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Le mercato des banquiers bat son plein


La banque et le football ont en commun de voir leurs équipes se former et se reformer chaque hiver. Si le mercato du foot fait les gros titres de la presse sportive, celui des banques reste beaucoup plus discret. Les vedettes des « trading floors » sont peu connues du grand public … mais toute autant convoitées par leurs confrères et néanmoins concurrents. Le mercato des traders est mondial, comme les marchés. Conditions de travail, cadre de vie, rémunérations et fiscalité sont autant de paramètres que mesurent les traders en partance pour choisir leur nouveau port d’attache.




Pierre-Antoine Dusoulier
Pierre-Antoine Dusoulier
Pour autant, le mercato des traders n’est pas un jeu de chaises musicales. Seuls les meilleurs talents se voient offrir des conditions mirobolantes (30 millions de $ garantis sur 2 ans par Bank of America pour une ancienne associée de Goldman Sachs). Si certains contrats exceptionnels se négocient discrètement en Asie ou à Dubaï, la profession n’a pas totalement échappé à la crise, et certaines banques ont aussi licencié quelques traders. Les places sont donc rares…

Les menaces de JP Morgan et Goldman Sachs de quitter Londres sont peut-être sérieuses et potentiellement dommageables, mais si elles quittaient Paris, serait-ce vraiment un drame ? Il y a fort à parier que la plupart de nos traders resteront plus sensibles aux charmes de Paris qu’à des revenus potentiels loin de la rue Royale.

Mais le mercato des traders ressemble à celui des footballeurs à ceci près que les financiers peuvent changer de métier alors que l’on imagine mal un attaquant troquer son n°11 contre un protège dents pour devenir pilier de rugby. Nous assistons en effet non seulement au déménagement de certains traders vers telle ou telle place financière mais aussi à leur soudain engouement pour les hedge funds. Ils sont en effet nombreux à quitter la banque pour créer, gérer, animer des hedge funds.

Certains critiques diront qu’après avoir agité tant et plus les marchés au point de recréer des bulles spéculatives dangereuses, les traders quittent le navire vers des horizons plus sereins. En réalité, ces mouvements vers les hedge funds traduisent probablement les espoirs placés dans ces fonds et dans les effets de levier qu’ils mettent en œuvre. Les hedge funds échappent à bon nombre de réglementation, notamment sur les bonus. Ils font le pari qu’il est possible de découpler leurs résultats des marchés principaux, de l’économie en générale et de l’évolution de la bourse en particulier…un peu comme si l’on créait une équipe de foot idéale pour jouer dans un championnat sans arbitre.

Leurs résultats seront-ils au rendez-vous ?

Pierre-Antoine DUSOULIER, Président de Saxo Banque
www.saxobanque.fr

Lundi 25 Janvier 2010
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