Les Réseaux Sociaux accélérateurs de Développement Durable et RSE


Nul n’est censé ignorer les principes et enjeux du développement durable et de la RSE. Le Web offre aux citoyens internautes la bibliothèque idéale jamais imaginée ni rêvée ou espérée à aucune autre époque; elle est libre, accessible, multiculturelle, universelle, et possède tous les contenus y afférents.




Constant Calvo
Constant Calvo
Qui que l’on soit, peu importe notre niveau de connaissances préalables, quel que soit notre sujet de préoccupation ou centre d’intérêt – équité sociale, environnement ou prospérité économique – ou la thématique de notre choix – droits de l’Homme, lutte contre la pauvreté, égalité des genres, discriminations, réchauffement climatique, biodiversité, acidification des océans, risques éthiques – la bibliothèque virtuelle mondiale est à même de satisfaire notre soif de comprendre, notre désir de connaître et d’apprendre. Repères historiques, textes fondateurs, thématiques diverses, concepts, démarches, normes, certifications, outils, études, enquêtes, quiz – tout y est, tout s’y trouve, et plus encore. Le Web est un centre de ressources insondable, inépuisable, qui n’a de cesse de s’enrichir.

Comment échapper au développement durable et la RSE ? Ne cherchez pas, c’est inutile, mission impossible. Sur le net, les actualités nous inondent quotidiennement, heure par heure, minute par minute, d’informations venues des quatre coins du monde

Or, ce n’est pas sur le web que se joue véritablement l’avenir du développement durable, mais sur les réseaux sociaux et leurs alliés et partenaires naturels que sont la blogosphère et le microblogging ( Twitter terminaison nerveuse de la globalisation de l’information et de la communication). Si l’on est à la recherche d’action, de participation, d’interaction, si l’on a à cœur de mettre en œuvre le développement durable, si l’on veut apporter sa pierre à l’édifice, et aider à construire le monde de demain, il y a fort à parier que c’est sur les réseaux sociaux qu’il faut se diriger. C’est là que ça se passe.

Il règne sur les réseaux sociaux sur le sujet du développement durable une ferveur, une intensité, un dynamisme, un enthousiasme, une créativité, une implication, rarement observés ailleurs. Les réseaux sociaux sont devenus de formidables accélérateurs du développement durable. Relais et partage d’informations, débats, réflexions, échanges d’idées, mises en perspective, prises de position, mais aussi affinités électives, lien social et solidaire, engagement citoyen et responsable, comportement participatif et collaboratif, émergence d’une forme de conscience nouvelle. Les entreprises, experts, chercheurs et scientifiques, sociologues et philosophes, responsables politiques, étudiants, ONG, médias spécialisés, organisations internationales, tous y convergent.

Outre les innombrables réseaux sociaux généralistes – parmi lesquels Facebook, Linkedin ou Viadeo – au sein desquels les groupes de discussion autour des problématiques du développement durable se multiplient, de nouveaux réseaux éthiques et solidaires sont nés, ils permettent à tous ceux qui le souhaitent de devenir acteurs du développement durable.

Le bureau de l’Unitar (Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche) à New York a organisé en amont de la Conférence Internationale RIO+20 en 2012 un Atelier intitulé « Connectedness and Sustainability » (Connectivité et Développement Durable), afin de mettre en lumière le potentiel des réseaux sociaux et des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) en tant que levier capital de changement en faveur du développement durable et instrument de sensibilisation et prise de conscience de ses enjeux.

Le philosophe français Michel Serres remarque (Petite Poucette, Éd. Le Pommier) que la question de la transmission du savoir qui a hanté les générations précédentes depuis l’aube de la civilisation ne se pose plus aujourd’hui dans les mêmes termes : « De même donc que la pédagogie fut inventée (paideia) par les Grecs, au moment de l’invention et de la propagation de l’écriture ; de même qu’elle se transforma quand émergea l’imprimerie, à la Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles technologies ».

Le philosophe met ainsi l’accent, comme peut-être personne avant lui, sur un aspect essentiel et méconnu de la transformation radicale que l’avènement des TIC et l’espace temps des échanges et rencontres virtuels qu’elles produisent opère chez l’individu. L’espace temps virtuel n’a pas seulement changé nos modes d’information et de communication, et accéléré le processus de mondialisation caractérisé par la densité et la circulation des biens, des produits, et des services, il a changé notre mode d’être au monde.

Certes, Pierre Lévy un autre philosophe français (L’intelligence collective , pour une anthropologie du cyberespace, Éd. La Découverte) nous invitait déjà à ne plus penser les TIC en termes d’impact des techniques sur la société mais de projet humain; le développement exponentiel de l’intelligence collective généré par la mise en commun et la mise en réseau des productions de l’intelligence des individus connectés, et leurs interactions, s’inscrivant dans une perspective anthropologique.

Michel Serres va encore plus loin. Qu’on ne s’y méprenne pas, nous dit le philosophe, ce sont sont nos formes de pensées et nos schémas mentaux, nos modes de conceptualisation et de perception qui sont l’objet même de cette transformation induite par les TIC : « Les sciences cognitives montrent que l’usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n’excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l’usage du livre, de l’ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois. Ils ne connaissent ni n’intègrent ni ne synthétisent comme leurs ascendants. »

Notre intelligence a muté. Un nouvel être humain est né. Une nouvelle humanité ? C’est le diagnostic autant optimiste qu’inattendu que semble porter Michel Serres. Fasse qu’il soit dans le vrai. L’état critique de notre planète et de la condition humaine l’atteste : Il faudra au moins cela si l’on veut agir et éviter le pire.

A n’en pas douter, les réseaux sociaux ont trouvé dans le développement durable et la RSE l’une de leurs meilleures vocations et raisons d’être.

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Vendredi 26 Octobre 2012
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