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Le carry trade rapporte un rendement annuel de 5 %


La plus grande étude jamais réalisée sur le carry trade révèle des rendements « étonnamment élevés » mais une vulnérabilité aux « chocs de volatilité inattendus »




Le carry trade rapporte un rendement annuel de 5 %
Une nouvelle étude révèle que le carry trade (opérations de portage sur les marchés de change), système dans lequel les investisseurs empruntent en monnaies à faible rendement et investissent dans des monnaies à rendement plus élevé, rapporte des rendements excédentaires de plus de 5 % par an, même après avoir pris en compte les coûts de transaction et les récentes turbulences du marché.

Dans la plus grande étude jamais réalisée sur le carry trade, les chercheurs ont constaté que la stratégie produisait des rendements « étonnamment élevés » indépendamment de l’inclusion ou non des devises des marchés émergents.

L’étude a analysé les taux de change au comptant et les taux de change à terme d’un mois pour 48 pays par rapport au dollar US entre 1983 et 2009.

Alors que le carry trade pourrait avoir chuté ces derniers mois, cette étude est la première à exposer des preuves empiriques expliquant pourquoi une telle stratégie est rentable.

Le coauteur de l’étude, le professeur Lucio Sarno de la Cass Business School, a déclaré que les rendements élevés des devises du carry trade peuvent s’expliquer comme une « rémunération sur les risques encourus ». « Si les investisseurs sont à la fois rationnels et neutres face au risque, les variations du taux de change devraient éliminer tout gain dû à la différence de taux d’intérêt entre les pays. Mais si le contraire se vérifie : les devises à taux d’intérêt élevé tendront à prendre de la valeur alors que les faibles taux d’intérêt se déprécieront. »

« Compte tenu des marchés des changes très liquides, le démantèlement des obstacles aux flux de capitaux entre les pays et l’existence d’une spéculation monétaire internationale au cours de cette période, il est difficile de comprendre pourquoi les carry trades ont été rentables pendant si longtemps. Notre étude révèle que les rendements élevés des devises de carry trade peuvent être perçus comme une rémunération pour les risques. Nous avons constaté que des devises à taux d’intérêt élevés sont négativement corrélées aux chocs de volatilité des opérations de change à l’échelle mondiale et rapportent donc de faibles rendements en période de volatilité plus élevée que prévue, alors que les devises à faible taux d’intérêt fournissent une couverture en rapportant des rendements positifs.

« Si les investissements en devises aux taux d’intérêt plus élevés offrent de plus faibles rendements lors des « mauvaises périodes » pour les investisseurs, alors les bénéfices du carry trade constituent seulement une rémunération pour une exposition plus élevée au risque par les investisseurs. »

Selon l’étude, les carry trades dans les pays développés ont été les plus rentables dans les années 1980 et 1990. Chose intéressante, les deux récessions du début des années 1990 et 2000 n’ont pas eu d’influence significative sur les rendements. C’est seulement au cours de la dernière récession et de la crise financière que les rendements du carry trade ont chuté.

« Les carry trades sont peu performants en période de turbulences imprévues du marché, » a ajouté le professeur Sarno. Il est difficile de se prémunir contre ce risque de volatilité au moyen de techniques d’anticipation du marché car les rendements du carry trade sont sensibles aux chocs de volatilité inattendus. Cela signifie qu’il est difficile de prévoir les périodes où le carry trade chute. Nos résultats suggèrent que les investisseurs ne peuvent échapper à ces risques en investissant uniquement dans les devises des grands pays développés car c’est un phénomène général. »

Il ajoute: « Le seul autre moyen de se prémunir contre ce risque serait par le biais du trading de volatilité comme lors des turbulences du marché : alors que le carry trade subit des pertes, un position long sur la volatilité rapportera des rendements positifs. L’étude préconise des swaps de variations ou de combinaisons complexes d’options de change afin de couvrir les risques générés par la spéculation des carry trades. »

‘Carry Trades and Global Foreign Exchange Volatility’ (Les carry trades et la volatilité des taux de changes mondiaux) par Lucio Sarno de la Cass Business School, Lukas Menkhoff et Maik Schmeling de la Leibniz Universitaet Hannover et Andreas Schrimpf de la Banque des règlements internationaux.

A propos de la Cass Business School of London
La Cass Business School, qui fait partie de l’Université de Londres, propose un enseignement innovant, pertinent et tourné vers l’avenir ainsi que des formations, des conseils et de la recherche. Située en plein cœur d’un des principaux centres financiers du monde, la Cass est l’école de commerce de la municipalité londonienne.
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La Cass propose le plus large éventail de Masters Spécialisés et dispose des plus grandes facultés de finance, d’actuariat et d’assurance en Europe. La Cass se classe parmi les dix meilleures écoles de commerce du Royaume-Uni en commerce, management et recherche financière. Plus de 90% des recherches qui y sont menées produisent des résultats à la portée internationale. La Cass est un lieu d’échanges enrichissants entre étudiants, universitaires, experts professionnels, dirigeants d’entreprises et législateurs. Pour de plus amples informations rendez-vous sur www.cass.city.ac.uk

Jeudi 21 Juin 2012
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