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L’industrie française, à l’aube d’une 4e révolution ?


Croire en l’industrie du futur et au futur de l’industrie.




EY publie aujourd’hui une enquête réalisée auprès de 127 dirigeants d’entreprises industrielles (de 100 salariés et plus) en France sur leur perception de « l’industrie du futur ».

L’étude met en lumière l’écart entre la volonté des entreprises industrielles d’améliorer l’efficacité, la réactivité et la flexibilité de leurs processus, en s’appuyant notamment sur la montée en compétence de leurs collaborateurs, et le peu d’action effectivement engagée au sein de ces mêmes entreprises.

Voici quelques résultats :

78% des dirigeants interrogés affirment que « l’industrie du futur » est un sujet dont ils parlent au sein de leur entreprise.

Les attentes des dirigeants français interrogés se concentrent principalement sur :
- la mise en place d’une organisation plus efficace (pour 89% d’entre eux),
- la mise en œuvre de nouvelles technologies de gestion des données (81%),
- l’amélioration de l’expérience client (79%).

Près de 60% des entreprises ont déjà modifié en profondeur leur organisation ou pensent le faire prochainement mais deux tiers des dirigeants n’ont pas encore mis en place de feuille de route ou plan d’action pour transformer leur entreprise.

En effet, pour 71% d’entre eux, le sujet n’a pas atteint la maturité nécessaire à son intégration dans l’entreprise.

« Pour mener à bien la transformation de leur organisation, 78% des dirigeants sont conscients que le développement des compétences de leurs collaborateurs est une des composante majeure du plan d’action », ajoute Olivier lluansi.

L’industrie française, à l’aube d’une 4e révolution ?

Résultats de l’enquête (1) réalisée auprès de 127 dirigeants d’entreprises industrielles (octobre 2016).

Cette enquête dévoile les prémisses de « l’industrie du futur » en France.

Elle met particulièrement l’accent sur une opposition entre :
- la volonté des entreprises d’améliorer l’efficacité, la réactivité et la flexibilité de leurs processus, en s’appuyant notamment sur la montée en compétence de leurs collaborateurs ;
- une mise en action mitigée dans les faits, illustrée par la faible espérance de gains de productivité obtenue (équivalente aux gains de productivité moyens annuels), en opposition avec les résultats des projets pilotes.

Si l’industrie manufacturière ne représente plus que 10 % du PIB en France, soit deux fois moins qu’en 1980 et 3 % de moins que la moyenne européenne, elle contribue à hauteur de 82 % aux dépenses privées de R&D et de 75 % à celles des brevets. Le renouveau de l’industrie française est donc une priorité car il ne peut y avoir d’innovation ni de croissance sans industrie.

Révolutions en cascades

- 1780, l’extraction du charbon rend possible la généralisation des machines à vapeur et ouvre la voie aux industries textiles et métallurgiques notamment au Royaume-Uni,
- 1890, c’est en Allemagne et sur la côte Est des États-Unis que l’extraction du pétrole et la maîtrise de l’électricité donnent naissance à l’industrie automobile et au développement de l’acier et de l’aluminium,
- 1970, Internet rompt avec les paradigmes habituels de production en augmentant l’intensité des échanges à l’échelle de la planète, tandis que sur la côte Ouest des États-Unis et au Japon, apparaissent des matériaux dits « révolutionnaires » (résines, silicones, céramiques).

2011 : point de départ vers une industrie 4.0 ?

Conscients des nouvelles potentialités offertes par la digitalisation de l’économie, l’accélération du rythme de l’innovation et la montée en puissance des écosystèmes, les États ont d’ores-et-déjà commencé à poser les jalons d’une nouvelle industrie.

Si l’Italie avait fait figure de pionnier en initiant le programme « Fabrica del futuro » en 2006, 2011 restera sans doute une date marquante de la naissance de cette industrie avec l’annonce du programme emblématique allemand « Industrie 4.0 ».

À la suite de ces décisions, de nombreux pays ont lancé leurs propres programmes gouvernementaux, en Europe (Royaume-Uni, France, Espagne, Pays-Bas), et dans le reste du monde (USA, Corée, Chine).

Signe de l’intérêt durable porté à cette rupture, les recherches associées à cette nouvelle industrie ont suivi une courbe exponentielle depuis 2012-2013 (voir graphique ci-dessous).

L’industrie française, à l’aube d’une 4e révolution ?
(Occurrences des recherches « Industrie du futur » entre 2010 et 2016 - Google Trends)

Révolutionner l’organisation ?

