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Le capital-investissement doit choisir la croissance durable (PwC)


PricewaterhouseCoopers publie la 3ème édition de son étude annuelle « Global Private Equity Report 2008 » qui analyse le marché du capital-investissement au niveau mondial. Alors que ce marché est en période de transition depuis la crise qui a débuté à l’été 2007, PricewaterhouseCoopers met l’accent sur la nécessité pour le capital-investissement de définir les bases d’une croissance durable, passée l’euphorie des années 2000. Le cabinet analyse les opportunités de différenciation offertes aux acteurs du private equity, qui constituent autant de leviers d’assainissement d’un marché qui a connu jusqu’à présent une croissance extrêmement forte.




Le capital-investissement jusqu’à l’été 2007 : l’histoire d’une course effrénée vers la performance

Un marché fluide qui a connu un essor rapide
Jusqu’à l’été 2007, les acteurs du private equity ont bénéficié d’une conjoncture propice à un rapide développement. D’une part, la disponibilité de liquidités sur le marché financier mondial facilitait l’appel à la dette et justifiait un recours fréquent aux LBO (« leveraged buy-out »). Par « effet de levier », les taux de rendement internes des investissements étaient élevés. D’autre part, la conjoncture économique mondiale était synonyme d’une hausse régulière de la valorisation des sociétés au cours du temps (« arbitrage multiple »). Enfin, les fonds de private equity n’avaient aucun mal à solliciter des fonds auprès de leurs investisseurs (« limited partners », le plus souvent des fonds de pension, des banques, des sociétés d’assurance).

Les fonds de private equity ont investi 297 milliards de dollars1 en 2007 (0,55% du PIB mondial), soit un montant supérieur de plus de 26% à celui de 2006 (235 milliards de dollars2).

De la fracture de l’été 2007 à la crise mondiale de l’automne 2008 : les incertitudes liées à la crise économique et financière
En rendant l’accès à la dette plus difficile, la crise financière qui a démarré aux Etats-Unis à l’été 2007 a signé la fin des certitudes pour le marché mondial du capital-investissement. Les CDO (« collateralized debt obligations ») représentaient 70% des liquidités pour les LBO en 2007 (contre 3% en 1999). Or la crise des subprimes a fortement affecté ces actifs risqués. Selon Tarique Shakir Khalil, associé spécialisé dans le conseil en fusions et acquisitions de PricewaterhouseCoopers Corporate Finance, « l’un des principaux moteurs du marché du private equity s’est grippé. Les banques ferment également l’accès à la dette aux sociétés qui ne disposent pas d’un historique suffisamment solide dans la relation bancaire. Enfin, les bailleurs de fonds traditionnels des fonds de private equity sont eux aussi meurtris par la crise. C’est donc l’ensemble de leur modèle de financement que doivent revoir les capital-investisseurs. »

Quelles sont les alternatives aux modes de financement classiques du private equity ?
Le paysage des fonds de capital-investissement va-t-il être bouleversé ? Lesquels sauront tirer leur épingle du jeu ?
Entre-t-on dans une nouvelle ère du private equity ?

Un marché à reconstruire après la crise : saisir les opportunités de définition d’un modèle de croissance durable

Le temps de l’innovation : accompagner au plus près les entreprises
Le capital-investissement est aujourd’hui confronté à des défis d’un genre nouveau : à la recherche mécanique de performances exceptionnelles doit se substituer la définition d’un modèle de croissance durable. En instaurant une coupure dans le mouvement de croissance exponentielle du capital-investissement, la crise crée l’opportunité d’un renouveau. Selon PwC, le « management package » (pacte d'actionnaires, rémunération et mécanisme d'incitation des managers) n’est plus suffisant pour garantir la valorisation des sociétés : les fonds de capital-investissement devront désormais investir leurs ressources pour accompagner la croissance organique et la croissance externe de l’entreprise en portefeuille. D’après Tarique Shakir Khalil, « pour relever les défis actuels, les sociétés de private equity chercheront notamment à augmenter la valeur des sociétés dans leur portefeuille par des améliorations opérationnelles et structurelles. »

La diversification sectorielle est également un atout de la rénovation du marché du capital-investissement. PwC identifie plusieurs secteurs porteurs d’avenir, aussi bien pour les fonds de private equity que pour les entreprises en portefeuille elles-mêmes, dans une stratégie de développement dont les services financiers et les infrastructures. La crise actuelle entraînera à moyen terme une redéfinition des contours du secteur financier, créant ainsi des opportunités d’investissement pour les acteurs du private equity. Le secteur des infrastructures présente quant à lui un fort potentiel de croissance, en particulier dans les pays émergents où les besoins sont considérables.

