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La performance est dans la nature, pourquoi ne pas s’en inspirer !


Prenez le cas des abeilles et leurs ruches. Les abeilles sont organisées pour assurer une cohérence en termes de productivité, de croissance, et de prévention des risques.




Patrick Jaulent
Patrick Jaulent
- Les abeilles savent, par exemple, que leur ruche ne doit pas être trop volumineuse. Si c’est le cas, elle devient inefficace : elles se divisent donc en plusieurs ruches, ce qui permet également de répartir les risques. Nos organisations devraient s’inspirer des abeilles !

- Les abeilles sont sous pression : produire du pollen avec des objectifs trimestriel de collecte de nectar. La ruche est redevable sur le long terme. En effet, les ruches semblent " sous-performer " à certains périodes parce qu’il est inutile de collecter davantage. La ruche n’est pas conçue pour maximiser les rendements toute l’année, elle est conçue pour prévenir les périodes de fêtes et d’éventuelles famines. Nos organisations devraient s’inspirer des abeilles !

- Les abeilles prennent des décisions, suite à l’analyse d’indices locaux. Pas de système centralisé de prise de décision dans une ruche, mais un système de délégation de l’autorité, afin de pouvoir décider rapidement. Nos organisations devraient s’inspirer des abeilles !

- Les abeilles utilisent une technique similaire à celle de Delphi pour la gestion des risques. Elles assemblent plusieurs options possibles pour traiter le risque, les présentent à la communauté qui vote de manière individuelle, jusqu’à ce que le quorum soit atteint. Ainsi, comme le souligna le marquis de Condorcet (sagesse collective), les décisions sont prises sans parti pris, à condition, toutefois, qu’un espace de solutions soit bien échantillonné. Nos organisations devraient s’inspirer des abeilles !

- Les abeilles ont un système de gestion des compétences individuelles, basé sur le développement de carrière. Avant d’être envoyées, seules, sur le terrain, les abeilles novices sont formées. Ainsi, les butineuses novices sont accompagnées par des abeilles plus expérimentées qui leur apprennent comment se déplacer entre les fleurs, comment se défendre, etc. Nos organisations devraient s’inspirer des abeilles, et nous n’avons pas besoin d’une loi pour cela !

- Les abeilles, c’est plus de 100 millions d'années de productivité et de croissance, et ce n’est pas un frelon asiatique qui réussira à les exterminer, alors n’ayons plus peur des produits venus d’Asie !!!

NOTA : Arthur Conan Doyle avait fait de son personnage Sherlock Holmes, un apiculteur. Doyle se retira dans le Sussex, dans les premières années du XX éme siècle, partageant son temps " entre philosophie et agriculture. " Plus tard, les historiens retrouvèrent les détails d’une partie de son travail, jusque-là inconnu, sur l'apiculture, l’idée de la ruche permettant à Holmes de démanteler un réseau d'espionnage, à la veille de la Grande Guerre.

Article coécrit avec Karin Schoubye

Patrick Jaulent, Consultant indépendant en Stratégie & Risk management et Président du club Balanced Scorecard France

Vendredi 16 Novembre 2012
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