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La place économique suisse est appréciée dans le monde entier


Baromètre de l’attractivité de la Suisse 2014 d’EY – Mener le peloton.




La place économique suisse convainc par ses atouts exceptionnels. L’année dernière, le nombre d’investissements directs en provenance de l’étranger a augmenté de 25 %. Pour la première fois, la Suisse devance nettement l’Allemagne grâce à un niveau élevé de fidélité au site. Les opinions des investisseurs étrangers concernant la réforme de l’imposition des entreprises III sont plutôt positives.

Les résultats du Baromètre de l’attractivité de la Suisse 2014 sont positifs pour la place économique suisse : en 2013, 76 projets d’investissements directs ont été réalisés par des entreprises étrangères. Dans le classement des lieux d’investissement européens, la Suisse avance ainsi de la 14e à la 12e place, les trois premiers pays étant la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. Le nombre de projets d’investissement suisses en Europe s’est accru de 11 % en 2013, passant de 184 à 204. Dans la liste des investisseurs les plus actifs en Europe, la Suisse conserve le cinquième rang, se positionnant ainsi devant le Japon et la Chine. En comparaison par habitant au sein de l’Europe, aucun autre pays ne mène davantage de projets d’investissement à l’étranger que la Suisse.

Les rapports de force sont redistribués – la Suisse reste performante sur la niche du haut de gamme
Dans le classement mondial des régions les plus attractives, l’Europe de l’Ouest, qui a mis derrière elle la crise de la dette, retrouve son statut de pôle d’investissement privilégié : elle s’assure la première place, juste devant la Chine. Actuellement, 45 % des cadres citent l’Europe de l’Ouest parmi les trois sites les plus attractifs. « La question de savoir si l’Europe de l’Ouest pourra conserver sa position de leader dans les années à venir dépendra largement de la capacité de la zone euro à faire face aux défis que représentent le taux de chômage élevé et la menace de déflation », explique Alessandro Miolo, Partner et responsable régional Suisse alémanique chez EY.

Face à ces changements, la Suisse reste attractive en tant qu’acteur de niche de taille relativement modeste positionné sur le haut de gamme. Comme l’année dernière, 2 % des investisseurs la considèrent comme l’un des meilleurs pôles d’investissement en Europe de l’Ouest.

La Suisse convainc les investisseurs internationaux par des atouts exceptionnels tels que la stabilité et la qualité. Ainsi, parmi les critères proposés, les quinze facteurs spécifiques au site sont tous qualifiés d’attractifs. Sont surtout appréciés la qualité de vie (92 % la considèrent comme très ou assez attractive), le système politique stable et son administration fiable (92 %), la stabilité du climat social (90 %) et la stabilité du franc (89 %). « La nature et la situation géographique n’ont évidemment rien de politique. Mais il est certain que l’excellente stabilité politique et la fiabilité de l’administration ont contribué à maintenir de nombreux acquis, à commencer par la qualité du système éducatif et le niveau de qualification de la main-d’oeuvre. C’est aussi grâce à la classe politique suisse que des biens publics comme les infrastructures de transport et logistiques sont si appréciés », explique Alessandro Miolo.

Répercussions de la réforme de l’imposition des entreprises III
Un manager sur quatre (23 %) prévoit que le train de mesures proposé dans le cadre de la réforme de l’imposition des entreprises III aura des répercussions plutôt positives sur l’attrait de la place économique suisse, 41 % s’attendent à des répercussions très limitées voire nulles, et 36 % ne font aucun commentaire à ce sujet. Parmi les managers ayant exprimé leur opinion, ceux qui tablent sur des conséquences positives de la réforme sont globalement majoritaires : 16 % estiment que la Suisse restera un pays attractif, indépendamment des aspects fiscaux; 12 % voient dans les mesures envisagées la possibilité d’aborder de manière proactive les modifications prévues de la politique fiscale internationale; et 7 % supposent que la réforme pourra même renforcer l’attrait de la Suisse en tant que marché de premier plan. En ce qui concerne leur propre entreprise, seuls 10 % des sondés estiment que les mesures proposées auront des conséquences. Parmi ces 20 investisseurs au total, 50 % resteraient tout de même en Suisse. « Ces dix dernières années, la législation fiscale avantageuse de la Suisse a certainement été l’un des facteurs qui lui a permis, plus que d’autres pays, d’attirer des entreprises mobiles. Cette solide position concurrentielle – de même que la conformité aux règles fiscales internationalement reconnues de l’OCDE et de l’UE – perdureront à l’avenir », déclare Philip Robinson, Partner et responsable du conseil fiscal et juridique chez EY Suisse.

Prévisions concernant l’évolution de la place économique suisse
Dans les trois prochaines années, l’attrait de la Suisse continuera à augmenter. 36 % des personnes interrogées se disent optimistes quant à l’évolution de la place économique helvétique. Selon des entreprises étrangères, les branches présentant le plus fort potentiel de croissance sont les secteurs « banques/assurances/finance » (54 %) et « industrie pharmaceutique/biotechnologie » (36 %). En outre, les investisseurs se disent enclins à s’engager en premier lieu dans le domaine de la recherche et du développement, puis dans celui de la vente et du marketing.

Hausse des nouveaux investissements, baisse des intentions de départ
Une entreprise étrangère sur quatre prévoit d’investir en Suisse en 2014, soit en s’y implantant, soit en se positionnant sur des secteurs d’activité supplémentaires. Les résultats de l’enquête révèlent en outre un degré élevé de fidélité au site : parmi les entreprises interrogées, seules 8 % (2013 : 14 %) ont l’intention de délocaliser des parties de leur activité hors de Suisse. Le taux de départ recule ainsi à son plus bas niveau en dix ans. « Rien n’a changé ces dernières années dans les excellentes données fondamentales de l’économie suisse : le pays continue d’afficher un bilan exceptionnel en ce qui concerne des grandeurs économiques essentielles comme la croissance, le chômage et l’endettement public. Il peut même être considéré comme une référence mondiale en termes de gestion de crise », déclare Alessandro Miolo.

Perspectives 2020
La majorité des managers interrogés partent du principe que la Suisse sera encore en 2020 un site attractif caractérisé par un niveau élevé de force d’innovation et de qualité. Malgré les prévisions optimistes, il existe un potentiel d’amélioration. Il s’agit notamment de relever des défis comme « résorber le manque de personnel qualifié », « tirer plus efficacement profit du système éducatif » et « préserver l’attractivité fiscale par le renforcement de la compétitivité internationale dans le cadre de la réforme de l’imposition des entreprises III ».

A propos de l’étude
La présente étude repose tout d’abord sur un sondage réalisé par téléphone auprès des cadres dirigeants (direction générale/conseil d’administration) de 808 entreprises opérant à l’échelle internationale. Ensuite, des questions approfondies sur la place économique suisse ont été posées à 200 entreprises étrangères, dont 115 (57 %) mènent des activités en Suisse. L’enquête a été réalisée en février/mars 2014 par un institut de sondage indépendant. Dans l’intervalle entre la collecte et la publication des données, certaines conditions ont radicalement changé. Ces facteurs peuvent éventuellement influer sur les réponses actuelles des investisseurs étrangers en ce qui concerne l’attractivité perçue de la Suisse et, de ce fait, engendrer d’autres résultats.

Téléchargez l’étude ci-dessous (PDF 33 pages en français)

20140610_baromtredelattractivitdelasuisse2014dey.pdf 20140610_BaromtredelattractivitdelaSuisse2014dEY.pdf  (352.72 Ko)


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Jeudi 3 Juillet 2014
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