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L’impact de la crise des économies émergentes sur les économies développées peut être relativisé


Michaël Aflalo, directeur des investissements (CIO) de BFT Gestion.




Les perspectives de croissance à l’horizon de 2016 ne sont pas profondément remises en cause et les fondamentaux des entreprises restent bons. Néanmoins, la volatilité sur les marchés est en hausse, aussi les allocations doivent être flexibles afin de s'adapter à cette nouvelle donne.

La crise des pays émergents affecte significativement les marchés de capitaux, avec un effet de contagion amplifié au cours de ces derniers jours. La diminution attendue de la croissance mondiale, même si elle ne doit pas être sous-estimée, ne remet pas en cause de manière profonde notre scénario central. Nous attendons une croissance de l'économie mondiale plus faible qu'escompté pour 2015, avec des économies émergentes qui ralentissent et apparaissent de plus en plus vulnérables aux chocs externes et des économies avancées qui progressent mais à des rythmes modérés. Nous ne tablons pas en revanche néanmoins sur le scénario d’un plongeon de la croissance mondiale pour 2016.

Une exposition des pays développés à la Chine limitée

La Chine ralentit à un rythme plus marqué que ne le laissent entendre les chiffres officiels. Le recul significatif de la production d'électricité et du fret ferroviaire va dans le sens d’une croissance plus faible que la cible affichée par Pékin. Plus généralement, les économies émergentes semblent être entrées dans un cercle "vicieux", qui met en évidence leur fragilité : la chute du prix des matières premières entraîne une baisse de la croissance et une perte de confiance, des sorties de capitaux qui se traduisent par des pressions à la baisse sur les devises et un durcissement de leur politique monétaire qui vient pénaliser la croissance à nouveau. Notons également que la croissance des pays développés reste bridée par un endettement public qui ne diminue pas.

Malgré la multiplication des signes d’inquiétudes, le tableau n’est pas si sombre. L'exposition de la zone euro et des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine est limitée. Le poids de leurs exportations vers la Chine, exprimé en pourcentage du PIB, de la zone euro comme des Etats-Unis reste faible. Par conséquent, un choc sur la croissance chinoise aurait un impact limité sur la croissance du PIB américain et ainsi que sur celui de la zone euro. Bien qu’affaiblie, la Chine dispose toujours de marges de manœuvre et de moyens financiers conséquents pour soutenir l’activité économique (le montant des réserves de change s’élève à plus de 3600 milliards de dollars). En outre, la chute du prix de l’énergie devrait constituer un facteur de soutien additionnel à la consommation privée et in fine à la croissance.

La gestion actions : nos convictions à la lumière de la crise actuelle

Sur les marchés actions, les récentes publications de résultats du deuxième trimestre ont confirmé le rebond des bénéfices des entreprises. Après la correction de ces dernières semaines, les valorisations redeviennent plus attractives (avec un PER 12 mois inférieure à 14 fois sur le Stoxx 600, au 24 août). Une forte différentiation sectorielle est cependant nécessaire. La prudence est maintenue sur les valeurs liées aux matières premières. L'exposition au secteur automobile est à risque, le marché chinois représentant une part significative des résultats de ce secteur (jusqu'à 40% pour certains constructeurs). A l'inverse, le secteur bancaire reste une conviction forte : sa valorisation reste raisonnable, c’est un secteur assez peu présent hors d’Europe, il bénéficie d'un fort levier sur les résultats avec une croissance des bénéfices attendue à +26% en Europe en 2015 dans un contexte d'amélioration progressive des volumes de crédit en Europe.

Nous maintenons également une forte pondération sur les secteurs offrant une bonne visibilité des cash flows, des dividendes pérennes et en croissance, tels que ceux de la santé, de l'assurance ou des télécoms (ce dernier étant soutenu aussi par la thématique du M&A en Europe).

Le crédit, soutenu par de bons fondamentaux

Pour sa part, sur les marchés obligataires, le segment du crédit est soumis à un environnement volatile, mais bénéficie de bons fondamentaux : les entreprises sont peu endettées et conservent une trésorerie abondante, la tendance reste à l'amélioration des notes de crédit, le marché primaire est dynamique et le taux de défaut du high yield européen reste bas. La rémunération offerte par les corporates est ainsi la plus intéressante, comparée à celle des titres d’État, avec une prise de risque raisonnable. Dans une perspective de gestion active basée sur une approche fondamentale (bond picking), il est judicieux de chercher à bénéficier de primes de crédit attractives sur la partie moyen terme de la courbe (tout en assurant une couverture systématique du risque de taux et de change).

Enfin les perturbations qui ont affecté les marchés n'ont eu qu'un impact très faible sur la gestion monétaire : précisément, il a été quasiment nul sur le segment 0-1 an et très limité sur le 1-2 ans (avec une hausse de 5 points de base sur les émetteurs core et de 10 points de base sur les périphériques). La politique de la BCE et la recherche permanente de rendement des investisseurs protègent le marché, même s'il faudra savoir rester très sélectif, en privilégiant la qualité de crédit des émetteurs et la liquidité des titres.

Priorité à la gestion du risque dans la gestion à performance absolue

Face à la hausse de la volatilité et dans le cadre d’une recherche de performance absolue, une approche flexible, une bonne capacité à réduire les risques doivent être mises en œuvre. Ces modulations de l’exposition sont implémentées en recherchant les instruments de couverture les plus efficaces, par exemple via la vente des contrats à terme sur le DAX (indice boursier allemand) ainsi que du dollar australien, car ces deux économies sont très exposées à la Chine. Si nous maintenons nos convictions à moyen terme, en particulier sur le potentiel de hausse des actions de la zone euro et du Japon, nous restons extrêmement vigilants sur la maîtrise du risque face à une hausse de l’incertitude qui devrait perdurer.

Rédigé le 14 septembre 2015.

A propos de BFT Gestion
Créé en 1985, BFT Gestion est un gestionnaire spécialisé auprès des investisseurs institutionnels, des entités du groupe Crédit Agricole dont les Caisses régionales, des grandes entreprises et des PME. Environ 40 collaborateurs (gérants, responsables clientèle, contrôleurs des risques...) partagent les mêmes valeurs de proximité et de réactivité.
Les actifs sous gestion dépassaient 17 milliards d'euros au 31 décembre 2014.
BFT Gestion est une expertise du Groupe Amundi.
www.bftgestion.fr

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TAUX D'INTERET LEGAL & TAUX INTERBANCAIRES

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mardi 15 Septembre 2015
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