Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

Les Nomades de la Finance : une étude d’eFinancialCareers.fr


Le secteur financier est connu pour la mobilité de ses salariés. Pour mieux comprendre ce phénomène, eFinancialCareers a mené une étude sur la mobilité, réalisée en collaboration avec Olivier Godechot, chercheur au CNRS, auteur de Working Rich et Les Traders.




Les Nomades de la Finance : une étude d’eFinancialCareers.fr
Cette étude vise avant tout à mieux comprendre ce qui motive ou non les professionnels de la finance à changer de job.

Par un hasard du calendrier, le questionnaire a été mis en ligne sur le site le 16 septembre 2008, le lendemain de la faillite de Lehman Brothers. L’enquête s’est clôturée le 7 octobre, en pleine tempête boursière…

eFinancialCareers dévoile les résultats de cette enquête à laquelle ont répondu 995 Internautes.

Effet retard ?
Il a été surprenant de constater que la crise financière n’avait eu jusque-là peu d’impact sur la mobilité. Les derniers changements d’entreprise concernent presque autant les neuf premiers mois de 2008 (21%) que l’année 2007 (28% des mobilités). Plus encore, les derniers wagons de la mobilité n’ont pas plus connu les licenciements que la moyenne. Ces résultats montrent que les professionnels français semblent préservés des vagues de licenciements qui frappent de plein fouet Wall Street, Londres et d’autres places financières.

Cependant, il faut être prudent. « L’enquête rappelle aussi les retards d’ajustement du marché du travail aux soubresauts financiers. La crise de 2001-2002 dresse ainsi un miroir inquiétant des mois prochains : 50 % des salariés ayant changé d’emploi entre janvier 2002 et juin 2003 ont connu un licenciement (contre 18% dans l’ensemble) », relève Olivier Godechot.

Bien qu’évoluant sur un marché plutôt cloisonné, plus de 70% des salariés interrogés ont changé d’emploi au moins une fois.
Crise ou pas, l’échantillon de 995 réponses, représentatif de la finance française dans sa diversité – allant du trading au contrôle de gestion, de l’asset-management à la banque privée – montre l’importance de la mobilité dans le secteur.

Rester dans la même activité est un schéma classique en finance. Dès lors, il est intéressant de noter que la majorité d’entre eux (48%) changent de société mais restent dans la même activité. Parmi les répondants, 33% recherchent une fonction différente, tandis que 15% recherchent la même.

35% recherchent par contre le changement radical : autre fonction, et autre activité et 16% recherchent la même fonction dans une activité différente.

eFinancialCareers note que certains métiers connaissent une plus forte mobilité que d’autres. C’est notamment le cas pour les métiers de la banque de financement et d’investissement. Le taux de mobilité annuel atteint 31% dans les métiers de marché « front ». Au contraire, il est seulement de 21% dans les métiers de support des activités financières traditionnelles. D’une manière générale, eFinancialCareers note d’abord que les hommes sont plus mobiles que les femmes, et que les salariés en début de carrière le sont plus que les salariés ayant plus d’ancienneté.

Les salariés de la Finance ne changent pas forcément pour des questions de salaire.
Cette étude souligne que l’intérêt du poste constitue le principal élément de motivation chez les enquêtés qui ont changé d’emploi et la rémunération perd un peu de sa centralité.

Les personnes dites « immobiles » (n’ayant pas encore changé d’emploi) invoquent 3 raisons principales qui pourraient les pousser à le faire : la première étant une meilleure rémunération (72%), suivie par les perspectives de carrière (69%) et un poste plus intéressant (61%).

En revanche, ceux qui ont déjà changé d’entreprise n’invoquent pas tout à fait les mêmes critères pour expliquer leur mobilité. Le critère d’une meilleure rémunération n’est plus que de 43%, derrière l’intérêt du poste (59%) et les perspectives de carrière (59%). Ainsi, la solidité de l’entreprise a joué un rôle important : 20% l’invoquent. Les autres raisons sont proches de celles invoquées par les « immobiles » : meilleur management, travail plus adapté aux contraintes personnelles, meilleures relations avec les collègues….

Les freins à la mobilité existent et peuvent avoir des effets psychologiques indéniables.
Les employeurs utilisent un certain nombre de tactiques pour limiter la mobilité de leurs talents. Parmi les outils les plus utilisés figurent les bonus différés, les clauses de non-compétition, et les préavis supérieurs à 3 mois. Ces freins ne sont pas des obstacles insurmontables à la mobilité, mais ils ont des effets psychologiques certains : 42 % des salariés interrogés admettent avoir réussi à les renégocier, 21% l’ont tenté sans réussir et 35% d’entre eux n’ont rien tenté.

