Le reporting intégré, un atout pour la communication financière des entreprises
24/04/2013
Les entreprises sont vivement encouragées à présenter des informations plus complètes concernant l’élaboration de leur stratégie et leur processus de prise de décisions critiques, afin de renforcer la confiance chez les investisseurs et de les préparer au mieux pour les dix années à venir. Les faits montrent qu’un modèle économique mal défini et mal expliqué a des répercussions néfastes. D’après une étude menée par PwC sur un petit groupe d’investisseurs, les évaluations de ces derniers sont influencées par le reporting d’entreprise. 80 % des investisseurs ont choisi de vendre lorsqu’ils ne disposaient pas d’informations extra-financières quantifiées ; en revanche, la plupart ont choisi d’acheter lorsqu’ils disposaient d’informations plus intégrées.
Selon une analyse de PwC réalisée dans le cadre de ses activités « Building Public Trust », la plupart (77 %) des 350 sociétés du FTSE réalisent un reporting sur leur modèle économique et un peu plus de la moitié d’entre elles fournissent des informations plus détaillées. Toutefois, seules 8 entreprises sur 100 font le lien entre leur modèle économique et leur stratégie, les risques qu’elles encourent ou d’autres domaines.
Un nombre légèrement inférieur d’entreprises européennes (54 %) mentionnent leur modèle économique alors que la plupart d’entre elles (85 %) évoquent les futures tendances de marché. Cependant, seule une entreprise sur quatre fait le lien entre ces tendances et ses choix stratégiques. Les différents acteurs qui consultent les comptes doivent donc se faire leur propre opinion sur la capacité de l’entreprise à saisir les opportunités et à faire face efficacement aux risques encourus.
Selon Philippe Kubisa, associé PwC spécialiste de communication financière, « Il apparaît de plus en plus clairement que les entreprises qui donneront une vision plus cohérente de leur activité auront un meilleur accès aux capitaux et aux ressources. Les entreprises qui utilisent les meilleures informations pour prendre des décisions éclairées sont également les plus susceptibles de développer des stratégies et des modèles économiques gagnants. »
Il ajoute : « Dans un contexte où le grand public, les investisseurs, les autorités de régulation et les hommes politiques ne cessent de reprocher aux entreprises de ne pas communiquer efficacement, l’enjeu est aussi celui de la confiance. Une vision moins cohérente ou partielle des performances et des perspectives d’une entreprise peut également entamer la confiance des acteurs. »
L’IIRC souhaite recueillir les commentaires d’un grand nombre d’acteurs du marché sur son projet de cadre international de reporting intégré.
Ce cadre a été testé au cours de sa phase de développement par le biais d’un programme pilote regroupant plus de 85 entreprises et 50 investisseurs à travers le monde. Ce programme fournit des preuves supplémentaires de l’utilité du reporting intégré, tant pour l’entreprise que pour ses parties prenantes, et notamment pour les investisseurs. D’après les résultats d’une étude menée auprès des entreprises ayant pris part au programme pilote, 95 % considèrent que le reporting intégré offre une vision plus claire du modèle économique, 93 % estiment que qu’il permet de faire tomber les cloisonnements internes et 95 % jugent qu’il aide le conseil d’administration à définir précisément les indicateurs clés de performance (KPI) de l’activité.
Selon Philippe Kubisa, « Un grand nombre d’entreprises internationales et d’investisseurs institutionnels s’associent aux efforts de l’IIRC pour établir ce cadre général. Il est possible de faire plus – et d’ailleurs, il faut sans doute faire plus. Les entreprises, les investisseurs, et tous ceux qui accordent de l’importance aux informations permettant de juger de la durabilité des modèles économiques d’entreprises, devraient au minimum faire part de leur point de vue sur le projet de cadre publié pour consultation. Le reporting intégré peut jouer un rôle essentiel dans la stabilité financière. En présentant leurs performances et leurs perspectives de manière crédible et bien structurée, les entreprises évitent que les investisseurs ne sous-évaluent leur organisation. »
Le projet de cadre peut être consulté à l’adresse suivante :
http://www.theiirc.org/consultationdraft2013/8291-2/
Source : PwC
pwc.com
