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Les gestionnaires de fonds déplorent dans le monde entier la perte de confiance des investisseurs


Soixante pour cent des gestionnaires de fonds dans le monde estiment avoir perdu la confiance des investisseurs suite à la crise des subprimes. En effet, l'intérêt des investisseurs pour les produits de placement complexes est nettement moins prononcé que celui des gestionnaires de fonds qui opèrent en leur nom. Ainsi, environ la moitié des gestionnaires de fonds investissent dans le private equity et les titres adossés à des actifs (asset-backed securities) et plus d'un tiers dans les «collateralized debt obligations» (CDO).




La majorité des gestionnaires de fonds sont convaincus que le volume des instruments de placement complexes, à l'exception des CDO, devrait même augmenter durant les deux prochaines années. Par contre, 70 pour cent des investisseurs reconnaissent que la crise du crédit a contribué à affaiblir leur intérêt pour les produits complexes.

Un gestionnaire sur cinq ayant investi dans des instruments financiers complexes admet que sa société ne dispose pas de spécialistes suffisamment expérimentés pour ce genre de produits. Et près de la moitié (40 pour cent) admettent avoir déjà investi dans des produits financiers sans recourir à des instruments d'évaluation des risques appropriés.

Selon Markus Schunk, Associé, Head Asset Management, Audit Financial Services chez KPMG Suisse, "cette image critique diffusée par le secteur de la gestion de fonds ne s'applique pas intégralement à la Suisse. La part des produits complexes dans les fonds suisses représente en moyenne moins de cinq pour cent. Ceci n'exclut néanmoins pas que certains investisseurs aient acquis une part étonnamment élevée de produits complexes sans tenir compte des conséquences que peuvent entraîner une faible transparence des prix et une diminution potentielle des liquidités".

Les gestionnaires de fonds interrogés semblent, du reste, également conscients de cette réalité. Ainsi, environ 90 pour cent d'entre eux projettent d'allouer une partie nettement plus élevée de leur budget au contrôle des risques, à l'évaluation et à la compliance au cours des deux prochaines années.

Dans le cadre de cette étude, 333 dirigeants opérant dans le domaine de la gestion de fortune à l'échelle internationale ont été interrogés dans 57 pays. Considérée par région, l'étude fournit les résultats suivants: 31 pour cent des gestionnaires interrogés gèrent leurs affaires en Amérique du Nord, 29 pour cent en Europe occidentale, 23 pour cent dans la zone Asie-Pacifique et le reste dans les autres régions du monde. Outre les sondages, l'Economist Intelligence Unit a réalisé plusieurs interviews avec des gestionnaires de fortune, des experts en hedge fund et des experts du secteur exerçant des fonctions de dirigeant.

Vous pouvez télécharger l'étude KPMG "Beyond the credit crisis: the impact and lessons learnt for investment managers" (l'enquête en anglaise) sur :
www.kpmg.ch

Lundi 7 Juillet 2008
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