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Le Marché IT : ce qui marche et ce qui ne marche plus


« Au moment de faire le bilan de l’année 2009, nous nous apercevons que si certaines entreprises du secteur IT ont connu une année noire, d’autres ont été relativement épargnées par le ralentissement du marché, et la baisse des investissements IT de certains clients.




A titre d’exemple la société que je dirige, Venedim (SSII spécialisée dans la gestion des Infrastructures) n’a connu qu’un très léger recul de son chiffre d’affaires, qui a atteint 6,2 M€ au lieu de 6,6M€. Nous avons même pu maintenir l’ensemble de nos collaborateurs.

Nous avons aussi ouvert en janvier 2009, une nouvelle entité conseil « Venedim Consulting » qui va, malgré la crise, réaliser un chiffre d’affaires estimé à 3M€ pour l’année 2010 et recruter 30 consultants dès la fin de cette année.

On peut tout de même se demander si les données ont changé depuis la crise ?
A mon sens, il s’avère que les choses se sont sensiblement modifiées dans deux secteurs, à savoir la relation clients et la relation collaborateurs.

Pendant des années, de nombreuses SSII n’apportaient pas toujours des réponses ciblées à leurs clients. L’objectif principal était d’obtenir une meilleure rentabilité économique via l’offshore. Aujourd’hui, le client souhaite davantage d’écoute dans l’évolution de ses besoins au jour le jour, ainsi qu’une souplesse commerciale que seule une relation de proximité peut permettre.
Le client a besoin d’être rassuré et en plus de cette proximité et de cette écoute, il recherche la compétence à forte valeur ajoutée que l’offshore ne peut garantir.
Il est indispensable d’être en mesure de proposer une véritable expertise à des clients dont les demandes s’avèrent être de plus en plus pointues et exigeantes. Dixit les commerciaux qui ont « réponse à tout », ces derniers doivent redevenir des spécialistes par métier.
Miser sur la compétence est un gage de sérieux et de stabilité.

La relation avec les collaborateurs est tout aussi importante, car une société de services c’est surtout de l’humain. Le collaborateur est l’ambassadeur de l’entreprise dans laquelle il travaille. C’est donc lui qui va renvoyer une image positive ou non aux différents clients.
Si le client recherche la disponibilité, il en est de même pour le collaborateur qui doit se sentir écouté et compris, surtout dans des périodes d’incertitudes et d’attente en matière d’emploi comme nous connaissons actuellement. C’est à l’entreprise et à ses dirigeants de lui apporter un sentiment de sécurité, de confiance et une qualité de vie au travail.

La survie de l’entreprise passe également par la compétence accrue du salarié.
Même si le collaborateur a à son actif un bon cursus, il est primordial de lui permettre d’améliorer son savoir faire et de lui permettre d’évoluer grâce à la formation. C’est aussi est un bon moyen d’éviter la fuite des savoirs de l’entreprise, et le turnover souvent trop fréquent dans notre secteur d’activité. Chez Venedim, nous proposons même des formations aux salariés qui sont en période d’essai. Résultat, nous arrivons à pérenniser le capital humain en incitant les salariés à rester chez nous, et la cooptation devient une des solutions les plus utilisée dans notre recrutement. Fidéliser le salarié c’est aussi fidéliser le client.

J’ai le sentiment que si les entreprises en général et les sociétés de service en particulier du marché IT, doivent proposer à leurs clients leur savoir faire, il est désormais indispensable de proposer leur savoir être et redonner ainsi toute sa noblesse au mot service. »

Oliver Frérot
Directeur Associé de VENEDIM

Mercredi 19 Mai 2010
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