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Les entrepreneurs français ont personnellement investi 17 milliards d’euros pour sortir de la crise


L’assureur Hiscox révèle l’ampleur des sacrifices consentis par les PME en 2009 [1]




Conduite dans 4 pays européens, l’étude ADN de l’entrepreneur [2] de l’assureur Hiscox offre une analyse comparative sur l’impact de la crise pour les dirigeants de TPE/PME et leurs retours d’expérience personnels. Les 970 entrepreneurs interrogés s’expriment sur les moyens qu’ils ont mis en œuvre pour traverser cette épreuve, leurs ambitions en termes de développement et leurs craintes pour l’avenir.

Les entrepreneurs français ont fait davantage de sacrifices pendant la crise que leurs homologues européens

Les entrepreneurs français sont 27% à avoir investi une partie de leur patrimoine personnel pour faire face à la récession, soit davantage que leurs compatriotes hollandais (25%), allemands (22%) et britanniques (20%).
Ils sont également 37% à avoir réduit leur propre salaire, contre 34% au Royaume-Uni, 31% en Allemagne et 27% aux Pays-Bas.
Près d’un quart d’entre eux ont également diminué la rémunération de leur personnel d’encadrement en 2009. Sur ce dernier point, les chiffres sont respectivement de 7% pour les Pays-Bas, 8% pour l’Allemagne et 10% pour le Royaume-Uni.
Ils sont 40% à avoir travaillé davantage, en rallongeant leur temps de travail hebdomadaire de 13h30 en moyenne.

« Le fait d’investir personnellement pour la survie de leur entreprise montre la ténacité des entrepreneurs mais cela peut les mettre dans une situation difficile », constate Benjamin Barès, Responsable Partenariats, Direct et Affinitaire pour Hiscox France. « En cas de mise en cause à leur encontre, ils seront d’autant plus vulnérables qu’il ne pourront plus avoir recours à leur patrimoine pour rebondir. »

La crise a également eu un impact direct important sur leur vie personnelle

Plus de la moitié des entrepreneurs français disent avoir été beaucoup plus stressés.
48% avouent même que l’inquiétude liée à la récession a eu un impact négatif sur leur sommeil. Ils sont respectivement 20% aux Pays-Bas, 24% au Royaume-Uni et 36% en Allemagne à avoir fait le même constat.
Un tiers des répondants français confient avoir passé moins de temps avec leur famille et amis pendant cette période.
Enfin, un quart des entrepreneurs hexagonaux considère que la récession a eu un impact direct sur leur santé.

Malgré les difficultés, cette période s’est révélée formatrice pour les entrepreneurs

Près d’un tiers des entrepreneurs français confient se sentir plus forts et plus déterminés à réussir.
20% d’entre eux pensent que la récession leur a appris à travailler de manière plus efficiente.
Lorsqu’on leur demande s’ils agiraient différemment si une autre récession se produisait, 30% des répondants français affirment qu’ils feraient moins de sacrifices personnels.
Ils sont, par ailleurs, près d’un quart à dire qu’ils iraient chercher davantage de soutien et de conseils si cette situation se reproduisait.
15% d’entre eux disent qu’ils liquideraient leur entreprise en cas de nouvelle récession.

« Je n’en étais pas à ma première expérience d’entrepreneur mais il est vrai que l’année 2009 a été particulièrement difficile pour les créateurs d’entreprise », commente Franck Lefeuvre, directeur général d’Inteliscent et lauréat 2008 du Réseau Entreprendre Paris[3]. « Mais la crise ne m’a pas découragé. Au contraire, cela n’a fait que renforcer ma détermination. »

Guillaume Desnoës, co-fondateur d’Aiderdonner.com et également lauréat 2008 du Réseau Entreprendre Paris, confirme : « La crise a eu un impact positif en obligeant les entreprises à repenser leur modèle pour s’adapter. Finalement, il y a une sorte de prime à l’innovation pour les dirigeants qui ont su proposer à leurs clients et partenaires des solutions plus efficientes pendant cette période difficile. »

Les entrepreneurs français restent globalement optimistes en dépit d’un avenir incertain

