institutions de retraite complémentaire et la perspective de Solvabilité II pour les assureurs jouent plutôt en défaveur de l’investissement en actions. Ils témoignent d’un momentum favorable pour la classe d’actifs actions », explique David Laugier, Managing Director de bfinance. « Au regard du niveau actuel de valorisation des Bourses mondiales et des prévisions de dividendes des sociétés cotées, les investisseurs institutionnels montrent une préférence à arbitrer leurs placements en faveur des actions au détriment tant des obligations corporates dont les marges se sont resserrées au cours des douze derniers mois, que des placements monétaires aux rendements extrêmement faibles », ajoute-t-il.

Allocations d’actifs révisées
Si elles venaient à se matérialiser, ces intentions d’investissement contribueraient un peu plus à aligner la composition des portefeuilles institutionnels avec leur objectif d’allocation stratégique de long terme. Pour l’heure, la part des actions reste en moyenne en-deçà des allocations cibles, contrairement au poids des liquidités, en excès de cinq points de pourcentage. La persistance de rendements monétaires historiquement faibles pousse toutefois les investisseurs à procéder à des réallocations de portefeuille. Ils sont 53 % en solde net à vouloir alléger la part du monétaire au cours des douze prochains mois.

La nouvelle enquête annuelle de bfinance souligne la volonté des investisseurs institutionnels d’accroître la diversification de leurs portefeuilles. Environ deux tiers des répondants projettent de réviser leur allocation d’actifs au cours des six prochains mois et un tiers compte introduire un plus grand nombre de thématiques d’investissement. En marge des actions, les intentions d’investissement sur les thématiques non coeur se portent sur l’immobilier (solde net de 33 % de répondants prévoyant de renforcer cette classe d’actifs en portefeuille) et la performance absolue (+ 29 %). A plus long terme, les classes alternatives au sens large (fonds alternatifs, immobiliers, matières premières…) bénéficient de 40 % d’intentions nettes d’investissement.

Volatilité et incertitudes
La volatilité persistante des marchés et le regain d’incertitudes sur la reprise mondiale est toutefois perçue par trois répondants sur quatre comme un risque susceptible de retarder la mise en oeuvre des projets d’investissement. Parmi les autres éléments de nature à remettre en cause les projets, les répondants citent les tensions de la dette des Etats périphériques de la zone euro, ainsi que la nouvelle réglementation prudentielle du secteur des assurances Solvabilité II.

bfinance

Lundi 11 Octobre 2010
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