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La situation en Europe pousse les sociétés de gestion à la prudence


Selon 66% des gérants, le risque spécifique va constituer le principal défi des gestions actives.




Le dernier sondage trimestriel « Investment Manager Outlook », réalisé par Russell Investments auprès des gérants d’actifs américains, montre que l'incertitude macroéconomique, due à la situation de la zone euro, continue de pénaliser sensiblement les professionnels de la gestion d'actifs. Interrogés sur les principaux défis qui se posent à eux, 66 % des gérants actifs citent le risque idiosyncratique (risque spécifique qui affecte tel ou tel titre) et 49 % les risques réglementaire et d'erreur de politique.

«Après un premier trimestre très porteur, l'inquiétude a fait son retour. Les gérants se focalisent à nouveau sur les obstacles pénalisant l'économie mondiale et les marchés, tels la crise de la dette européenne, la volatilité persistante ou le ralentissement de la croissance économique aux États-Unis» explique Dominique Dorlipo, Président de Russell Investments France. «Les gérants actifs sont capables d’identifier des entreprises avec des bilans robustes et capables de résister aux chocs ébranlant l'économie mondiale ; mais beaucoup d'entre eux craignent les mouvements de correction déclenchés par l'actualité négative d'une poignée de sociétés.»

Cette enquête montre que les gérants ont largement tempéré leur optimisme à l'égard de certaines classes d'actifs pour les 12 prochains mois, illustrant leur prudence actuelle. Les grandes valeurs de croissance américaines sont la classe d'actifs préférée (57 % sont positifs à leur égard), même si le sentiment haussier a baissé de 12 points de base depuis le sondage de mars dernier. Compte tenu des difficultés actuelles de l'Europe, l'optimisme des gérants vis-à-vis des actions des marchés développés (hors États-Unis) a également reflué de 22 points de pourcentage (à 27 %), le plus bas niveau enregistré par cette enquête depuis 2008.

La montée de l'aversion pour le risque est aussi responsable en partie du sentiment positif des gérants à l'égard des liquidités (+11 points par rapport au sondage de mars, à 17 %) et des bons du Trésor américain (+8 points par rapport au sondage de mars, à 12 %). Le sentiment haussier à l'égard des secteurs défensifs traditionnels comme la santé (58 %) et les biens de consommation de première nécessité (45 %) a augmenté de 9 et 14 points de pourcentage respectivement, tandis que le secteur technologique a beaucoup moins suscité l'optimisme des gérants lors de la dernière enquête (en baisse de 16 points depuis mars, à 65 %).

« Les résultats du sondage et nos conversations avec les gérants de portefeuille montrent très clairement que la situation en Europe a des répercussions directes sur les prévisions des gérants concernant les performances futures des marchés. Beaucoup de gérants expliquent que leur prudence est due en grande partie aux craintes suscitées par la crise de la dette européenne, mais que les entreprises de la région restent relativement solides, » poursuit Dominique Dorlipo. « Cet environnement offre des opportunités intéressantes pour les spécialistes de la gestion active. Beaucoup d'entre eux cherchent à identifier des multinationales sous-évaluées en raison de leur identité européenne, mais dont les fondamentaux sont toujours solides. De nombreuses sociétés de gestion dont les portefeuilles sont diversifiés tant sur le plan géographique que des classes d'actifs sont capables de faire fi de l'actualité de court terme des marchés et, malgré tout, de trouver des opportunités d'investissement attractives et de garder au quotidien un œil sur la volatilité. »

Les analystes de la société Russell, qui figure parmi les leaders mondiaux de la gestion multi-actifs, participent chaque année à plus de 3 000 réunions de recherche avec des gérants d'actifs du monde entier. Ces discussions précieuses offrent à Russell un éclairage unique en matière de recherche de gérants. Avec son enquête trimestrielle Investment Manager Outlook, Russell entend proposer un panorama instantané du sentiment des gérants d'actifs. Dans le cadre du dernier sondage, Russell a collecté l'avis de 166 responsables de sociétés américaines spécialisées dans la gestion actions et obligataire. Le sondage s'est déroulé entre le 24 mai et le 6 juin.

Aux États-Unis, les gérants recherchent à la fois croissance et stabilité
Compte tenu de l'instabilité des économies développées et des perspectives de croissance relativement favorables de l'économie américaine, les gérants se disent davantage intéressés par les actifs américains. Outre les grandes valeurs de croissance américaines, ils sont également optimistes à l'égard des grandes capitalisations américaines sous-évaluées (51 %) et les valeurs de croissance américaines de moyenne capitalisation (51 %).

La majorité d'entre eux (58 %) estime que l'économie américaine (en termes de croissance réelle du PIB) va continuer à évoluer à un rythme lent mais positif, proche de 2,5 % par an. 25 % anticipent une croissance inférieure à 2 %, et 10 % tablent sur une stagnation conjuguée à l'instauration d'un nouveau plan d'assouplissement quantitatif par la Réserve fédérale.

« La situation en Europe a naturellement un impact sur l'économie américaine. Russell a récemment décidé de réviser à la baisse sa prévision de croissance réelle du PIB 2012 à 2 %, contre 2,4 % précédemment. Nous pensons cependant que la première économie mondiale évitera la récession car la Réserve fédérale devrait continuer à mettre son bilan à contribution pour soutenir l'économie et éviter une stagnation. »
Malgré les inquiétudes liées à l'Europe et aux prévisions de croissance molle aux États-Unis, la très grande majorité des gérants (88 %) indiquent qu'ils comptent maintenir un positionnement neutre ou surpondéré sur les actifs risqués.

« La crise financière mondiale est encore dans l'esprit des gérants et des investisseurs. Mais n'oublions pas que tous ceux qui ont décidé de surpondérer les liquidités depuis l'éclatement de la crise ont manqué un bon point d'entrée et n'ont donc pas profité de la hausse des marchés en 2009, » précise Dominique Dorlipo. « Les marchés vont probablement rester volatils et, guidés par leurs émotions, les investisseurs vont vouloir protéger leurs avoirs en s'exposant à un « actif sans risque ». Nous estimons pour notre part que les gérants et les investisseurs ont tout intérêt à conserver une vision à long terme et à constituer un portefeuille le plus largement diversifié, avec des expositions adéquates aux différents types de risque. »
Des informations complémentaires sur l'enquête Investment Manager Outlook (notamment une vidéo et un rapport d'analyse complet des résultats), sont disponibles ici : www.russell.com/US/market_insights/Investment_Manager_Outlook/investment_manager_outlook.asp.

Russell Investments

Jeudi 19 Juillet 2012
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