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Le bel été indien des marchés


Les indices actions ont commencé à remonter avant même qu’un accord soit trouvé sur le financement des dépenses fédérales américaines. Ensuite, les investisseurs ont été encouragés par la FED, qui a reporté à nouveau sa décision de réduire ses achats d’obligations, et par les entreprises américaines qui ont publié des résultats meilleurs que prévus. Si les indices américains ont enregistré de nouveaux plus haut historiques, la hausse des actions européennes ou émergentes a été souvent plus forte, signe que les réallocations d’actifs se sont pas terminées. Après un tel parcours, une correction technique parait inévitable mais elle devrait être temporaire car les tendances favorables semblent devoir persister.




La brève fermeture des services publics américains ne contrariera pas l’amélioration des perspectives économiques. Le redressement de l’Europe, du Japon et de la Chine est également bien engagé.

En Europe, la politique reprend doucement ses droits. Si l’Allemagne attend toujours son gouvernement de coalition, le gouvernement italien s’est remis au travail après avoir obtenu la confiance de l’Assemblée. Les réformes fiscales (allègement des charges sociales, réduction de la fiscalité sur 3 ans) et économiques (stimulation de l’emploi, privatisations) sont au programme. L’Italie veut rattraper son retard sur l’Angleterre, l’Irlande, l’Espagne ou le Portugal dont les programmes de redressement portent enfin leurs fruits. Les prochaines sorties de l’Irlande et de l’Espagne du programme d’aide européen en seront la meilleure illustration. L’Europe salue également les progrès structurels de la Grèce, encore très affaiblie. Certes, le taux de chômage de tous ces pays reste très élevé mais une décrue encore fragile s’amorce. Par ailleurs, la situation française reste sous observation minutieuse de la Commission européenne, alors que le Gouvernement français accumule les maladresses.

Le Gouvernement français va-t-il bientôt s’inspirer des politiques de ses partenaires ? Ses récentes reculades semblent montrer que la pression fiscale a atteint le niveau maximum, ce qui l’obligerait à se résoudre à la baisse des dépenses publiques. Rien n’est moins sûr car la proximité des élections municipales et européennes pourrait encourager un immobilisme préjudiciable. Notre pays va-t-il encore gâcher le crédit dont il dispose et repousser indéfiniment les réformes dont il a besoin ? La situation française reste sous observation minutieuse de la Commission européenne et nous resterons très attentifs à ces évolutions.

Du côté des Banques Centrales, une démocrate, compétente et pro-croissance a été nommée à la présidence de la FED. La réduction du « quantitative easing » est différée dans l’attente d’une croissance plus autoentretenue. En Europe, les espoirs de baisse des taux qui avaient été relancés par la diminution de l’inflation, se sont concrétisés.

L’environnement global reste favorable aux actifs risqués, notamment en zone euro et dans les pays émergents dont le rattrapage technique continue.

Les réallocations vers les actions européennes, les secteurs cycliques, en retard ou sous évalués devraient se poursuivre en 2014.

Si les actions ne sont toujours pas surévaluées, leur potentiel de hausse à court terme s’est réduit. Les actions américaines, notamment, pourraient pâtir prochainement du retour des interrogations sur la politique de la FED. En Europe, les indices ont dépassé nos objectifs à court terme. Leur rebond s’est fait par la hausse des multiples de capitalisation (PER) et non par la hausse des résultats.

C’est pourquoi nous suggérons de réduire le poids des actions et nous abaissons notre opinion court terme à neutre. Nous réduisons également à neutre celle des obligations convertibles. Nous augmentons momentanément le poids des sicav monétaires. A moyen terme, nous maintenons notre préférence pour les actions en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

Nous poursuivons les réorientations sectorielles dans le cadre des réflexions engagées le mois dernier en faveur d’une recherche de titres plus cycliques ou moins valorisés. Nous avons relevé à (+) les notes court terme du secteur Assurance et les notes moyen terme des secteurs Automobiles, Services Publics et Télécommunications.

Compte tenu de notre position neutre sur les actions, nous conseillons d’attendre des replis pour renforcer les secteurs que nous surpondérons. Des positions trop importantes sur les secteurs notés (=) ou (-) doivent être allégées dans les phases de rebond des titres.

Sur les marchés obligataires, la décrue des taux longs allemands et américains s’achève. Ils devraient remonter dans les prochains trimestres vers 3% aux Etats-Unis et 2% en Allemagne. Les obligations de ces pays sont moins attractives que celles d’Europe du Sud.

Nous ajustons légèrement nos positions sur les produits de taux. Nous restons sous-pondérés sur la plupart des emprunts d’Etat sauf ceux d’Europe du Sud. Nous maintenons à neutre les obligations des pays émergents. A moyen terme, les obligations d’entreprises européennes à haut rendement et convertibles nous semblent encore attractives.

Nous maintenons notre sous pondération à moyen terme sur les matières premières et restons neutre sur les matières premières industrielles.

Achevé de rédiger le 8 novembre 2013
Par Vincent GUENZI Directeur de la Stratégie d’Investissement
CHOLET DUPONT
cholet-dupont.fr

Mercredi 13 Novembre 2013
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