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La Chine demeurera compétitive à l'échelle mondiale


La Chine demeurera compétitive à l'échelle mondiale et « donnera tort aux analystes qui tablent sur un scénario catastrophe » selon le BlackRock Investment Institute.




La Chine demeurera compétitive à l'échelle mondiale
Selon une nouvelle publication du BlackRock Investment Institute, la Chine doit désormais s'efforcer de garantir la pérennité d'un modèle de croissance remarquable dans un contexte marqué par un effondrement du marché immobilier, un ralentissement de la demande extérieure et les conséquences d'une expansion incontrôlée du crédit.

En dépit des difficultés auxquelles elle est actuellement confrontée, l'économie chinoise continuera probablement de croître dans l'immédiat même si l’on est en droit de s’interroger sur sa capacité à continuer sur sa lancée sur le long terme. La Chine devrait toutefois demeurer compétitive à l'échelle mondiale et – selon le BlackRock Investment Institute – « donnera tort aux analystes qui tablent sur un scénario catastrophe ».

Les principaux moteurs de l'économie chinoise, les étapes de sa future transformation et les principales conséquences de ces changements pour les investisseurs sont évalués dans Braking China – Without Breaking the World (Freiner la Chine, sans mettre en péril la planète), la dernière publication du BlackRock Investment Institute. Ce rapport a été rédigé à l'issue d'un forum organisé récemment par l'Institut et dans le cadre duquel quelque 50 gérants de portefeuille de BlackRock, dirigeants et experts externes comptant parmi les plus éminents de la planète ont pu échanger leurs points de vue sur les perspectives de croissance de l'économie chinoise.

Ils ont notamment conclu que :

- L'effondrement du marché chinois de l'immobilier constitue cette année la principale menace pour la croissance économique et la confiance.
Selon le rapport, « la construction d'immeubles à usage résidentiel a représenté près de 10 % du PIB chinois en 2011, contre 6 % du PIB des Etats-Unis en 2005, soit avant le retournement de l'activité économique dans ce pays ». L'immobilier représentait 40 % du patrimoine des ménages citadins en 2010, soit deux fois plus qu'en 1997, selon le Peterson Institute. On voit mal comment ce pourcentage pourrait encore doubler au cours de la prochaine décennie. La menace pesant sur l'immobilier résidentiel en Chine n'est pas tant celle d'un effondrement imminent, mais d'une exposition généralisée d’autres pans de l'économie à ce secteur. L'éclatement d'une bulle de l'immobilier conduit dans la grande majorité des cas à une crise financière. »

- L'explosion du crédit en Chine pourrait avoir des retombées négatives à long terme.
Le rapport précise : « Le crédit a augmenté à un taux annuel composé de 36 % entre 2004 et 2010, permettant à la valeur totale des prêts octroyés par les banques et de leurs obligations de dépasser rapidement le PIB. L'ampleur et le rythme de cette expansion incontrôlée du crédit nous semblent à eux seuls de mauvais augure. Ils font penser aux investisseurs expérimentés qu'on assistera tôt ou tard sur une crise ».

- Le miracle économique de la Chine a pu avoir lieu grâce à une devise sous-évaluée, à des investissements massifs et à un tissu industriel dont la facture énergétique est subventionnée et qui peut recourir à un crédit artificiellement bon marché.
« Les épargnants domestiques ont financé le développement des entreprises chinoises en acceptant des taux d'épargne inférieurs à l'inflation, des augmentations de salaire moins élevées que la croissance économique et une couverture sociale minimale. Ce développement repose sur un capital bon marché et une augmentation de la main d'œuvre citadine. La situation est en train de changer mais de puissants intérêts, notamment les entreprises exportatrices, les entreprises publiques et les collectivités locales, devraient empêcher un véritable rééquilibrage en faveur d'une économie de la consommation, » précise le rapport.

- Une nouvelle équipe dirigeante pourrait prendre des mesures draconiennes pour accorder une part plus importante à la consommation dans l'économie chinoise.
« Elle pourrait notamment libéraliser les taux d'intérêt, ouvrir les marchés de capitaux, faire en sorte que le prix des matières premières reflète le niveau de l'offre et de la demande et développer les services sociaux ». Cela étant, le rapport précise que Pékin n'est pas tout puissant ; les collectivités locales ont tendance à faire cavalier seul, et le désir de parvenir à un consensus a souvent résulté en une paralysie politique et donc incité les consommateurs et les investisseurs à se montrer méfiants. »

- La croissance réelle des salaires, le renchérissement des matériaux et les restrictions environnementales obligent l' « atelier du monde » à s'adapter – en bien.
Selon le rapport, « Certaines industries très consommatrices de main d'œuvre délocalisent leurs activités et l'automatisation va croissante. L'économie chinoise peut encore réaliser des gains de productivité même si elle ne parviendra pas à le faire aussi facilement que par le passé. En résumé, la Chine restera probablement compétitive, et pourrait même le devenir davantage. L'économie chinoise doit son dynamisme en grande partie à sa compétitivité. Celle-ci pourrait s'avérer plus durable que ne le pensent certains analystes ».

Tirer parti de la croissance et gérer les risques
A l'issue du débat organisé par le BlackRock Investment Institute, nous avons identifié plusieurs thèmes qui permettraient aux investisseurs de bénéficier au maximum des perspectives de croissance de la Chine et de gérer les risques associés à l'évolution de la conjoncture économique dans ce pays au cours des prochains mois :
- Les entreprises du secteur de la consommation en général et les fabricants de machines haut de gamme pourraient constituer des investissements intéressants à long terme.
- Les prix de l’énergie, des métaux précieux et des denrées agricoles devraient être soutenus par la demande insatiable du pays et profiter aux entreprises exerçant leurs activités dans ces secteurs.
- La plupart des entreprises chinoises devraient annoncer des résultats décevants cette année, mais les valorisations sont peu élevées.
- La demande de la Chine en matériaux de base, ciment et acier notamment, devrait bientôt culminer, une évolution dont pâtiront les principaux fournisseurs et les devises des pays exportateurs des matières premières concernées.
- La Chine pourrait acheter des valeurs du Trésor américain à un rythme moins soutenu à l'avenir, mais une cession hâtive apparaît exclue.

BlackRock Investment Institute

Mercredi 23 Mai 2012
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