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Le capital investissement moteur d'intégration du capitalisme européen


Le quart des opérations de buy & build réalisées par les entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement se fait au sein même de leur zone géographique




Les opérations de croissance externes réalisées par des entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement favorisent une consolidation accrue des entreprises en Europe. L’étude réalisée par Silverfleet Capital en collaboration avec Mergermarket, sur l’activité buy & build des entreprises détenues par les sociétés de capital-investissement révèle que la majorité des acquisitions (« add-ons ») concerne des opérations au sein du même pays ou dans la même zone géographique, soit 66% au troisième trimestre 2011. Près de 25% des opérations correspondent à des opérations effectuées dans une autre zone géographique en Europe, et le solde relève d’acquisitions menées par des entreprises européennes sur des cibles en dehors de l’Europe.

A l’inverse de la tendance observée au second trimestre 2011, l’activité buy & build des entreprises européennes au troisième trimestre 2011 s’est principalement concentrée sur l’Europe et les USA, alors que l’Asie et l’Amérique du Sud ont été le théâtre de peu d’opérations. Parmi les transactions recensées au cours du trimestre, on peut citer les acquisitions d’Allied Healthcare par Saga, d’American Medical Alert Corp par Tunstall, de Moonpig par Photobox, de Multisol par Brenntag, de Parquets Marty par Tarkett et du Groupe AltéAd par Kiloutou.

« Cependant, le volume global des opérations de croissance externe a diminué au troisième trimestre 2011 avec seulement 67 opérations, en retrait par rapport aux deux premiers trimestres 2011 qui ont enregistré respectivement 94 et 103 transactions.

« Commentant ces résultats, Neil MacDougall, managing partner de Silverfleet Capital, déclare: « Au cours du troisième trimestre 2011, les entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement ont réalisé moins d’opérations de croissance externe, ce qui illustre le manque de visibilité croissant sur les perspectives économiques et financières, et les conséquences disproportionnées que cette situation peut avoir sur les entreprises plus endettées.

« Malgré tout, près du quart des acquisitions réalisées par des sociétés européennes concernent des cibles opérant sur des marchés européens mais situées en dehors du marché domestique ou de la zone géographique de l’acquéreur. Notre analyse des données de l’activité de buy & build sur 10 ans montre qu’il s’agit d’un phénomène persistant, ce qui prouve que le capital investissement est un vecteur d’intégration accrue des entreprises au niveau européen. »

« Nous avons cédé European Dental Partners au début de cette année. EDP est l’aboutissement d’une stratégie de build-up dans le secteur des consommables dentaires ; cinq opérations de croissance externe en Europe Centrale et Europe de l’Est sont venues compléter la plateforme Allemande. EDP illustre bien le rôle de catalyseur que le capital-investissement peut avoir dans l’intégration accrue des entreprises au niveau européen. EDP a été repris par Lifco Dental International, leader du secteur en Europe du Nord. »

RAPPORT DETAILLE

Analyse de l’activité de Buy & Build des entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement par zone géographique

Nous avons étudié l’activité buy & build au cours du trimestre par zone géographique en Europe et l’avons comparé aux tendances historiques observées.
Pour le trimestre, nous avons recensé 44 acquisitions au sein du même pays ou dans la même zone géographique (soit 66% du total). Les autres transactions concernaient soit des sociétés présentes dans d’autres zones géographiques en Europe (16 opérations soit 24% du total) soit des acquisitions de sociétés situées en dehors d’Europe réalisées par des entreprises européennes (7 opérations soit 10% du total).

Silverfleet Capital a analysé l’évolution de ces données depuis 2001 ; le nombre d’opérations de build-up augmente à mesure que la base d’entreprises européennes détenues par des sociétés de capital-investissement se développe. Par ailleurs, les transactions entre zones géographiques différentes en Europe ont représenté une proportion stable dans le temps correspondant à 25% de toutes les opérations de build-up recensées, comme l’illustre le graphique suivant :

Le capital investissement moteur d'intégration du capitalisme européen

En revanche, comme on pouvait l’anticiper, l’analyse approfondie depuis 2001 fait apparaître des différences notables entre les différentes zones géographiques d’Europe.

Les entreprises détenues par des sociétés de capital-investissement au Royaume-Uni et en Irlande ont réalisé le plus grand nombre d’opérations (689), suivies par leurs homologues d’Europe du Nord (600). Cela étant, ces chiffres pourraient refléter un plus fort degré de maturité de ces marchés en termes de développement de l’activité de capital-investissement.

Les entreprises de la zone germanophone ont une propension plus forte à réaliser des acquisitions en dehors de l’Europe (22% de toutes les opérations de build-up réalisées), suivies par les entreprises dont le siège est situé dans un pays du Benelux (16%).

Les pays où les entreprises ont réalisé le plus d’acquisitions hors de leur zone géographique mais en Europe sont ceux de la zone Benelux (38%), l’Italie (32%) et la France (31%).

