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La zone euro en 2012, un véritable potentiel qui repose sur la sélection de valeurs


Malgré un environnement financier meilleur, l’éloignement d’un éclatement de la zone euro, et une stabilisation des indicateurs économiques, l’année 2012 risque d’être encore difficile mais présente des perspectives encourageantes. Cependant, la zone euro peut offrir en 2012 un véritable potentiel : les entreprises européennes présentent d’excellents fondamentaux, et certains pays et secteurs tirent leur épingle du jeu. Dans ce contexte, une stratégie de stock picking est plus que jamais de rigueur.




QUELLES SONT LES PERSPECTIVES DE CROISSANCE POUR LA ZONE EURO EN 2012 ?

L’environnement monétaire et financier de la zone euro a radicalement changé en décembre avec les décisions de la BCE d’offrir aux banques des financements à 36 mois. La banque centrale soutenait déjà directement la liquidité bancaire mais, à travers les deux LTRO (décembre et février), elle y ajoute le moyen pour les banques de la zone de faire face aux échéances de leurs émissions des dernières années. La BCEA a également pris d’autres mesures de prises en pension de nature non conventionnelles.

Avec la réduction du risque systémique, la perspective d’un credit crunch se trouve ainsi atténuée sinon totalement écartée et la crise de confiance qui a touché la zone euro depuis l’été devrait perdre de son acuité. Si la crise de la dette souveraine n’a pas disparu et si la solvabilité de certains Etats reste problématique, la menace d’un éclatement de la zone euro s’est éloignée. L’absence de solution sur la dette grecque constitue toutefois toujours une source d’incertitude majeure.

Stabilisation des indicateurs économiques en Europe
Les efforts budgétaires des pays périphériques de la zone euro vont peser sur l’activité d’ensemble en 2012. Malgré ce contexte, dans leur grande majorité (la Suisse compte parmi les rares exceptions), les indices des directeurs d’achats pour le mois de janvier traduisent une amélioration du secteur industriel. Tous n’ont pas pour autant refranchi le seuil de 50 qui sépare l’expansion de la récession et l’indice de la zone euro pour le secteur manufacturier reste en-deçà de ce niveau, tout en progressant sur le mois de janvier (de 46,9 à 48,8). De manière remarquable, cinq pays européens (mais un seul de la zone euro) retrouvent un niveau supérieur à 50 : la Suède (51,4), la Pologne (52,2), la Norvège (54,9), la Grande Bretagne (52,2) et l’Allemagne (51).

Pour le secteur des services, les chiffres sont plus irréguliers dans leur évolution mais leur niveau était généralement meilleur que ceux du secteur industriel. L’indice PMI de la zone euro progresse de 1,6 pour atteindre 50,4 et son indice composite gagne 2,1 points à 50,4, un développement rassurant pour l’activité des prochains mois.

Les indicateurs des pays les moins vulnérables de la zone euro continuent à donner des signes positifs. En Allemagne, la confiance des industriels (indice IFO) progresse et celle des consommateurs se maintient à un niveau proche de ses plus hauts récents. Les chiffres allemands de l’emploi font état de la création de 50 000 postes au mois de décembre.

L’économie mondiale continue de croître
Le FMI a récemment réduit ses estimations pour la croissance mondiale mais l’économie européenne bénéficie de ses exportations vers le reste du monde. Le reste du monde développé connaît une croissance modeste mais réelle et les pays émergents poursuivent sur un rythme modéré mais offrent toujours des marchés aux entreprises européennes, notamment en Asie. Face au recul de la demande interne, la nette amélioration des soldes commerciaux de pays comme l’Espagne, l’Italie ou l’Irlande vient atténuer la récession.

Une année 2012 médiocre mais des perspectives encourageantes
Meilleur environnement financier, stabilisation des indicateurs économiques n’ont pas mis un terme aux difficultés de l’Europe. La crise des deux dernières années a montré l’impréparation et les dysfonctionnements institutionnels de la zone euro. Seule la Banque Centrale Européenne s’est vraiment montrée à la hauteur de sa mission et de la situation.