43% des répondants français disent n’être pas sûrs que les sacrifices consentis en valaient la peine, notamment au regard des difficultés persistant dans leur activité.
De manière générale, les entrepreneurs français se disent confiants (à 51%) pour l’année à venir, même si 31% d’entre eux avouent ne pas savoir de quoi 2010 sera fait.
Au total, la moitié des dirigeants français affirment qu’ils vont développer leur activité en 2010, même si certains d’entre eux pensent que cela ne se fera pas avant le 2e semestre. Une attitude optimiste alors que 71% des répondants hollandais, 59% des allemands et 56% des britanniques n’envisagent pas de retour de la croissance en 2010.
Ce qui explique l’optimisme français ? La détermination. Un tiers des répondants hexagonaux considèrent que les temps difficiles sont derrière eux et disent être déterminés à assurer le succès de leur entreprise. Une position qui, là encore, tranche vis-à-vis de leurs compatriotes européens : ils ne sont que 18% en Allemagne, 13% en Grande-Bretagne et 10% aux Pays-Bas à penser de cette façon.

L’étude permet toutefois de trouver un terrain d’entente pour l’ensemble des répondants. Lorsqu’on demande aux entrepreneurs européens quelles sont leurs plus grandes craintes pour 2010, les réponses sont unanimes : ne pas être capables d’attirer suffisamment de nouveaux clients (40% des répondants) et ne pas être soutenus par le gouvernement (37%).

Face à ces résultats, Hugues Franc, directeur général du Réseau Entreprendre Paris, met en avant l’importance de la dimension d’accompagnement des entrepreneurs: « Les sollicitations d’entrepreneurs adressées au réseau ont sensiblement augmenté en 2009 et nos membres se sont beaucoup investis pour répondre à ce besoin de conseils. Cette dimension collaborative de l’entrepreneuriat est pour nous une évidence : échanger sur son expérience, c’est formateur et bénéfique pour les deux parties. Et cela prend tout son sens en temps de crise. »

Un point de vue que partage Benjamin Barès : « On réduit souvent l’assureur à un rôle de chéquier. Mais nous intervenons, avant tout, pour conseiller les dirigeants dans le choix de leur contrat d’assurance. Les entrepreneurs se croient souvent couverts pour les erreurs commises dans le cadre de leur activité via leur police multirisques professionnelle, ce qui est faux. Et les conséquences peuvent être importantes, en termes financiers comme de réputation. Un écueil qui peut être facilement évité en sollicitant en amont son assureur. »

[1] Ce calcul est effectué sur la base du nombre de PME de moins de 50 salariés (Chiffres clés des PME - Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi – DGCIS – Octobre 2009) et des résultats de l’étude ADN de l’entrepreneur Hiscox (pourcentage d’entrepreneurs français ayant investi personnellement de l’argent dans leur entreprise en 2009 et somme moyenne investie par entrepreneur)

[2] Etude conduite en février 2010 auprès de 970 entrepreneurs dans 4 pays (Allemagne, France, Pays-Bas, Royaume-Uni). Les répondants sont des dirigeants d’entreprises de moins de 50 salariés.

[3] Le Réseau Entreprendre est une association qui soutient financièrement et accompagne des projets de création et de reprise d’entreprise. Une fois sélectionnés, les lauréats bénéficient d’un suivi personnalisé de 2 ans par un chef d’entreprise membre du réseau. Le Réseau Entreprendre Paris fait partie des 52 implantations locales de l’association.

À propos d’Hiscox
Hiscox est un groupe international d’assurances spécialisées basé aux Bermudes et côté sur le London stock exchange (HSX). Le groupe Hiscox a trois principales composantes : Hiscox London Market, Hiscox UK & Europe et Hiscox International. Hiscox London Market souscrit principalement des risques internationaux, généralement importants et complexes qui nécessitent d’être partagés par plusieurs assureurs ou qui requièrent les licences internationales de Lloyd’s. Hiscox UK & Europe offrent une large gamme de produits d’assurance spécialisée destinés aux professionnels ainsi qu’aux particuliers aisés. Hiscox International opère aux Bermudes, à Guernesey et aux USA. Hiscox Insurance Company Limited, Hiscox Underwriting Limited, Hiscox Europe Underwriting Limited et Hiscox Syndicates Ltd sont régulés par le Financial Services Authority.
www.hiscox.fr

Jeudi 8 Avril 2010
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