Les dirigeants industriels français témoignent d’un profond engagement : 78 % affirment que c’est un sujet dont ils parlent dans leur entreprise, contre 79 % en Allemagne (2). Qu’attendent-ils de « l’industrie du futur » ?

Le premier motif invoqué est la mise en place d’une organisation plus efficace (89 %). Suivent la valorisation des données et le « big data » (81 %), ou encore l’amélioration de l’expérience client et le fameux « B2B2C » (79 %). En Allemagne, l’attente est similaire : flexibilité et réactivité de l’outil de production.

L’idée selon laquelle « l’industrie du futur » n’est pas une technologie « miracle », mais bien l’imbrication d’approches et de techniques nouvelles (3) au service d’une meilleure organisation, est désormais largement adoptée.

Enfin, si près de 60 % des entreprises ont modifié en profondeur leur organisation ou pensent le faire prochainement, les dirigeants sont conscients que le développement des compétences de leurs collaborateurs est clef pour réussir leur transformation. Ils en font une priorité (78 % des réponses). Aussi, peut-être encore davantage que les technologies, les compétences et l’organisation seront-elles les gages d’une entrée réussie dans l’ère de l’industrie 4.0.

Un maître mot : mettre en œuvre

L’engagement est fort, la vision claire, la conviction installée. Pourtant, un quart seulement des entreprises interrogées dispose d’une personne en charge du sujet au comité de direction et à peine un peu plus d’un tiers a engagé une feuille de route ou un plan d’action, soit deux fois moins qu’en Allemagne.

Ne pas stigmatiser, et comprendre : quels freins ?

Deux tiers des dirigeants n’ont pas mis en place de feuille de route car ils pensent que le sujet n’a pas atteint la maturité nécessaire à son intégration dans l’entreprise (pour 71 % d’entre eux).

De quelle maturité parlent les dirigeants ?
- Compétences : quel accompagnement/recrutement effectuer pour aborder cette nouvelle période de la vie de l’entreprise ? C’est le premier défi reconnu ;
- Technologies : sont-elles purement digitales ? Quelles technologies choisir parmi celles qui sont déjà prêtes à être déployées ? Selon EY, ces innovations ne sont qu’en partie digitales et il est admis qu’une partie de ces technologies dites « industrie du futur » sont déjà testées et prêtes à être déployées ;
- Modèle économique : quelle doit être la politique d’investissement ? La question du business model est évidente.

En Allemagne, les coûts d’investissement représentent en effet l’un des freins principaux à l’élaboration d’une feuille de route pour 64 % des entreprises qui ne se sont pas encore engagées dans la démarche. De même selon notre enquête, l’espérance statistique de réduction des coûts de production envisagée par les dirigeants français est de moins de 5 %. Cette perception présente un écart significatif avec les projets pilotes en cours dans le cadre d’un retour sur investissement de 2-3 ans (-10 % / -15 %). Cet écart doit donc être pris en compte par les dirigeants lors de leurs réflexions et l’élaboration de leurs feuilles de route.

Quelles perspectives ?

Engagement et vision ne suffisent pas :
- Il faut communiquer davantage pour que l’industrie du futur devienne un concept familier. Les recherches par mots-clefs identifient actuellement deux fois plus d’occurrences en Allemagne qu’en France ;
- Et qu’en dire ? D’abord, « l’industrie du futur » représente des gains de productivité significatifs à un rythme inédit (-10 % à -15 % de réduction du coût de production), ensuite, il n’y a pas de risque technologique, car les technologies sont désormais testées et disponibles.

En fonction de la situation de l’entreprise et des priorités des dirigeants, il est, selon EY, possible d’aborder ce sujet complexe de transformation par le biais de trois approches « pragmatiques » :
- une réflexion stratégique sur la transformation industrielle ;
- un diagnostic de maturité industrielle et la mise en place d’une feuille de route technologique pour rénover l’outil de production ;
- une transformation à partir de l’expérience client.

(1) Enquête française réalisée entre le 22 septembre et le 14 octobre 2016 par OpinionWay pour EY
(2) Enquête allemande réalisée en 2016 par Bitkom Research pour EY
(3) big data, expérience client, impression 3D...

Laurent Leloup
"Blockchain enthusiast" & Founder Blockchain Daily News
Founder Finyear Daily News (Finance & Innovation all the Year)

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Vendredi 2 Décembre 2016
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