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La Fed et la Banque d’Angleterre achètent directement du papier commercial


Les encours de Billets de Trésorerie, après une amélioration à la fin du quatrième trimestre 2008, sont à nouveau en baisse depuis le début de l’année. Selon la Banque de France, les encours de crédit continuent de progresser régulièrement sur le rythme annuel demandé parle gouvernement de 4%. Parallèlement, les PME restent toujours insatisfaites des modalités de leur financement par le système bancaire. Que se passe-t-il ? D’où provient cette impression d’inconfort ? S’agit-il réellement d’une baisse de la demande de crédit ?




Dominique Chesneau
Dominique Chesneau
Se combinent, à la fois, des délais de montage des dossiers, allongés, des montants de liquidité disponibles variables au cours d’un même mois et des durées d’emprunt court terme acceptables par les investisseurs plus réduites qu’auparavant.

Ces paramètres (durée des prêts et maturité des billets de trésorerie) et leur suivi, ne sont pas disponibles dans les bases statistiques des banques centrales : les données disponibles ne représentent qu’une photo instantanée des encours. Or, chacun comprend qu’ entre une situation caractérisée par des remboursements deux jours après la fin du mois, et une conjoncture dans laquelle, les maturités résiduelles sont de moins d’un mois, les perceptions de risques par les émetteurs sont radicalement différents. Aussi, les entreprises ne sont peut être pas en panne de financement mais en risque historiquement élevé de liquidité.

Au-delà du sujet des fonds propres des établissements de crédit, il semble clair maintenant que les dispositifs existants doivent être complétés.

Depuis quelques semaines, la FED achète directement aux émetteurs leurs émissions de papier commercial. Ainsi, le bilan de la Reserve Federal, représente 15% du PNB américain. Ce constat ne peut laisser in différent d’ autant moins que vendredi dernier 12 février, la Banque d’Angleterre (BOE) a annoncé la mise en place d’un dispositif identique.

La Banque Centrale Européenne semble réticente pour des raisons de deux ordres. Statutairement, ce glissement sur la ligne de plus grande pente, pourrait la conduire à terme plus ou moins rapproché à accepter le financement de bons du Trésor, or ceci lui est interdit. Le rachat de papier corporate par la FED fait certes gonfler la masse monétaire, mais uniquement la masse monétaire M0, i.e. la base monétaire. Elle ne ferait gonfler la masse monétaire au sens habituel, celle qui pourrait générer de l’inflation, que si les banques privées se servaient de ces émissions monétaires pour gonfler leur propre offre de crédit. Or, c’est précisément ce lien qui est rompu : la banque centrale ne fait que pousser sur une ficelle quand elle veut user de son levier monétaire. A preuve le fait que le bilan du FED a triplé, et que la masse monétaire américaine reste tout à fait sage.. En fait, les banques centrales ne font que prendre le relais d’un crédit privé défaillant : il y a nationalisation du crédit en ce sens. Certes le risque porté serait énorme et, à la différence de la FED ou de la BOE, la BCE ne dispose pas de garantie explicite des trésors publics et le « sauvetage » de la BCE en cas de difficulté viendrait des Etats de la zone euro au prorata de leur part au capital.

Mais si nos amis allemands émettaient encore quelques réserves sur cette solution, il conviendrait de mettre à contribution la BEI à la place de la BCE !

L’autre raison est d’ordre technique : les développements informatiques de la BEI pour suivre avec précision, l’évolution de son actif, seraient longs ; or il faut agir maintenant. De la même façon, que les systèmes informatiques les plus puissants sont ceux qui font travailler en parallèle et de façon synchrone, d’autres machines performantes, il est possible d’utiliser les ressources technologiques des banques en complément de ceux de la BEI. Dans ce cas, les banques seraient intermédiaires de titres de créance négociables pour le compte de la Banque Centrale Européenne au profit des émetteurs de petite taille, puisque les entreprises importantes auraient un accès direct à la salle de marché de la BEI.

Les Banques Commerciales recueilleraient, les billets de trésorerie de faible montant nominal pour les regrouper et créer un produit de titrisation qui seraient vendus à la BEI. Cette titrisation serait déconsolidante au sens des normes comptables IFRS, c'est-à-dire avec transfert intégral et sans recours du risque de contrepartie à al Banque Européenne d’Investissement. Ces banques agiraient ainsi comme réseau de distribution ou de concentration de la BEI ainsi qu’en « sous-traitance » de son back-office.

Tous les partenaires de la sphère économique et financière seraient mis à contribution : les banques commerciales, pour leur proximité avec les PME, les autorités consulaires, les conseils extérieurs et les experts-comptables pour la formation et la mise en place.

Banco ?

Dominique CHESNEAU
Président Tresorisk

31, place Saint Ferdinand
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L.D. / Fax : + 33 1 40 55 93 98
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Mercredi 25 Février 2009
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