L’impact récessionniste des programmes de réduction des déficits ne doit pas faire oublier qu’ils rendent plus crédible la construction européenne. La crise des deux dernières années a toutefois créé les conditions d’un débat de fond sur les insuffisances du fonctionnement européen et a vu s’amorcer la mise en place des institutions et les mécanismes qui manquaient. L’idée d’une meilleure cohérence budgétaire en Europe doit maintenant trouver sa réalisation concrète : elle ne le sera pas sans volonté politique.

LES ENTREPRISES EUROPEENNES PRESENTENT D’EXCELLENTS FONDAMENTAUX, ET DE BELLES OPPORTUNITES

Les perspectives médiocres de l’économie européenne ont le plus souvent affecté la perception des entreprises du continent. En réalité, celles-ci ont su mener des stratégies qui atténuent leur dépendance à l’égard de l’activité en Europe. La première de ces stratégies, de nature défensive, est d’avoir réduit leur endettement et d’avoir renforcé leurs cash-flows opérationnels aussi bien que leurs cash-flows libres. Dans de nombreux cas, les sociétés sont proches de leurs plus hauts historiques.

Surtout, les entreprises ont développé leur présence dans d’autres zones en devenant des groupes réellement globaux. En investissant directement dans la zone émergente et en y réalisant des acquisitions de sociétés, les Européens ont renforcé leur potentiel de croissance et réduit leur sensibilité à l’égard des turbulences de la zone euro. Qu’il s’agisse du secteur du luxe ou de l’agroalimentaire, les résultats récents des sociétés ont montré les effets de cette réorientation qui, dans certains cas, remonte à de nombreuses années.

CERTAINS PAYS ET SECTEURS TIRENT LEUR EPINGLE DU JEU EN CE DEBUT D’ANNEE ENCORE VOLATIL

Depuis quelques semaines, l’aversion au risque connaît chez les investisseurs une forte décrue, traduisant en grande partie les effets positifs du LTRO (Long-Term Refinancing Operation). Si on y ajoute « l’effet janvier » traditionnellement plus propice à la prise de risque, on ne doit pas être surpris de retrouver parmi les titres enregistrant les plus fortes progressions les groupes qui ont été les moins performants en 2011, de moindre qualité ou très endettés. La crainte d’un credit crunch et de ses effets destructeurs sur l’économie s’étant dissipée, ces titres suscitent de nouveau l’intérêt des investisseurs tout comme naturellement les banques qui avaient cristallisé la plupart des craintes apparues en 2011.

Sur le plan sectoriel, les secteurs financiers et cycliques (automobile, matières premières, industrie, matériaux de construction, chimie) sont ceux qui mènent le rallye de début d’année. Le marché allemand, largement représenté sur ces secteurs, est d’ailleurs le plus performant en 2012 (à l’exception du marché grec). A l’inverse, de nombreux secteurs défensifs, qui avaient pour l’essentiel bien performé en 2011 – certains parfois par défaut – marquent le pas ou pâtissent des arbitrages en faveur des secteurs semblant offrir un potentiel de rattrapage plus attractif. Ce sera d’autant plus vrai si les nouvelles macroéconomiques continuent de s’améliorer. Ainsi, les secteurs des télécoms, de la distribution, de la santé et des services publics sont en baisse ou très légèrement positifs depuis le début de l’année alors que le marché progresse d’environ 7%.

EDMOND DE ROTHSCHILD EURO CONVICTIONS : UN CONCENTRE DES MEILLEURES CONVICTIONS DE NOS QUATRE STRATEGIES ACTIONS EUROPEENNES.

Etant composé des plus fortes convictions euro de l’ensemble de l’équipe de gestion actions européennes, Edmond de Rothschild Euro Convictions bénéficie des thèmes et tendances de marché les plus porteurs et les plus à même de surperformer le marché à chaque stade du cycle économique. En effet, certaines stratégies, davantage axées sur les valeurs de rendement, performent mieux en phase de repli, celles focalisées sur les cibles d’OPA se démarquent en période de reprise, alors que les valeurs en restructuration avec un profil value captent bien les phases de retournement. Les entreprises exposées à la croissance des émergents et les histoires de croissance intrinsèque ou en situation de leadership sont quant à elles susceptibles de performer sur l’ensemble du cycle.

