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La BCE met en garde les Etats sur leur stratégie d’assainissement


La Banque centrale européenne confirme une inertie durable sur ses taux directeurs. Et appelle les banques à accorder davantage de crédits.




La BCE met en garde les Etats sur leur stratégie d’assainissement
La Banque centrale européenne (BCE) a salué jeudi les efforts de la Grèce pour sortir de sa grave crise budgétaire et appelé tous les pays de la zone euro à mettre au point des stratégies claires en vue d’assainir leurs finances publiques. Les mesures d’économie budgétaire présentées par la Grèce sont «des pas dans la bonne direction», a jugé jeudi le président de la BCE Jean-Claude Trichet au cours d’une conférence de presse. Le conseil des gouverneurs de la BCE «approuve» le plan d’assainissement des finances publiques présenté par Athènes, qui prévoit le retour du déficit public grec dans les limites du Pacte de stabilité européen en 2012, a expliqué M. Trichet. Les mesures, présentées la veille par la Grèce à la Commission européenne et qui prévoient notamment un gel des salaires des fonctionnaires, le relèvement de l’âge légal du départ à la retraite et l’augmentation des taxes sur les carburants, «sont des pas dans la bonne direction», a-t-il estimé. «Nous attendons, et nous sommes confiants à cet égard, que la Grèce prendra toutes les décisions nécessaires» pour atteindre ses objectifs à moyen terme, a-t-il ajouté. Le programme du gouvernement grec vise à réduire le déficit public de 12,7% du Produit intérieur brut en 2009 à moins de 3% en 2012.

Au-delà de la Grèce, M. Trichet a lancé un appel à l’ensemble des Etats de la zone euro, dont les finances publiques se sont dégradées en raison de la crise et des plans mis en oeuvre pour relancer l’économie. «Il est d’une importance capitale» que les gouvernements mettent au point une stratégie qui leur permettra de revenir dans les limites fixées par le Pacte de stabilité, a-t-il souligné.

La plupart des pays se sont engagés à respecter le pacte en 2013 mais sont restés évasifs sur les moyens d’y parvenir. Le président de la BCE a toutefois cherché à relativiser la situation. Citant des chiffres du Fonds monétaire international (FMI), il a rappelé que le déficit public attendu dans la zone euro se situait autour de 6% du PIB cette année, à comparer avec plus de 10% aux Etats-Unis et au Japon. Concernant l’économie de la zone euro, M. Trichet a dressé grosso modo le même tableau qu’il y a trois semaines. Le conseil des gouverneurs s’attend à une reprise «modérée» en 2010, toujours soumise «à des incertitudes ». Il a redit par ailleurs qu’aucun danger inflationniste ne menaçait.

Il a aussi appelé les banques à aider l’économie réelle en accordant davantage de crédits. «C’est bien que vous fassiez de nouveau des bénéfices. Mais il faut vous rappeler que vous avez un devoir envers l’économie», a-t-il déclaré à leur endroit. L’argent investi par les Etats et les contribuables pour sortir le secteur bancaire de la crise est tellement énorme «que nous n’accepterons pas qu’il y ait des restrictions au niveau de l’offre» en crédit, a prévenu M. Trichet. Le niveau des taux directeurs de la BCE reste «approprié», a-t-il également répété, ce qui suggère la poursuite d’un long statu quo monétaire.

La BCE a décidé jeudi de maintenir son principal taux inchangé à 1%, son niveau depuis mai 2009.

L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève
www.agefi.com

Mardi 9 Février 2010
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