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L’impact de la crise de liquidité





Par Richard Batley, Economiste Europe chez Schroders : Impact de la crise de liquidité qui touche les marchés monétaires depuis plusieurs semaines.

Retour sur les derniers événements intervenus sur les marchés monétaires et quelques uns de leurs impacts potentiels sur l’économie réelle

Nous constatons aujourd’hui une sorte de dichotomie entre les grandes classes d’actifs à risques qui, à première vue du moins, retrouvent des couleurs après un mois d’août très difficile, et les marchés monétaires, où les conditions de liquidité, qui étaient déjà très tendues, continuent à se dégrader.
L’indice VIX, qui traduit la volatilité des cours des actions américaines, reste élevé par rapport à son niveau d’il y a un an. Il s’est toutefois éloigné des pics atteints mi-août, tandis que l’indice FTSE 100 s’établit à 7 % au-dessus de son point bas de la mi-août. Malgré ce léger mieux, de nombreuses incertitudes demeurent concernant les valorisations des ABS et d’autres instruments de crédits structurés.
Les investisseurs hésitent désormais à acheter des billets de trésorerie adossés à des actifs (asset backed commercial paper, ABCP) qui financent les portefeuilles hors bilan dans lesquels sont logés la majorité de ces ABS. Les financements ont donc été assurés par les maisons-mères (qui ont dû transférer les titres et les financements associés dans leur bilan) ou par des lignes de crédit convenues avec des banques tierces.
Les incertitudes concernant les valorisations, qui ont entraîné une crise sur le marché des ABCP au mois d’août, se sont répercutées sur le marché interbancaire. Les grandes banques de dépôt, celles qui fournissent habituellement les liquidités au marché, ont décidé de conserver ces liquidités, d’une part afin de payer les actifs qui sont placés dans leurs bilans, et d’autre part en raison de la montée du risque de contrepartie. L’écart entre le taux LIBOR à 3 mois et le taux de base bancaire de la Banque d’Angleterre est désormais de 105 pb, soit trois écarts-types au-dessus de sa moyenne de long terme (15 pb). Les autres grands marchés monétaires, libellés dans d’autres devises, connaissent également des crises identiques.

Graphique 1
Taux LIBOR à 3 mois moins le taux de prise en pension à 2 semaines de la Banque d’Angleterre


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L’impact de la crise de liquidité

2007_September_Commentaires_sur_la_crise_de_liquidite_presse_.pdf 2007 September-Commentaires sur la crise de liquidité-presse .pdf  (89 Ko)


Mercredi 12 Septembre 2007
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