Les bonus différés et clauses de non compétition restent les freins principaux, car ils sont les plus répandus parmi les salariés qui n’ont pas bougé : 25% y sont assujettis contre 20% pour ceux qui ont changé de société.

Les meilleurs intermédiaires pour changer ? Les cabinets de recrutement ont la cote, et les contacts personnels sont un atout indéniable !
Les cabinets de recrutement jouent un rôle important et sont impliqués dans 39% des mobilités en finance. Dans 27% des déplacements, le cabinet de recrutement joue un rôle d’initiation de la négociation en démarchant des candidats ou en les recevant. Dans 12% des cas, le cabinet de recrutement aide à conclure une transaction initiée par d’autres voies. Ils jouent un rôle particulièrement développé dans les métiers d’informatique de marché : 60% des mobilités au sein de ce secteur passent par un cabinet. C’est un intermédiaire sur le marché du travail qui est dans l’ensemble plutôt associé à des salaires et à une ancienneté plus élevés, comme le montrent les salaires perçus par ceux qui y ont eu recours (105 000 euros par an contre 81 000 pour les autres).

L’importance des cabinets ne remet pas pour autant en cause les petites annonces comme mode d’accès à l’emploi : 27% des enquêtés ont changé d’emploi en répondant à une annonce.

C’est un mode de recherche d’emploi plus particulièrement utilisé par les diplômés d’école de commerce ou de masters de l’université, les salariés qui débutent leur carrière en finance et les salariés des supports des activités financières traditionnelles. Il est pour l’entreprise une solution moins coûteuse que la chasse de têtes à la fois directement et indirectement. En effet, les salariés qui obtiennent des postes par ce mode voient leur salaire augmenter de 21% en moyenne contre 26% pour ceux qui utilisent d’autres canaux.

L’enquête révèle également l’importance des contacts personnels sur le marché du travail : 54% des enquêtés qui changent d’emploi en finance connaissaient un salarié dans les services de l’entreprise où ils ont été recrutés. Dans 22% des cas, ces connaissances ont ainsi joué un rôle majeur dans le processus de recrutement, dans 18% un rôle secondaire et seulement dans 14% des cas aucun rôle. L’importance des relations dessine un marché du travail à la fois mobile et intégré où les collègues et les relations d’affaires se suivent d’une entreprise à l’autre et se recrutent les uns les autres par interconnaissances et cooptation. Connaître des contacts est un atout pour les salariés associé à une augmentation de salaire plus importante (26% contre 23%) et à un niveau de revenu en 2008 plus élevé : 100 000 euros contre 79 000 pour ceux qui ne connaissaient personne là où ils ont été embauchés.

« Cette enquête sur la mobilité dans la Finance nous permet de mieux connaître les problématiques rencontrées par nos internautes et de continuer à leur communiquer de l’information de qualité et des conseils relatifs au marché de l’emploi en finance. L’échantillon des répondants représente bien l’audience de notre site Internet, des candidats actifs et passifs, travaillant dans divers secteurs de l’industrie, allant du trading au contrôle de gestion, de l’asset management à la banque privée », souligne Julia Lemarchand, responsable éditoriale d’efinancialcareers.fr.

Pour retrouver toute l’analyse de cette enquête mobilité : http://www.actu.efinancialcareers.fr/newsandviews_item/newsItemId-16092

A propos d’eFinancialCareers.fr
eFinancialCareers, une société du groupe Dice Holdings Inc., est le 1er site français d'offres d'emploi et de conseils en gestion de carrière dans les secteurs de la finance de marché, de la banque, de l’assurance et de l’audit.
Notre site permet aux candidats de publier leur CV en ligne et d’avoir accès à des offres qualitatives ciblant les secteurs financiers. Ils peuvent également accéder à des informations relatives au recrutement dans les secteurs de la finance, à des enquêtes sur les salaires et à des conseils en gestion de carrière. Les recruteurs peuvent mettre en ligne leurs offres en ciblant des secteurs spécifiques et accéder à notre base de données de CV en ligne.
Lancé en France en 2002, eFinancialCareers.fr gère en exclusivité les rubriques Emploi de ses partenaires : LaTribune.fr, LExpansion.com, L’Agefi.fr, La Revue-Banque.fr et FinanceFactory.fr.
eFinancialCareers est aujourd’hui présent sur 18 marchés et dans 5 langues différentes en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique.
www.eFinancialCareers.fr

Vendredi 21 Novembre 2008
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs