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Le risque est de retour


La crise de la dette européenne touche dorénavant les investisseurs en actions. L’Europe, et plus particulièrement les marchés grecs, espagnols et portugais, sont actuellement en grande difficulté. La crainte d'une faillite de la Grèce s’est répandue comme une traînée de poudre.




Son déficit public devrait surtout poser un problème aux détenteurs d’obligations. Mais étant donné que la plupart des obligations sont entre les mains des banques européennes, il pourrait entraîner une nouvelle crise bancaire. Cependant, malgré de lourdes pertes en Europe, les conséquences sont moins graves sur le continent américain et en Asie. En outre, le déclin de l’euro signifie que les investissements étrangers ont automatiquement gagné en valeur. En conséquence, les investisseurs aux portefeuilles mondiaux diversifiés ne souffrent que peu de cette crise.

La reprise américaine maintient le cap
D’après les chiffres provisoires, l’économie américaine a enregistré une croissance de 3,2 % au premier trimestre 2010, stimulée notamment par la croissance de 3,6 % des dépenses privées. Les résultats des entreprises ont également été positifs : plus de 80 % des sociétés ont affiché des bénéfices meilleurs que prévu. Par ailleurs, la confiance des producteurs dans le secteur industriel (l’indice ISM) a gagné 60,4 points en avril, signe que l’économie a bien démarré le deuxième trimestre. Différents risques peuvent cependant compromettre cette reprise : le secteur immobilier, l’abandon des mesures de relance de la part des gouvernements et le fléchissement des banques régionales. Néanmoins, ces facteurs ne jouent pas un rôle majeur à court terme.

L’Europe en proie à la crise
Les données économiques concernant l’Europe passent actuellement au second plan car les marchés financiers concentrent toute leur attention sur les problèmes des Etats membres du sud de l’Europe. Un nouveau programme d’aide, destiné à soutenir financièrement les pays en difficulté, a vu le jour. Le montant des subventions d’urgence, qui s’élève à 720 milliards d’euros, est nettement supérieur aux prévisions du marché. Cependant, le soutien de l'Union européenne est la décision la plus surprenante que la Banque Centrale européenne ait prise. Il consiste en l’achat systématique des obligations pour réduire le coût excessif de la dette obligataire accumulée par les pays à la périphérie de la zone euro. Le fait que la Banque centrale achète des obligations au caractère suspect indique clairement que les décideurs ont pour l’instant choisi d’éviter la crise de la dette. La zone euro disposera ainsi de quelques années de plus pour tenter de maîtriser les problèmes d’endettement.

L’Australie augmente ses taux et ses taxes...
Les marchés financiers n’ont pas été surpris de la sixième hausse du taux d’intérêt (de 0,25 %), en sept réunions, par la Reserve Bank of Australia. Néanmoins, ils l’ont été par l’annonce du gouvernement qui souhaite imposer une taxe de 40 % sur les matières premières, entraînant de ce fait une forte perte pour le marché d’actions australien. Le résultat final devrait être moins grave que prévu, mais il s'agit dans tous les cas d'un signal négatif pour le marché et pour les actions exposées au secteur des matières premières. Il n’y a rien de particulier à dire ce mois-ci sur le Japon, où la situation stagne.

Les pays émergents sont prêts pour la croissance
Si la croissance sous-jacente reste au programme, les actions des marchés émergents sont désormais sous pression en raison d’une plus forte appréhension des risques. Les investisseurs cherchent des refuges sûrs. En outre, la Chine a annoncé de nouvelles mesures destinées à freiner la croissance intérieure, déclenchant ainsi de nouvelles perturbations sur le marché.

Recommandation neutre pour les obligations
Nous restons neutres sur les obligations. A court terme, nous n’observons aucun risque inflationniste et nous ne prévoyons aucune hausse de taux de la part des banques centrales. Suite à la politique de desserrement qu’elles ont adoptée, l'offre monétaire a augmenté, ce qui pourrait entraîner un redressement de l'inflation à long terme. Nous sommes néanmoins optimistes concernant les obligations d’entreprise émises par des sociétés solvables.

L’équipe de stratégistes en investissements de Robeco suit quotidiennement les évolutions sur les marchés financiers. Nos recommandations tiennent compte des chiffres macro-économiques comme le taux d’inflation, les taux d’intérêt et la croissance économique ; elles sont également Influencées par une analyse technique et des aspects fondamentaux et quantitatifs comme la Valorisation et la croissance des bénéfices. Ces recommandations contribuent à obtenir une répartition optimale des actions, des obligations et des espèces, quel que soit le profil d’investissement. Enfin, nous favorisons également les régions et les secteurs qui font partie du portefeuille d’actions.

Ronald DOESWIJK, Stratégiste chez Robeco

Mardi 8 Juin 2010
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