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La majorité des dirigeants d’entreprise estiment nécessaire de revoir leur approche en matière de gestion des risques


Une large majorité (85 %) des dirigeants d’entreprise estiment que leur approche en matière de gestion des risques a besoin d’être repensée pour améliorer la performance de leur entreprise, tirant ainsi les enseignements de la situation économique actuelle. Telles sont les conclusions d’une enquête Accenture publiée ce jour, et menée dans 21 pays auprès de 260 directeurs financiers, directeurs des risques et autres cadres dirigeants ayant des responsabilités en matière de gestion des risques au sein de grandes entreprises.




L’étude mondiale Accenture dévoile par ailleurs que 40 % des répondants déclarent que leur entreprise a déjà accru les investissements visant à renforcer leurs capacités de gestion des risques, ou le fera au cours des six prochains mois ; 31 % affirment que cette question est actuellement à l’étude.

L’analyse d’Accenture souligne également l’absence d’intégration des processus en place en matière de gestion des risques et de gestion de la performance. Alors que dans près de la moitié des cas, la fonction de gestion des risques est largement associée à la planification stratégique (pour 48 % des répondants) ou aux décisions d’investissement ou de cession (45 %), la proportion chute à 27 % pour la définition des objectifs et la gestion de la performance.

« Les cadres dirigeants peuvent améliorer la performance de leur entreprise et se positionner pour la reprise économique en associant et en équilibrant gestion du risque et gestion de la performance – une démarche qui viendra en appui de leur processus décisionnel et augmentera la valeur actionnariale, déclare Olivier Blat, responsable de l’activité finance et pilotage de la performance d’Accenture en France. Pour cela, ils doivent intégrer leurs capacités de gestion des risques à l’échelle de toute l’entreprise. »

Les personnes interrogées ont également évoqué plusieurs problèmes communs à leur fonction de gestion des risques :
- Mauvaise intégration au niveau du processus décisionnel des problématiques de risques, de rentabilité et de capital (pour 85 % d’entre elles) ;
- Manque de cohérence entre la stratégie de l’entreprise et son aptitude à prendre des risques (85 %) ;
- Culture du risque insuffisante dans l’ensemble de l’entreprise (82 %) ;
- Disponibilité disparate des informations actualisées sur les risques et des données financières et métier (80 %) ;
- Manque d’intégration et de compilation des différents types de risques (78 %) ;
- Mauvaise visibilité sur la répartition des responsabilités en matière des risques (entre la direction générale ou les unités opérationnelles) (78 %).

Il ressort également de cette étude un certain nombre de bénéfices attendus d’une gestion des risques plus performante. Ainsi, les dirigeants estiment que la fonction gestion du risque joue un rôle clé dans la capacité de leur entreprise à se conformer aux réglementations (72 %), à pérenniser sa rentabilité (61 %) et à gérer sa trésorerie (58 %).

L’étude révèle d’autres avantages induits par le renforcement et l’intégration de la fonction gestion du risque, qui concernent notamment l’avantage compétitif (cité par 53 % des répondants), l’image de marque auprès du public et des médias (53 %), la notation attribuée par les agences spécialisées (53 %), la croissance rentable (53 %), l’opinion des analystes (50 %), et la réduction du coût du capital (47 %).

« Pour la fonction gestion du risque, la situation économique actuelle est plus qu’un défi – c’est un véritable "stress test". L’entreprise doit désormais s’appuyer sur les enseignements tirés pour restaurer la confiance et créer une plate-forme plus solide, plus efficace, mieux intégrée et plus cohérente permettant d’améliorer la performance quelle que soit la conjoncture, ajoute Olivier Blat. Les meilleures entreprises savent qu’un programme de gestion des risques intégré et étendu, bénéficiant d’un support technologique adapté permettant aux dirigeants de suivre les facteurs de risques dans toute l’entreprise n’est pas un simple bouclier – c’est un vecteur d’avantage compétitif dans un monde constant mouvement. »

L’enquête montre également que les entreprises s’attendent à ce que la situation économique actuelle donne naissance à de nouvelles problématiques liées au risque (durcissement de la réglementation, augmentation des coûts due à la complexité croissante des risques…). Ainsi, 41 % des répondants ont constaté une progression de leurs coûts de gestion des risques d’au moins 25 %, voire de 50 % pour 14 % d’entre eux.

Interrogés sur les principaux défis qu’ils estiment devoir relever au cours des deux prochaines années lors de la mise en place de capacités de gestion des risques plus rigoureuses, les dirigeants citent en priorité :
- une plus grande cohérence avec la stratégie globale de l’entreprise (pour 93 % des répondants),
- une collaboration plus efficace avec les unités opérationnelles (89 %),
- une meilleure intégration dans les processus et la culture de l’entreprise (89 %),
- la possibilité de mobiliser les ressources et les talents adéquats (88 %).

A propos de l’étude
Accenture a interrogé 260 directeurs financiers, directeurs des risques et autres dirigeants ayant des responsabilités en matière de gestion du risque au sein de grandes entreprises de 21 pays d’Afrique, d’Asie-Pacifique, d’Europe et d’Amérique du Nord et du Sud. L’objectif de cette enquête, menée par Internet entre novembre 2008 et février 2009, était de dresser le panorama des défis que pose aux entreprises leur fonction gestion du risque, ainsi que des approches, outils et structures permettant à certaines d’entre elles d’afficher une gestion du risque plus performante.

A propos d'Accenture
Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation. Combinant son expérience, son expertise et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activités, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec plus de 177 000 employés intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 23,39 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2008. www.accenture.com/fr

Mardi 21 Juillet 2009
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