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L’optimisme sur la zone euro


L’UE a fait un pas supplémentaire vers la fédéralisation des dettes gouvernementales. La liste des contrastes entre USA et Europe s’allonge.




L’optimisme sur la zone euro
Les avis sur les chances de voir une issue à la crise qui secoue la zone euro sont très partagés. Le nôtre reste optimiste car, à court terme, l’engagement des pays forts semble inébranlable. L’économie allemande se porte si bien qu’elle peut se permettre de renflouer les pays déficitaire tandis que la Chine, et maintenant le Japon, la rejoignent en achetant la dette des pays sensibles. Ces nations périphériques sont quant à elles, bien décidées à remettre de l’ordre dans leur finances.

A ce qui précède, il faut encore ajouter qu’une étape importante dans la mise en place d’une solution à long terme a été franchie avec l’émission par le FESF de ses premières «obligations européennes », mesure que nous avons anticipée dès l’élaboration du fonds. C’est un pas supplémentaire vers la «fédéralisation» des dettes gouvernementales européennes. Mais ce processus soulève encore bien des interrogations, y-compris celle de savoir quelle indépendance aurait un pays s’il devait restructurer (un tel scénario n’est pas encore écarté et pourrait concerner tant les dettes bancaires que souveraines).

Le Commissaire aux Affaires Économiques et Monétaires de l’UE, Olli Rehn, résume parfaitement l’engagement des dirigeants de l’Union: «Notre priorité absolue est de briser le cercle vicieux de l’endettement, de la turbulence financière et de la croissance suboptimale. »

L’aléa moral est présent dans chaque mécanisme de renflouement implicite ou non, comme ces prêts dédiés aux sauvetages centralisés. La crise des caisses d’épargne aux Etats-Unis, le «put de Greenscam», les débauches grecque et irlandaise, et même chez nous, la Banque Cantonale de Genève, en sont les parfaites illustrations. Cependant, nous croyons que l’aléa moral peut être réduit dans la zone euro, notamment en reportant le risque du sauvetage sur les épaules d’investisseurs privés et pas seulement sur celles des contribuables.

De toute évidence, la Chine et le Japon ont intérêt à soutenir l’euro pour maintenir le flux de leurs exportations. Certains leur prêtent d’autres motifs plus intéressés, tels que l’acquisition (honnête ou non) de technologies ; mais si ce devait être le cas, comment le véhicule obligataire pourrait-il leur en donner l’accès? Les deux pays veulent également, par le truchement d’une diversification, alléger leur dépendance du dollar.

Nos lecteurs savent bien que la vigueur de la reprise américaine ne nous convainc pas. Les problèmes qui la sapent (marché immobilier moribond et déficit budgétaire abyssal) sont encore bien réels, même si la proposition de réduction des dépenses militaires devait engendrer une faible lueur d’espoir.

La liste des contrastes qui divisent États-Unis et Europe sur les solutions à apporter à la récession s’allonge désormais de trois nouveaux thèmes: l’origine, la direction et le flux de ce ralentissement. En Europe, les problèmes ont surgi dans les pays périphériques les plus dépensiers et sont remontés jusqu’au faîte avant que «la fédéralisation » ne lance ses programmes de sauvetage. Aux Etats-Unis, les problèmes débordent du gouvernement fédéral sur les états et les municipalités. La réduction du déficit fédéral a eu un impact direct sur les subventions aux états. A leur tour, ces derniers ont diminué leurs subventions aux municipalités et comtés, au moment même où les baisses d’impôts fonciers se font cruellement sentir. Le programme «Build America Bond» (BAB) s’est achevé. Il a été une source intéressante de financement pour les municipalités car le Trésor leur a accordé un rabais de 35% sur le coût des intérêts, et il était ouvert aux investisseurs étrangers. Désormais les municipalités devront compter sur leurs propres ressources et émettre davantage d’obligations pour financer leurs budgets. Cela devrait pousser les rendements vers le nord - et c’est déjà le cas - mais, curieusement, le volume des nouvelles émissions se tasse en janvier, peut-être parce il fut particulièrement important en fin d’année passée. Plus tard, lorsque cette hausse affectera les rendements qu’elles devront servir sur leur emprunt, soit leur endettement se creuser, soit les compressions dans les services locaux seront plus sévères.

Entre-temps, les répercussions de la «guerre des monnaies», de l’augmentation du prix des denrées alimentaires et de l’énergie et de l’inflation dans les marchés émergents, restent irrésolues. Nous ne pouvons que nous engager à les suivre de près.

L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève
www.agefi.com

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Jeudi 20 Janvier 2011
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