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L’attractivité des pays Européens étudiée par l’IESE Business School


La Hongrie est le pays le plus « attractif » d’Europe Centrale et Orientale pour les investisseurs de capital risque et du capital privé. Il est suivi de près par la Slovénie, les Etats Baltiques (Estonie, Lettonie et la Lituanie) et la Pologne. Viennent ensuite la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie.




Telles sont les conclusions d’une étude - « Investing in Venture Capital and Private Equity in Central Eastern Europe: A Ranking of the Most Attractive Countries » - réalisée par deux professeurs de l’IESE Business School Alexander Peter Groh et Heinrich von Liechtenstein en collaboration avec Karsten Lieser de Strategic Capital Management AG (SCM). Ce travail a également bénéficié de l’appui de la Banque Européenne d’Investissement, d’Ernst&Young, d’Alpha Associates, de DLA Piper Weiss Tessbach, de Powerserv Group et de la collaboration scientifique de la BERD - Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.

L’étude analyse les opportunités d’investissement, la taille du marché, les prévisions de croissance, les marchés de capitaux, la fiscalité, et le plus important, l’esprit entrepreneurial de la population des pays d’Europe Centrale et de l’Est. Les résultats sont comparés avec la réalité économique des 15 premiers membres de l’Union Européenne :

Classement des pays en fonction de leur attractivité en termes d’investissement

Irlande 130, Luxembourg 127, Royaume Uni 124, Suède 122, Danemark 121, Norvège 111, Suisse 110, Finlande 104, Pays Bas 102 ,Belgique 102, Autriche 100, Allemagne 99, Portugal 96, Hongrie 96, Slovénie 95, France 95, Républiques Baltiques 93, Pologne 89, République Tchèque 85, Zone Europe Centrale et de l’Est 85, Espagne 82, Italie 81, Bulgarie 79, Roumanie 77, Slovaquie 76, Grèce 69
* EU15= 100

De manière générale, les pays d’Europe Centrale et de l’Est sont moins attractifs que les 15 premiers membres de l’UE en termes d’investissement. Leur PIB per capita est moins important que ces pays et plusieurs décennies leur seront sans doute nécessaires pour rattraper leur retard. Paradoxalement, certains de ces pays sont mieux classés que certains de l’UE. La Hongrie et la Slovénie se trouvent par exemple devant la France et la moyenne des pays d’Europe Centrale et de l’Est est supérieure à l’Espagne et l’Italie. Enfin, tous les pays de la région devancent la Grèce du fait de la mauvaise gouvernance de ces entreprises, d’une très faible activité des marchés de capitaux et des lois d’imposition peu favorables.

Selon les auteurs, « bien que les pays d’Europe Centrale et Orientale soient dans une période de profonde transition, ils offrent des formidables opportunités aux investisseurs de capital-risque et de capital privé ».

Les motivations des investisseurs

Les investisseurs analysent généralement une ou deux années et six facteurs clés pour trouver des conditions d’investissement optimales :
- l’activité économique (PIB, taux d’inflation, taux de chômage, investissement étranger direct ;
- la taille et la liquidité des marchés de capitaux ;
- la fiscalité ;
- la protection des investisseurs et la gestion des entreprises ;
- l’environnement humain et social (qui comprend l’éducation, le droit du travail et la délinquance);
- les mesures incitatives pour s’installer dans le pays.

La Hongrie occupe selon ces critères, la première place du tableau grâce à des avantages fiscaux favorables. Le pays bénéficie d’une économie stable, d’un taux d’inflation bas, d’un PBI sain et d’une importante activité industrielle. La Slovénie se trouve en seconde position et se démarque des autres pays grâce à la santé de son économie et une situation fiscale favorable. La qualité de son système éducatif et la faible corruption jouent également en sa faveur.

La Slovaquie se trouve quant à elle en queue de peloton selon l’étude. C’est un pays asphyxié par le manque de transparence dans la gestion des entreprises et dans les politiques de protection des investisseurs dont l’importance a été très primordiale lors du calcul des indicateurs. De plus la situation fiscale du pays n’est pas aussi favorable que dans la plupart des autres pays de la région

Points forts et points faibles

L’étude démontre également les forces et faiblesses de l’ensemble de la région. Les politiques fiscales de la région se sont révélés être les facteurs les plus importants aux yeux des investisseurs. De même, les politiques de gestion des entreprises offrent aux investisseurs les mêmes protections que dans les pays de l’UE. Le niveau de vie atteint par ailleurs les niveaux d’Europe Occidentale grâce à un excellent système éducatif, une bonne législation du travail et un faible taux de criminalité.

Parmi les points faibles de la zone d’Europe Centrale et de l’Est on remarque le fort taux de chômage, des marchés de capitaux peux développés et sans liquidité, et des économies relativement petites. La corruption est plus importante que dans les 15 pays de l’UE. L’entrepreneuriat a également du retard : les charges sociales sont plus importantes et les dépenses en recherche et développement sont minimes.

A propos de l’IESE Business School
L’IESE Business School est l’école de management de l’Université de Navarre en Espagne et fête cette année son 50ème anniversaire. Internationalement reconnue comme l’une des meilleures business schools d’Europe et d’Espagne, elle occupe la 2nde place dans le ranking Executive Education du Financial Times. Avec le soutien de Harvard Business School, elle a été la première école européenne à proposer un MBA de deux ans en 1964.

L’IESE propose également un Global Executive MBA, un Executive MBA, un doctorat en administration des entreprises (PhD), ainsi qu’une ample palette de programmes de formation continue. L’Ecole dispose aujourd’hui d’un campus à Barcelone et à Madrid. Depuis l’année 2000 elle dispense également des modules de son Global Executive MBA à Silicon Valley (Etats-Unis) et à Shanghai. En septembre dernier cette ouverture internationale a franchit supplémentaire avec l’ouverture, à New York, d’un bureau de représentation qui accueillera à terme un centre de recherche « Global Business ». L’Ecole y proposera également des programmes sur mesures à destination des entreprises comme elle le fait déjà en Europe (Munich et Varsovie), en Asie (Chine et Inde), en Amérique Latine (Brésil) et en Afrique (Kenya).

www.iese.edu

Mardi 22 Janvier 2008
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