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Les effets de la crise sur les sociétés technologiques (NVCA/Deloitte)


Pour la première fois depuis 1978, aucune start up américaine financée par du capital risque ne s'est introduit à la bourse (Initial Public Offering ou IPO) au deuxième trimestre 2008 selon l'association NVCA (National Venture Capital Association). Ce mauvais résultat fait suite à un premier trimestre qui a été, lui aussi, plutôt morose avec seulement 5 IPO. Ces chiffres sont à comparer aux 43 introductions en bourse au premier semestre 2007. Le mot de crise ne semble pas trop fort pour caractériser la situation.




Le fonctionnement de l'écosystème est bien rodé depuis plusieurs décennies. Les sociétés de capital risque apportent un financement aux startups en plusieurs étapes (amorçage, premier tour de table, second tour...) jusqu'à ce que ces dernières se fassent manger par des plus gros poissons où qu'elles lèvent des capitaux pour poursuivre leur développement en tentant une introduction en bourse. Tel le cycle désormais naturel dans lequel s'inscrivent les sociétés de technologies. Selon la NVCA, sur les 35 dernières années, les capitaux risqueurs ont investi quelque 440 milliards de dollars dans plus de 57 000 sociétés. Sur cette même période, un emploi a été créé aux Etats-Unis pour 25 000 dollars d'investissement. Toujours selon la NVCA, les sociétés qui ont été soutenues par le capital risque et se sont ensuite introduits en bourse auraient créé plus de 10 millions d'emplois et génèreraient 18 % du PIB américain.

La faiblesse générale des marchés financiers actuelle a donc freiné les startups dans leur tentative d'IPO. Certains analystes expliquent que les sociétés de capital se tournent de plus en plus vers d'autres secteurs comme le clean tech ou les énergies alternatives qui sont des activités à cycle de vie beaucoup long que les technologies de l'information. De fait, le clean tech a connu la plus forte croissance ces cinq dernières années en matière d'investissement. D'autres estiment que l'industrie n'a pas vraiment récupéré tout son dynamisme après l'explosion de la bulle Internet et cherche désespérément de nouvelles voies.

Pour sa part, la NVCA, la situation peut être caractérisée comme une crise du capital risque et l'introduction des startups à la bourse constitue un des moteurs de la création d'emploi aux Etats-Unis.

L'Association a enquêté auprès des professionnels du capital risque et réuni près de 700 réponses (on compte aux Etats-Unis quelque 800 sociétés de capital risque). 81 % des répondants ne voient d'amélioration en termes d'IPO cette année et deux tiers considèrent que la probabilité d'IPO est moins élevée qu'il y a trois ans. Les causes en sont dans l'ordre décroissant : anxiété des investisseurs (77%), crise financière et réduction des capitaux (64%) et les régulations de type Sarbanes Oxley (57%).

D'où vient l'innovation ?
En coopération avec le cabinet Deloitte LLP, la NCVA a mené une autre enquête auprès de 400 sociétés de capital dans le monde. Il en ressort que les Etats Unis sont toujours perçus comme les champions de l'innovation et du développement des technologies, mais que d'autres régions du monde se distinguent particulièrement dans certains secteurs. "Les Etats-Unis ne perdent pas de terrain, mais la globalisation de l'innovation est en marche", commente Mark Jensen, partner chez Deloitte's Venture Capital Services.

Selon les personnes interrogées, l'Europe émerge comme un pôle d'excellence dans les domaines sciences de la vie et le clean tech avec deux moteurs que sont le Royaume Uni et l'Allemagne. Le Japon et le Brésil sont également cités. Selon David Prend de Rockport Capital, l'Allemagne bénéficie d'une politique des pouvoirs publics telle qu'elle attire le secteur privé dans les technologies de production d'énergie alternative.

Le matériel médical est un autre domaine où l'Allemagne est citée en seconde position derrière les Etats-Unis, suivi par Le Royaume et Israël. Dans les domaines des télécommunications, les capitaux risques citent le Japon et dans celui des semi-conducteurs Taiwan, suivi par le Japon et la Chine. Côté logiciel, c'est l'Inde qui est citée en deuxième position derrière les Etats-Unis et loin devant le Royaume Uni et Israël.

Source :
www.itrmanager.com

Vendredi 11 Juillet 2008
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