A l’inverse, le développement à l’international par acquisition est peu pratiqué en Europe du Sud-est (91% des opérations de build-up réalisées localement), Europe Centrale et Europe de l’Est (86% des opérations de build-up réalisées localement), ainsi qu’au Royaume-Uni et en Irlande (75% des opérations de build-up réalisées localement).

Volume et valeur des opérations de buy & build au troisième trimestre 2011

Le volume d’opérations de croissance externe (ou « add-ons ») a été plus faible pendant la période comparé aux deux précédents trimestres. Comme habituellement dans le cadre de notre étude, nous anticipons que ce chiffre de 67 acquisitions pourrait être supérieur à mesure que de nouvelles données seront publiées au cours des prochains mois. Néanmoins, nous pensons qu’il est peu probable que le niveau d’activité observé durant les deux premiers trimestres de cette année soit atteint, ni d’ailleurs celui constaté pendant la même période en 2010. Comme prévu, les dernières informations rendues publiques ces trois derniers mois sur l’activité “buy & build” au premier semestre 2011 nous ont permis de relever le nombre d’opérations de croissance externe de 77 à 103 pour le deuxième trimestre 2011 et de 90 à 94 pour le premier trimestre 2011.

Ces ajustements à la hausse effectués tant sur les chiffres du premier que du deuxième trimestre 2011 suggèrent que l’activité buy & build au premier semestre 2011 a été légèrement plus soutenue que ce que laissait présager l’indice M&A mid-market.

Le capital investissement moteur d'intégration du capitalisme européen

Au troisième trimestre 2011, la valeur moyenne des opérations de croissance externe pour lesquelles le montant a été communiqué s’est établi à 66 millions de livres sterling. Ce chiffre se rapproche des 67 millions de livres sterlings observés l’an passé à la même période mais reste 34% en deçà du point haut enregistré au premier trimestre 2011.

Méthodologie
Depuis 2003, Silverfleet Capital, en association avec Mergermarket, analyse les tendances de l’activité buy&build sur le marché du capital-investissement en Europe. Depuis 2010, Silverfleet Capital publie un rapport trimestriel en supplément de la revue annuelle.
Les données préparées par Mergermarket n’incluent que les opérations de croissance externe effectuées par des sociétés européennes et dont plus de 30 % du capital est détenu par un fonds d’investissement. De plus, la valeur de la transaction prise en compte doit dépasser 5 millions d’euros ou le chiffre d’affaires de la société cible 10 millions d’euros.
Compte tenu des liens culturels et linguistiques forts qui existent entre certains pays en Europe, il nous a semblé plus pertinent de construire les données par zones géographiques plutôt que par pays. Les zones géographiques que nous avons définies sont les suivantes : L’Europe du Nord, l’Europe centrale et Europe de l’Est, l’Europe du Sud-est, l’Europe germanophone, le Benelux, la péninsule ibérique, et enfin le Royaume-Uni et l’Irlande. La France et l’Italie sont également traitées individuellement. L’Europe du Sud-est comprend l’Albanie, Chypre, la Grèce, Malte et la Turquie.

A propos de Silverfleet Capital
Silverfleet Capital est un acteur européen du capital-investissement présent sur le segment du mid-market depuis plus de 25 ans. Silverfleet Capital accompagne principalement des équipes de management d’entreprises susceptibles de poursuivre des stratégies de buy & build. Silverfleet Capital a réalisé 109 opérations de croissance externe (ou add-ons) avec les sociétés de son portefeuille ces dix dernières années.
Silverfleet Capital affiche de manière constante un excellent track-record. On note parmi ses plus belles sorties: TMF, spécialisé dans les services financiers aux entreprises (6,1 fois l’investissement initial), Phadia, leader mondial dans le diagnostic des allergies (4,8 fois l’investissement initial), Histoire d’Or, chaine européenne de bijouteries (3 fois l’investissement initial), Sterigenics International Inc ou encore European Dental Partners.
Silverfleet Capital a investi dans Aesica, sous-traitant dans l’industrie pharmaceutique, en octobre 2011, Office, enseigne britannique de distribution de chaussures tendance, en décembre 2010, et Schneider, société leader de vente sur catalogue et de vente en ligne d’articles de mode, d’accessoires pour la maison et d’objets promotionnels en Allemagne, en Octobre 2010. Schneider, Office et Aesica sont respectivement les deuxième, troisième et quatrième investissements du fonds actuel, après l’acquisition en 2009 de Kalle, un des leaders mondiaux de la production de boyaux artificiels pour la charcuterie. Le fonds est désormais investi environ à hauteur de 40%.
Silverfleet Capital gère 1 milliard d’euros d’actifs et intervient depuis ses bureaux de Londres, Paris, Munich et Chicago. Ce réseau international permet à Silverfleet Capital de réaliser des investissements complexes dans des environnements multiculturels, mais également de soutenir les sociétés de son portefeuille dans leurs stratégies de développement (« buy & build ») aussi bien nationales qu’internationales.

Vendredi 2 Décembre 2011
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