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L’optimisation dynamique des ressources, facteur clé de succès anti-crise


Contexte : L’impact de la crise économique sur les activités industrielles




Aujourd’hui, personne n’ose nier la période de ralentissement économique que nous traversons. Nous sommes entrés dans une crise qui a commencé dans le domaine bancaire et qui a entraîné derrière elle tous les autres secteurs de l’industrie : l’automobile, l’aéronautique, le transport, et même l’énergie.

C’est une période délicate de durée indéterminée et seules les entreprises les plus agiles et créatives en sortiront gagnantes. Etant donné que la concurrence est également impactée, c’est certainement le meilleur moment pour développer des avantages compétitifs qui permettront de mieux survivre et surtout de devancer la concurrence lors de la reprise. Les entreprises doivent faire face à une volatilité de la demande qui réduit leur carnet de commandes et leur capacité financière, les obligeant à contraindre leurs ressources internes : capacités de production, compétences métier, disponibilité de matière ou moyens logistiques.

Optimiser la gestion des ressources pour assurer la pérennité de l’entreprise dans des temps difficiles
Le premier réflexe de conservation en cas de crise est la réduction des coûts. Mais comment réduire les coûts sans déstabiliser l’organisation et réduire fortement sa capacité à satisfaire ses clients ? Une réponse immédiate et pertinente existe : se concentrer sur les flux opérationnels et optimiser dynamiquement « l’utilisation » des ressources internes participant à ces flux.

Toute crise économique apporte avec elle trois facteurs d’incertitude pour les entreprises :
- Une réduction des moyens de production -> réduction des nouveaux investissements, diminution des capacités de sous-traitance
- Une volatilité des besoins clients -> incertitude sur les commandes, changement fréquent des priorités
- Une forte pression sur les coûts -> besoin de réduire des temps morts, d’améliorer le « taux d’utilisation » des ressources internes

Le premier réflexe de précaution en temps de crise est de réduire le niveau global des investissements de l’entreprise. Les investissements dans de nouveaux moyens de production sont différés, ce qui conduit à une surcharge sur les ressources internes tant que la demande se maintient. L’entreprise se concentre sur ses ressources propres, le nombre de sous-traitants est diminué, et elle doit s’organiser pour faire face à ces changements. Une gestion judicieuse des ressources internes est le secret de la réussite d’une telle mesure : l’entreprise se rendra capable de planifier et de redéployer de façon optimale les ressources en tenant compte de leur disponibilité prévisionnelle et de leurs aptitudes métier. Elle réussit alors à combler l’absence de nouveaux moyens de production, la réduction des moyens externes et à anticiper la réduction de charge.

Dès que les difficultés se concrétisent, chaque entreprise est confrontée à la volatilité des commandes clients. Des commandes sont annulées, d’autres sont retardées et d’autres encore deviennent prioritaires pour supporter des projets « one-shot ». Dans ce contexte, l’incertitude sur les projets augmente, l’impact des variabilités s’intensifie et l’agilité de l’entreprise devient fondamentale. Pour pouvoir faire face, l’organisation de la production doit pouvoir d’adapter dynamiquement à la succession aléatoire des nouvelles situations. Seule une gestion dynamique des ressources permet de pallier efficacement les effets néfastes de la volatilité des marchés. En changeant dynamiquement les plannings et en adaptant préventivement l’affectation de ses ressources, l’entreprise accroît sa capacité à faire face à ses nouveaux besoins.

Une fois les investissements figés et ses moyens financiers impactés par la réduction de son carnet de commandes, l’entreprise en période de crise doit s’attaquer à la réduction des coûts. Suite à une recherche minutieuse des leviers de réduction, l’effort se concentrera inévitablement sur la réduction des redondances, des temps à non valeur ajoutée et l’amélioration de « l’utilisation » des ressources internes. Cependant, ces actions peuvent fragiliser l’entreprise et détériorer sa capacité à satisfaire sa clientèle. La planification proactive et le réordonnancement en continu des ressources permet de sécuriser l’entreprise et d’aller plus loin dans la réduction des coûts, tout en créant de nouvelles synergies.

Particulièrement en situation de crise, une solution d’optimisation dynamique des ressources peut constituer le pilier central d’une stratégie de survie de l’entreprise. Elle lui fournit les leviers pour optimiser ses flux opérationnels, réduire ses coûts et donc limiter l’impact de la crise.

Construire pour rebondir
Mais toute crise a une fin. L’entreprise doit ensuite être capable de rebondir et de se propulser devant sa concurrence. La solution de gestion dynamique de ressources mise en place pour gérer la crise devient alors le tremplin vers la croissance. Ayant accru la capacité d’adaptation, elle permet de maîtriser la croissance sans investissement inutile avec une adéquation parfaite des moyens. La gestion dynamique des ressources permet d’aller chercher de nouveaux leviers de productivité tout en minimisant les investissements. Le rapport entre la capacité à produire de l’entreprise et les moyens nécessaires sera optimisé, ce qui lui permettra de rééquilibrer sa rentabilité et de maintenir son cash flow.

En conclusion, la mise en place d’une politique de gestion fine des ressources peut réellement faire la différence entre les survivants de la crise et les grands vainqueurs de l’après-crise. La crise est le moment propice pour la mise en place de solutions d’optimisation proactive des ressources productives. Elle oblige les entreprises à se poser les bonnes questions sur leur organisation, sur leur processus et sur la meilleure stratégie pour sortir de la crise avec de nouveaux avantages compétitifs. La meilleure allocation en continu des ressources internes augmente la performance managériale et sécurise la production de l’entreprise. L’optimisation de flux opérationnels par une gestion dynamique des ressources accroit considérablement la capacité à sortir de la crise, en étant plus agile, robuste et rentable.

Mihai MOLDAVAN, Directeur Marketing OSLO Software

Mercredi 25 Mars 2009
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