Les Directions fonctionnelles ont-elles encore besoin de la Direction informatique ?


Une enquête de CA Technologies révèle que les Directions informatiques sont de plus en plus challengées par les Directions fonctionnelles, nouveaux instigateurs de l’innovation dans l’entreprise. Toutefois, elles ont un important rôle à jouer dans l’orchestration de l’innovation, en s’inscrivant d’avantage dans les processus d’exécution et en justifiant la valeur ajoutée qu’elles apportent.




Les Directions fonctionnelles ont-elles encore besoin de la Direction informatique ?
- Avec la maîtrise par les Directions fonctionnelles des technologies numériques – Cloud, Big Data, réseaux sociaux – et le développement de nouvelles pratiques telles que l’Open Innovation, les départements informatiques n’ont plus la main mise sur l’innovation dans l’entreprise
- Le financement des projets innovants est désormais pris en charge majoritairement par les directions fonctionnelles (54% contre 46% par les Directions informatiques)
- En temps de crise économique, les entreprises privilégient l’action et les réalisations concrètes (l’exécution) plutôt que la réflexion
- Les entreprises innovantes disposent d’un processus formel et systématique de mesure de la réussite de leurs projets d’innovation (39% contre 17% des entreprises où l’innovation est minime)

CA Technologies dévoile aujourd’hui les résultats d’une enquête sur l’innovation. Cette étude a été confiée à IDG et réalisée en juillet 2012 auprès de 800 professionnels (Directeurs Informatiques, et Décideurs Fonctionnels) évoluant dans de grandes entreprises du monde entier. Elle offre un état des lieux précis de l’innovation dans le monde en période de crise économique. Cette étude dévoile qu’avec l’émergence des nouvelles technologies numériques et la transformation de l’utilisateur des technologies de l’information en consommateur de services, l’innovation n’est plus le pré carré des Directions informatiques. Parallèlement, elle démontre que les entreprises les plus innovantes mettent en œuvre des processus formels de mesure de la réussite de leurs projets d’innovation, ce qui traduit une volonté de structurer leur démarche d’innovation à l’heure où les budgets sont difficiles à trouver.

Maîtriser l’innovation en temps de crise

Dans un monde économique moderne caractérisé par la mondialisation et une concurrence acharnée, l’innovation est le principal vecteur de différentiation des entreprises, reposant principalement sur les technologies : aujourd’hui l’informatique dématérialisée (ou Cloud Computing) permet de délivrer une puissance de calcul illimitée, pour un coût qui n’a jamais été aussi bas. La prolifération de terminaux mobiles offre de nouveaux modes d’interaction avec les clients – directs et permanents. A travers les réseaux sociaux, les entreprises « écoutent » leurs clients afin notamment de comprendre leurs besoins et d’appréhender l’image qu’ils ont de leurs produits ou services. Enfin, les analyses issues du Big Data favorisent la création de nouveaux services et d’approches marketing personnalisés.

Parallèlement, de nouveaux modes d’innovation émergent - comme l’ « Open Innovation » qui repose sur le partage et la collaboration au-delà des frontières de l’entreprise - et offrent aux entreprises de nouveaux horizons de développement (1).

Les résultats de l’enquête de CA Technologies offrent une image précise de l’état de l’innovation dans les entreprises mondiales. Ils démontrent par exemple que si seulement une personne interrogée sur deux considère que l’innovation est un élément bien maîtrisé par son entreprise (48%), 20% la considèrent comme un élément minime voire inexistant (pour 4% elle en est même totalement absente).

Par ailleurs, les entreprises les plus innovantes considèrent que des processus et structures bien établis forment un élément critique pour capitaliser sur l’innovation : avoir une bonne idée, c’est bien, mais l’exécuter c’est mieux. Ainsi, elles appliquent l’innovation aux domaines de l’analyse et de la planification (67%), des processus et de la structure (56%), plutôt que de l’expérimentation (50%) et de l’exploration (48%). En temps de crise, les entreprises privilégient l’action et les réalisations concrètes (l’exécution) plutôt que la réflexion.

La preuve : les entreprises innovantes disposent d’un processus formel et systématique de mesure de la réussite de leurs projets d’innovation (39% contre 20% des entreprises où l’innovation est minime). En tout, 74% des entreprises innovantes mesurent la réussite de leurs projets d’innovation, contre 52% des entreprises peu innovantes. Seulement 9% des entreprises innovantes n’ont pas mis en œuvre de processus de mesure (contre 16% des entreprises peu innovantes).

Moteurs, freins et domaines d’application de l’innovation

Parmi les principaux moteurs de l’innovation, la satisfaction des clients apparait en tête des priorités des entreprises (pour 71% des entreprises où l’innovation est partie intégrante de la culture d’entreprise et pour 48% de celles où l’innovation est minime ou inexistante).

En revanche, le manque de budget et de ressources reste le principal obstacle à l’innovation. Les entreprises n’investissent pas sur de nouveaux projets, mais sur l’optimisation de l’existant : 37% du budget IT sont aujourd’hui consacrés à la délivrance de nouveaux services, contre 63% dédiés à la maintenance de l’infrastructure existante. L’une des priorités des DSI doit donc être d’identifier des moyens pour consolider, rationaliser et automatiser des processus afin d’allouer à l’innovation les ressources ainsi libérées.

Enfin, les entreprises innovantes ne craignent pas de déployer des nouvelles technologies, au contraire, elles savent comment en tirer le meilleur parti pour dégager un avantage tangible. Ainsi, l’innovation concerne le plus souvent des évolutions technologiques (46%), les services (43%) et la conception (40%) ; pour des bénéfices tangibles : amélioration de la satisfaction client, accélération des délais de mise sur le marché, conquête de nouveaux marchés, amélioration de la profitabilité et accroissement des parts de marché.