Aujourd’hui, les cibles d’OPA sont privilégiées. Le mouvement des fusions/acquisitions a marqué une pause en 2011, mais ne s’est pas cassé pour autant. De plus, certaines histoires « value » sont plus attractives à mesure que la perception du marché en 2012 est plus positive. Depuis quelques semaines, le thème du rendement est moins privilégié car des secteurs comme les utilities ou les télécoms paraissent plus risqués.

La gestion actions euro, une gestion récompensée
Depuis plus de deux ans, Edmond de Rothschild Asset Management gère un fonds actions euro pour le compte d’un grand client institutionnel français avec une stratégie semblable à celle de Edmond de Rothschild Euro Convictions. Ce fonds dédié affiche une performance brute de plus de 24% depuis le 3 juillet 20091, soit une surperformance brute de 15% par rapport à son indicateur de référence, le MSCI EMU (EUR) dividendes nets réinvestis, au 30 décembre 2011.

L’équipe de gestion actions européennes gère également un mandat notionnel (identique à celui géré par 16 sociétés de gestion) pour une société indépendante, l’amLeague, qui a pour objectif d’offrir aux professionnels de l’investissement une mesure objective et pleinement comparable des performances d’une gestion active. Depuis sa création, le mandat « amLeague Actions Euro Fully Invested » de Edmond de Rothschild Asset Management enregistre une performance de 2,60% avec une volatilité de 21,55%2, le classant ainsi 1er en termes de couple rendement / risque. Il est d’ailleurs le seul mandat à enregistrer une performance positive sur la période, surperformant son indicateur de référence, l’Eurostoxx DNR, de plus de 7,5%.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Forme juridique : Fonds Commun de Placement
Eligible au PEA : Oui
Date de création : 27 décembre 2011
Codes ISIN Part C : FR0011158641 / Part I : FR0011171438
Classification AMF Actions de pays de la zone Euro
Devise Euro
Frais de gestion Part C : 2,0% TTC / Part I : 1,0% TTC
Montant minimum de la souscription initiale Part C : 1 part / Part I : 500 000 €
Droits d’entrée : 4,5% maximum
Indicateur de référence MSCI EMU (EUR)
Droits de sortie Néant

(1) Performance du 03/07/2009 (date de mise en place de la stratégie correspondant à celle utilisée pour EdR Euro Convictions) au 30/12/2011. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
(2) Performance du 30 juin 2010 au 30 décembre 2011. Les performances et volatilités passées ne préjugent pas des performances et volatilités futures et ne sont pas constantes dans le temps.

A propos d’Edmond de Rothschild Asset Management
Filiale de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild, et bénéficiant de son actionnariat stable et indépendant, Edmond de Rothschild Asset Management est spécialisée dans la gestion actions, obligations convertibles et l’allocation d’actifs. Concentré sur l’analyse des valeurs, la sélection de titres et l’allocation d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management s’appuie sur un savoir-faire dont les résultats ont démontré sa capacité à délivrer de la performance dans la durée. Implantée à Paris, Hong Kong, Santiago du Chili, Francfort, Madrid et Bruxelles, la société propose ses solutions d'investissements à destination d'investisseurs institutionnels, de partenaires bancaires et d'assurances ainsi que de plates-formes de distribution à travers le monde. Au 31 décembre 2011, Edmond de Rothschild Asset Management gère 12,4 milliards d’euros au travers de mandats de gestion et de 28 fonds ouverts enregistrés à la commercialisation dans 15 pays.

A propos de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild
Branche française du Groupe Edmond de Rothschild, La Compagnie Financière Edmond de Rothschild assure depuis plusieurs années son succès grâce à une stratégie de spécialisation sur les métiers de la gestion d’actifs et de la banque privée. En matière de gestion collective, la gamme s’est significativement enrichie grâce à une stratégie soutenue d’innovation « produit ». L’ensemble des classes d’actifs est couvert : gestions action, diversifiée et convertible, gestions taux et crédit, structurée et alternative, multigestion ainsi que des fonds de private equity.

Lundi 20 Février 2012
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