Enfin, selon Tarique Shakir Khalil, «la définition d’une stratégie dans les pays émergents dits » BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine) deviendra incontournable pour les sociétés de capital-investissement. Ces marchés en croissance doivent désormais être pris en compte par l’ensemble des entreprises mondiales, tous secteurs d’activité confondus. En ce sens, le capital-investissement peut soutenir les entreprises qui souhaitent se développer dans les pays émergents en apportant son expertise et ses bonnes pratiques sur des profils de risques différents de ceux que l’on connaît dans les pays occidentaux. »

L’assainissement du marché du private equity
D’après PwC, la période de crise actuelle sera suivie d’un mouvement de « fuite vers la qualité » chez les investisseurs, bailleurs de fonds de private equity, qui seront de plus en plus attentifs non seulement aux performances des fonds mais également à la solidité de leur modèle. Tarique Shakir Khalil commente : « En mettant à l’épreuve un marché qui a connu une croissance rapide, la crise devrait catalyser une évolution profonde du marché du private equity. Responsabilité et transparence seront désormais les mots d’ordre des capital-investisseurs. »

Il ajoute : « Nous allons assister dans les prochaines années à une diversification des stratégies de développement et de financement des entreprises. Le capital-investissement demeurera un moyen de financement performant s’il sait se transformer : l’assainissement du marché fournira alors de nouvelles voies de croissance et de développement pour les entreprises. »

À propos de l’étude « Seeking differentiation at a time of change - Global Private Equity Report 2008 »
L’étude « Seeking differentiation at a time of change » est la 3ème édition d’une analyse du marché mondial du capital-investissement réalisée annuellement par PricewaterhouseCoopers. Les résultats de l’étude sont obtenus par la consolidation de données issues d’études indépendantes d’organismes représentatifs du secteur. Les données européennes proviennent de l’EVCA Yearbook 2008 (European Private Equity and Venture Capital Association).
Le taux de conversion euro / dollar utilisé est le même chaque année, afin de gommer les effets des variations de change, à savoir : 1 € = 1,1716 US $.
L’étude est téléchargeable sur le site

À propos de PricewaterhouseCoopers Corporate Finance
PricewaterhouseCoopers (« PwC ») Corporate Finance est un conseil financier leader sur son marché, dont l’effectif comprend près de 6 000 professionnels. Au cours des 10 dernières années, PwC Corporate Finance a conseillé plus de 3 000 transactions réalisées pour un montant total approchant € 300 milliards. En France, l’équipe PwC Corporate Finance comprend plus de 100 professionnels et intervient en qualité de conseil sur des opérations de fusions & acquisitions, levée de fonds, restructuration de dette, conseil au management, évaluations, restructuration, transactions immobilières et contentieux. PwC Corporate Finance a reçu le prix de « Mid-Market Advisor of the Year » au cours des Acquisition Monthly Awards 2007.

À propos de PricewaterhouseCoopers
PricewaterhouseCoopers développe des missions d’audit, de conseil et d’expertise comptable pour des entreprises et des organisations, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Plus de 146 000 personnes travaillent en réseau dans 150 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.
En France, PwC développe cette approche avec Landwell, cabinet d'avocats membre du réseau PricewaterhouseCoopers.Constitué d’entités légalement autonomes et indépendantes, membres du réseau PricewaterhouseCoopers International Limited, PricewaterhouseCoopers rassemble en France 3 800 personnes dans 25 bureaux.

www.pwc.fr

Jeudi 6 Novembre 2008
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