Conséquence sur l’organisation des entreprises et le rôle de la Direction Informatique dans l’innovation

Avec le Cloud Computing, les Directions fonctionnelles ont désormais les moyens d’innover, sans forcément faire appel aux compétences techniques de la DSI. Les départements informatiques ne sont clairement plus les seuls acteurs de l’innovation dans l’entreprise.

Selon les résultats de l’enquête de CA Technologies, si 63% des budgets informatiques sont aujourd’hui alloués à la maintenance des systèmes existants, seulement 20% sont directement imputés au financement de l’innovation. Celui-ci est désormais pris en charge majoritairement par les directions fonctionnelles (54% contre 46% par les Directions informatiques), ce qui confirme le fait que l’innovation n’est plus le domaine réservé de la DSI (ce constat rejoint l’étude de Gartner de 2011 qui dévoile que d’ici 5 ans, les Directions marketing disposeront d’un budget informatique plus important que celui de la Direction informatique). Mais s’il n’est plus le seul acteur de l’innovation, le DSI doit en devenir l’orchestrateur.

Pourtant, l’importance du rôle du département informatique est en général sous-évaluée par les hauts-dirigeants : pour 22% d’entre eux le département informatique ne joue aucun rôle dans l’innovation, 16% pensent que son rôle est minime et 11% indiquent même que la DSI forme une barrière à l’innovation.

Ces résultats rejoignent ceux d’une précédente enquête de CA Technologies, où les DSI exprimaient leurs craintes vis-à-vis du manque de culture numérique de leurs Comités de Direction, susceptible de fragiliser le développement de leur organisation. Clairement, les DSI doivent réfléchir avec leurs homologues fonctionnels aux manières de mieux collaborer.

Situation de la France face aux autres pays

Si la situation française peut apparaître problématique, la comparaison avec d’autres pays offre des constats plus rassurants. En effet, l’innovation fait l’objet de processus formels et structurés dans 19% des entreprises françaises contre 8% des entreprises aux Etats-Unis, 15% au Japon et 14% en Allemagne ; et l’innovation est largement encouragée et mise en pratique dans 49% des entreprises françaises contre 20% aux Etats-Unis, 37% au Japon et 44% en Allemagne.

Parallèlement, les français semblent plus sensibilisés aux bénéfices apportés par l’innovation dans des domaines opérationnels : si 66% des entreprises françaises ont pour priorité stratégique l’anticipation des besoins des clients, contre 49% des britanniques, 46% des allemandes, 39% des américaines et 64% des japonaises, pour les françaises, les principaux facteurs de développement de l’innovation sont le besoin de conserver leur avantage concurrentiel (31%) et d’attirer de nouveaux clients (29%), alors que pour les allemandes, c’est plutôt la disponibilité de nouvelles technologies suscitant une rupture (30%) et pour les américaines, l’évolution des besoins des clients (37%), qui sont à l’origine de l’innovation.

Enfin, si les DSI des pays européens et du Japon considèrent majoritairement l’innovation comme très importante, seuls ceux des Etats-Unis la considèrent comme critique (43%) pour le développement de leurs entreprises.

« Les conclusions de cette enquête offrent une image contrastée du rôle des différents acteurs de l’innovation dans l’entreprise. Si les entreprises sont conscientes de l’apport de l’innovation dans leur quête de différentiation, elles doivent encore clarifier le rôle de la Direction informatique et lui donner les moyens d’orchestrer l’ensemble des projets d’innovation de l’entreprise » déclare Jean-François Pruvot, Directeur Général de CA Technologies France. « Avec les nouvelles technologies comme le Cloud Computing qui offre plus de flexibilité et de réactivité aux utilisateurs métiers, CA Technologies considère que les Directeurs informatiques vont devenir des courtiers de services, dont la mission sera de répondre instantanément aux demandes des utilisateurs, comme il est désormais de mise à l’ère du Cloud Computing. Ils doivent pour cela s’engager dans de véritables partenariats avec les Directions fonctionnelles afin de mettre à leur disposition les outils qui propulseront leur croissance. Dans ce contexte, nous proposons aux DSI des solutions qui leur permettent d’accélérer, de transformer et de sécuriser leur environnement informatique. Cette approche baptisée Business Service Innovation permet de répondre aux principaux enjeux auxquels les DSI sont confrontés : délivrer des services plus rapidement pour les métiers, transformer leurs infrastructures pour une allocation optimale des ressources, et sécuriser les identités et les accès aux applications afin de libérer l’innovation », conclut Jean-François Pruvot.

Les Directions fonctionnelles ont-elles encore besoin de la Direction informatique ?

Méthodologie de l’étude
CA Technologies a chargé IDG de mener une étude en ligne, en juillet 2012, auprès de 800 professionnels évoluant dans des entreprises affichant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard de dollars aux Etats-Unis et supérieur à 500 M$ hors des Etats-Unis. L’échantillon était composé de décideurs informatiques (DSI, VP, etc.) et responsables métiers (Directeurs seniors, VP, …), dans une proportion équivalente dans chaque région (USA, 150 personnes interviewées ; Brésil, 75 ; UK, 100 ; Allemagne, 100 ; France, 100 ; Japon, 100 ; Singapour, 100 ; Australie, 75). Ces entreprises sont issues de tous secteurs d’activité : distribution, fabrication, transport, technologies, secteur public, pharmaceutique, santé, assurance, banque, santé, énergie, aérospatiale, etc.

(1) lecercle.lesechos.fr/economie-societe/recherche-innovation/innovation/221162783/capacite-dinnovation-lentreprise-vient-da
Pour télécharger les résultats complets de l’étude : ca.com/ii

CA Technologies

Lundi 18 Février 2013
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