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La régulation ne doit pas désavantager les banques anglaises


Alors que les banquiers de Wall Street, selon toutes probabilités, vont recevoir des bonus astronomiques, Chris Roebuck, Professeur Honoraire à Cass Business School - Londres, nous livre son commentaire et revient notamment sur l’importance du Basel Committee on Banking Supervision.




Les bonus
« Le montant des bonus de 2009 vont être sous le feu de la critique. Cependant, ceux qui engrangeront les bonus les plus importants ne sont pas nécessairement responsables du credit crunch. Un pourcentage infime de banquiers est en fait en cause. La question qui se pose actuellement est de savoir si le gouvernement anglais va rééditer la taxe de 50 % sur les bonus. Si tel est le cas, mais qu’aucun autre marché ne se le voit imposer via un accord global du G20, la City va subir des départs qu’elle ne peut tout simplement pas se permettre. Faire des affaires ici va devenir plus cher que dans les centres financiers concurrents à l’étranger.

« Il faut trouver un accord international qui réponde à 4 objectifs :
- les banques anglaises ne doivent pas être désavantagées,
- Londres ne doit pas devenir une zone de forte taxe,
- les bonus doivent être raisonnables
- nous devons œuvrer à la création d’un système financier global plus stable

C’est ce qui devrait préoccuper les banquiers en priorité et non la récente taxe d’Alistair Darling. En période électorale, alors que les politiques courent après les votes et que les banques deviennent un terrain de jeu politique, un équilibre délicat entre apaisement de la colère populaire et protection des intérêts de l’industrie des services financiers doit être trouvé. Les banquiers doivent d’un côté accepter de percevoir des primes raisonnables, et non excessives, et de l’autre la population doit accepter que si l’on souhaite que la Grande-Bretagne reste viable sur le marché global, le montant des salaires doit être conséquent. Etre basé à Londres doit rester un avantage. Les banques sont internationales, les solutions doivent l’être également. Il semblerait que les gouvernements de différents pays mettent la pression sur les banquiers, ce qui peut conduire à l’approche coordonnée dont nous avons besoin. »

Le Basel Committee on Banking Supervision
“Le Basel Committee on Banking Supervision est de première importance car ses 5 recommandations vont avoir de sérieuses implications pour les banques et la population, mais on en parle peu. Le but est de minimiser les risques d’une autre crise financière. En termes simples, les banques vont devoir obtenir de plus en plus d’actifs financiers pour contrebalancer les risques existants, car elles ne seront plus autorisées à utiliser ces actifs pour couvrir leurs risques comme auparavant mais pourront utiliser seulement quelques actifs liquides.

« Pour lever de nouveaux capitaux, les banques vont devoir trouver des milliards. Le Basel Committe pense que cette somme devrait provenir de la réduction des salaires et de la distribution des dividendes aux actionnaires. Par conséquent, les frais bancaires vont augmenter de manière significative dans certains secteurs, tandis que certaines filiales devront fermer. Les répercussions ne s’arrêtent pas là cependant. Des pertes d’emploi dans le secteur bancaire, l’augmentation du taux crédit et tout simplement des difficultés d’accès au crédit sont à prévoir. Nous nous efforçons de créer un marché financier plus stable, mais il va falloir en payer le prix. »

Par Chris Roebuck, Cass Business School

Jeudi 28 Janvier 2010
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