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L’épargne retraite en 2008 : les dispositifs utilisés par les grandes entreprises en France


Les résultats de l’étude menée par Towers Perrin auprès d’entreprises du SBF 120 * dresse un état des lieux des dispositifs d’épargne retraite en France. Parmi les dispositifs les plus utilisés, les régimes à cotisations définies restent l’outil privilégié des entreprises. Dans le même temps, le PERCO continue de séduire les entreprises alors que le compte épargne temps, outil de gestion du temps de travail est principalement utilisé comme un outil d’épargne retraite.




Les régimes à cotisations définies : un dispositif qui continue à se développer
L’étude Towers Perrin montre que 53% des entreprises interrogées ont mis en place un régime à cotisations définies. Cet outil ancien reste très apprécié des entreprises et continue à se développer. Pour preuve, la moitié de ces régimes ont été mis en place après 2002. En 2008, 56% des entreprises appliquaient ce dispositif à l’ensemble des salariés alors que 44% d’entre elles réservent ce régime à une partie des cadres. La pratique de niveaux de cotisations croissants avec la rémunération permet de rétablir une certaine sélectivité dans les groupes qui ont mis en place
l’avantage pour tous les salariés.

Le compte épargne temps : un dispositif souple pour les entreprises
L’étude montre que 63% des entreprises ont mis en place ce dispositif avant 2000 dans plus de 80% des cas. Ainsi, l’engagement comptabilisé à la fin 2007 auprès d’un échantillon de 8 groupes s’élève à 112 millions d’euros.

Grâce à ce dispositif, caractérisé par une grande souplesse, les entreprises proposent aux salariés différentes passerelles. Outil de gestion du temps de travail, le CET peut alors devenir un outil d’épargne retraite. L’utilisation la plus fréquemment proposée reste en effet l’avancement de la date de fin de carrière. La seconde possibilité offerte aux salariés est la possibilité de convertir ce temps en argent, et arrive ensuite la troisième possibilité de financer des congés particuliers ou alors d’alimenter leur PEE. Dans d’autres entreprises, les CET sont proposés pour financer des périodes de formation hors temps de travail ou pour racheter des cotisations vieillesse.

« Toutefois, au vue de la conjoncture démographique actuelle et future, caractérisée par un vieillissement de la population et une pénurie de main d’œuvre à venir, on peut se demander si les entreprises ne vont pas faire évoluer ce dispositif vers un choix unique : la monétisation du compte épargne temps au détriment des départs en retraite anticipés, » ajoute Jean Canel, auteur de l’enquête et consultant senior chez Towers Perrin.

Le PERCO : un dispositif rencontrant un succès certain
Les résultats de l’étude Towers Perrin soulignent l’attrait des entreprises pour le PERCO. Déjà, 32% des entreprises interrogées ont mis en place ce dispositif alors qu’il est de création récente.

La répartition moyenne des versements se compose à 48% des versements volontaires des salariés, à 31% de l’abondement de l’entreprise, à 17% de l’intéressement, et à 4% de la participation. L’abondement maximal se situe entre 500 et 600 euros pour 50% des entreprises alors que la loi permet aux entreprises d’abonder jusqu’à plus de 5000 euros par an. L’enquête Towers Perrin révèle que seules 17% des entreprises interrogées verse un abondement supérieur à 4000 euros.

L’étude Towers Perrin constate que les entreprises ont cependant peu recours au PERE, qui apparaît complexe. Mis en place en 2005, seules 11% des entreprises ayant participé à l’étude ont proposé ce dispositif à leurs salariés.

« Si la plupart des grandes entreprises ont mis en place ou envisagent de mettre en place un PERCO, les niveaux d’abondement des employeurs restent aujourd’hui encore insuffisants pour inciter les cadres à utiliser pleinement ce dispositif et se constituer un complément de retraite significatif » conclut Jean Canel.

(*)19 grandes entreprises françaises ont participés à l’étude Towers Perrin sur les dispositifs d’épargne retraite en France, réalisée début septembre 2008.

A propos de Towers Perrin
Towers Perrin est un cabinet de conseil dont l’objectif est d’aider les entreprises à améliorer leur performance par une gestion optimale de leurs ressources humaines et de leurs risques industriels et financiers. Notre cabinet propose des solutions innovantes dans la valorisation du capital humain et la conception de programmes RH ainsi que dans la gestion des risques financiers, l’intermédiation en réassurance et le conseil en actuariat.

Le pôle Human Capital Group de Towers Perrin élabore des solutions pour développer la performance des salariés :
- développer et mettre en œuvre les stratégies RH au service des besoins de l’entreprise,
- répondre aux enjeux de la gestion des talents et disposer des bonnes compétences, au bon moment et au bon endroit
- mesurer le retour sur investissement des programmes RH.

Ces activités incluent, entre autres :
- l’efficacité des programmes de rémunération et d’avantages sociaux
- la définition et l’organisation de la fonction Ressources Humaines et du SIRH
- la définition, la conception et la mise en œuvre des plans de communication de la politique RH
- la réalisation d’enquêtes d’opinion auprès des salariés
- l’accompagnement dans la mise en œuvre de changement.

Towers Perrin est présent dans les plus grands pays industriels et les principaux marchés financiers au travers ses différents bureaux et partenaires.
www.towersperrin.com

Jeudi 13 Novembre 2008
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