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La fin de l’âge d’or obligataire ?


En quoi le Tapering va-t-il impacter les marchés obligataires mondiaux en 2014 ?




En 2013, les risques de resserrement monétaire aux États-Unis (« Tapering ») ont inquiété les investisseurs obligataires, en particulier sur les marchés émergents. Les marchés obligataires ont livré ainsi des performances hétérogènes contrastant avec les années records post-crise. Dans ce contexte de normalisation graduelle de l’environnement de taux, quels segments obligataires sont attractifs ? Peut-on encore s’attendre à des performances positives en 2014?

Le Tapering reste au menu

Bien qu’encore modeste, la croissance américaine a montré des signes tangibles d’amélioration sur le front de l’emploi et de l’immobilier. En conséquence, la Réserve Fédérale américaine a indiqué son intention de réduire peu à peu son programme mensuel d’achats d’obligations hypothécaires et du Trésor (75 milliards de dollar dès janvier contre 85 auparavant).

Dans cette optique, Nicolas Forest, Responsable de la Gestion Obligataire, prévoit une « normalisation de la prime de Terme qui devrait pousser le taux 10 ans américain vers les 3,5 %, pénalisant de facto les Bons d’Etat américains ». La banque centrale a néanmoins pris toutes les précautions nécessaires pour ne pas affoler les marchés. Elle a ainsi réaffirmé sa volonté de garder son taux directeur au niveau le plus bas jusqu’en 2015. Elle veut en effet éviter toute crainte déflationniste qui pourrait rendre caduque la reprise outre-Atlantique. Ainsi, les obligations de courte maturité devraient mieux performer que les obligations de plus longue maturité.

Le sentiment général est plus balancé sur le Vieux Continent. D’une part, l’activité économique reste faible avec des niveaux de chômage records à plus de 12% D’autre part, les efforts structurels de certains pays périphériques pour redresser leurs comptes publics et leur compétitivité commencent à porter leurs fruits. « C’est donc assez naturellement que les pays périphériques de la zone euro ont progressivement regagné la confiance des investisseurs qui fut ébranlée lors de la crise souveraine. La dette périphérique offre encore à court terme des potentiels de rendements décents. Parmi les actifs souverains, c’est même la seule qui affiche un profil risque/rendement encore positif » indique Nicolas Forest.

En ce qui concerne les obligations liées à l’inflation en Europe, Nicolas Forest explique : « Nous restons pour l’instant à l’écart de cette classe d’actifs. Bien qu’ayant souffert en 2013 de l’évolution des matières premières et du taux de change EUR/USD, les perspectives d’inflation restent atones et le risque déflationniste n’est pas écarté en zone euro. »

Les marchés émergents à l’épreuve du Tapering

L’année passée, la dette des marchés émergents a été la classe d’actif obligataire la plus sensible aux risques d’annonce du Tapering. « Même s’il commence en ce début d’année, nous ne prévoyons pas de correction similaire à celle observée en 2013. L’effet de surprise est derrière nous. » affirme Nicolas Forest. « Par ailleurs, les sorties de capitaux de la classe obligataire émergente observées courant 2013 ont significativement décru. Nous nous attendons même à un retour d’appétit des investisseurs pour la classe d’actifs au second semestre ». Bénéficiant de fondamentaux plus sains que les pays développés, la dette émergente libellée en dollar propose aujourd’hui des niveaux de rendements particulièrement attractifs (5,5 %) dans un environnement de taux bas.

L’histoire est cependant plus mitigée pour la dette en devise locale : « certains pays n’ont pas entrepris les réformes nécessaires pour endiguer la dégradation de leur balance des comptes courants, comme le Brésil, l’Indonésie ou encore l’Afrique du Sud. Les devises de ces pays devraient donc se déprécier face au billet vert en 2014. En revanche, les perspectives ne sont pas pour autant alarmantes pour toutes les devises émergentes » explique Nicolas Forest. Le dynamisme économique du Mexique, de la Pologne et des Philippines ainsi qu’une inflation contrôlée encouragent à plus d’optimisme pour leur devise. La sélectivité sera donc clé en 2014 pour profiter d’une classe d’actif au rendement attrayant.

Obligations d’entreprise : la chasse au rendement devrait se poursuivre

La volonté affichée des banques centrales de maintenir leurs taux directeurs à leur plus bas niveau en 2013 a incité les investisseurs à chasser le rendement. A cet égard, les marchés des obligations d’entreprise ont poursuivi leur embellie observée depuis deux ans. Tant la reprise économique européenne qu’une meilleure régulation du système financier permettront de stabiliser la qualité de crédit des émetteurs, notamment en Europe.

Bien que l’environnement taux incite à la prudence, la prime de risque devrait continuer à se contracter dans des proportions modérées. En particulier, « une poche d’obligations à haut rendement dans un portefeuille obligataire dynamique, pourrait s’avérer être une option judicieuse », conseille Nicolas Forest. « Les soutiens techniques devraient profiter à ce type d’obligation : l’offre nette d’émissions - consécutive d’un désendettement massif des entreprises - restera négative l’an prochain », poursuit-il « ce qui causera un effet de rareté sur le marché secondaire ».

À propos de Dexia Asset Management
Dexia Asset Management est un gestionnaire d’actifs spécialisé dans l'analyse financière, la gestion de fonds et la gestion de mandats institutionnels et privés. En tant que gestionnaire d’actifs de premier plan à l’échelon européen, Dexia Asset Management gère EUR 75.3 milliards (à fin septembre 2013) répartis parmi une gamme complète de véhicules d’investissement : gestion traditionnelle, gestion alternative et investissement durable. Dexia Asset Management a des centres de gestion à Bruxelles, Luxembourg, Paris et Sydney et des équipes de vente dans toute l’Europe, en Australie et au Moyen Orient.
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Vendredi 24 Janvier 2014
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