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Le plan de sauvetage des banques peut-il résoudre la raréfaction du crédit ?


Europe's 500 - Entrepreneurs for Growth, l'organisation européenne des entrepreneurs pour la croissance, recommande une combinaison de soutien aux banques et d'extension du crédit pour l'économie réelle.




Le plan de sauvetage des banques peut-il résoudre la raréfaction du crédit ?
La vitesse et la résolution avec lesquelles l'UE et les pays européens ont mis en place des mesures concertées ont provoqué un sentiment de soulagement dans le monde entier, et notamment parmi les entrepreneurs pour la croissance.

Les dégâts pour l'économie réelle ont cependant déjà été faits
En marge de ces effets positifs sur la stabilisation du système bancaire, l'effet de la raréfaction du crédit causée par la crise bancaire a déjà fait des dégâts considérables sur l'économie réelle. L'indiscutable récession provient d'une réaction en chaîne résultant du lien entre le crédit et l'économie réelle, qui peut également persister lors du rétablissement des transactions de crédit interbancaire. La raréfaction du crédit frappe toute l'industrie des biens d'équipement jusqu'aux biens de consommation durables tels que le secteur automobile, par exemple.

Il est nécessaire d'associer ces mesures à une plus grande extension du crédit
Les entrepreneurs pour la croissance recommandent donc la stricte combinaison de la mise en oeuvre prochaine des plans de stabilisation bancaire, en particulier les placements de capitaux et d'obligations, et du maintien des transactions de crédit et d'une nouvelle extension du crédit, ou selon le cas, le renouvellement des crédits existants pour l'économie réelle, et en particulier en faveur des PME. Les PME emploient environ 70 % de l'ensemble des salariés. Le premier grand déclin a déjà eu lieu et s'est traduit par la baisse radicale des nouvelles commandes dans l'industrie. La conséquence à terme en sera une réduction drastique de la production, de l'emploi, du volume d'affaires et des profits. Ce déclin économique, qui nous affectera plus particulièrement en 2009, quand les commandes actuelles de l'année en cours auront été traitées, pesera sur les sociétés devant rembourser les crédits en fonction des engagements actuels (ratios financiers), ce qui à son tour aura un effet de déclin et d'accentuation de la crise sur l'économie réelle (spirale négative), et ce même si les banques retrouvent alors une position sûre.

Le plan de sauvetage des banques, qui vient à point nommé, peut donc uniquement avoir l'effet positif désiré sur l'économie réelle si les mesures de soutien des banques sont non seulement couplées à une continuation sans restriction de l'extension du crédit pour l'économie réelle, mais aussi si les emprunteurs peuvent bénéficier en 2009 de la marge de manoeuvre nécessaire par rapports aux engagements, afin de ne pas les punir injustement pour les effets à terme de la crise bancaire. Afin d'y parvenir, plusieurs réglementations de Bâle II devront être assouplies simultanément (ou temporairement).

Une flexibilisation temporaire nécessaire pour 2009
Par exemple, les conditions d'intérêt pourraient devenir temporairement ajustables à la hausse ou à la baisse, selon les bénéfices d'exploitation. Sinon, dans un an, on entendra encore que les petites et moyennes entreprises n'ont malheureusement pas assez de capital, et on aura peut-être déjà oublié que les banques ont été sauvées pour sauvegarder l'économie réelle.

Assurance crédit
<< L'économie réelle aura besoin d'une année de patience et de temps d'adaptation pour l'absorption du déclin à terme causé par la raréfaction du crédit, ainsi que de règlementations qui doivent offrir assez de répit pour les plans actuellement élaborés à cet effet, afin d'éviter une réaction en chaîne négative à terme >>, déclare Martin Schoeller, Président d'Europe's 500, l'organisation des entrepreneurs pour la croissance.

Europe's 500 propose également de permettre aux PME d'acquérir des garanties auprès des assureurs pour les prêts d'investissement.
www.europes500.com

Jeudi 16 Octobre 2008
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