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L’alignement des planètes momentanément brouillé


Swiss Life Banque Privée - Lettre de la Gestion / Juin 2015.




L’alignement des planètes momentanément brouillé
De simples réajustements, qui ont davantage pris l’allure de tendances moins techniques dans un environnement politicoéconomique globalement plus fragile et voilà pourquoi nous traversons, sinon une période de turbulences, du moins une consolidation.

Certes l’amélioration du contexte ne semble pas remise en cause en Europe, mais on a assisté à des retracements graphiques d’importance sur le pétrole, la parité euro-dollar et les taux depuis un certain temps, accentués parfois par un feuilleton grec, dont chacun souhaiterait connaître l’épilogue, quel qu’il soit. Le fameux alignement des planètes, qu’observaient depuis plusieurs mois
les astrologues économiques, se trouve, pour l’instant, brouillé.

Sans oublier la crise ukrainienne, qui fait de l’ombre au marché allemand, du fait de sa proximité avec l’ancien bloc de l’Est.

Par ailleurs, l’activité économique outre-Atlantique, qui s’inscrit dans une perspective de relèvement des taux directeurs, ne devrait pas permettre une croissance hors norme cette année et les grands pays émergents, à commencer par la Chine, connaissent des difficultés, toute relatives certes, mais bien réelles.

Retour de la volatilité somme toute normal, après l’envolée qu’on avait connue sur le premier trimestre et le Derby d’Epsom a l’air moins efficace pour ramener les acheteurs sur les marchés, que ne le serait, à coup sûr, un accord, même a minima, sur la dette grecque.

Etats-Unis : une «croissance négative» en début d’année

Non, il ne s’agit pas d’un remake de 2014, mais le sens est bien là ; l’activité a reculé en début d’année. Et le timing de la Fed s’en trouve contrarié et plus incertain.
Outre les explications déjà mises en avant jusqu’à présent, il semblerait que l’on connaisse un problème au niveau de l’investissement en ralentissement sensible, à cause de la crise pétrolière. Sont ainsi touchés la métallurgie, les biens d’équipement et les services. Et les gains de pouvoir d’achat liés à la baisse des prix du pétrole (notamment l’essence) se sont essentiellement traduits, pour l’instant, par une progression du taux d’épargne des ménages.

Après deux mois de hausse quasi ininterrompue, les anticipations d’inflation se sont stabilisées. Cela n’a pas empêché les rendements de se tendre encore légèrement. Enfin, s’agissant des statistiques publiées en mai, elles sont globalement ressorties meilleures qu’en avril : inflation, emploi (taux de chômage à 5.4 %) et, surtout, l’ensemble des données liées à l’immobilier.

Cependant, encore quelques déceptions sur les ventes de détail, la production industrielle, l’indice de confiance du Michigan ou l’ISM manufacturier.

Japon : des nouvelles mitigées, mais une tendance boursière portée par la faiblesse du yen

En fin de période sous revue, le yen a touché un point bas de douze ans contre dollar. Mais les nouvelles macroéconomiques sont demeurées sans grand relief. Ainsi, le PIB du premier trimestre, progresserait, selon les premières estimations, de 0.6 % en glissement trimestriel, contre 0.4 % attendus, grâce aux investissements des entreprises et au marché immobilier. Retraitée de l’effet stocks de 0.5 %, la progression ne ressort plus qu’à 0.10 %.

La consommation des ménages, en avril, enregistre une treizième chute consécutive, sans doute à mettre en relation avec le fait que l’inflation stagne (0.3 % en glissement annuel hors alimentation), loin de l’objectif officiel des 2 % et des salaires, qui ne parviennent pas à décoller.

Non seulement la Banque du Japon n’a pas l’intention de changer quoi que ce soit, mais elle considère que le yen a maintenant effacé sa surévaluation ; elle estime que le redressement se poursuit lentement, mais sûrement.

Zone euro / Europe : poursuite de la tendance dans un contexte électoral surprenant mais avec une BCE, qui reste droite dans ses bottes

Il est clair que, depuis janvier, le phénomène le plus marquant, malgré une pause en avril est le redémarrage du crédit et l’amorce d’une reprise de l’investissement. Si l’on ne prend en compte que le trend de croissance pour 2016, les prévisions placent aujourd’hui l’Europe en situation plus favorable que les Etats-Unis.

Exception française sans doute, la croissance se reprend un peu (climat des affaires au plus haut depuis septembre 2011) mais, pour l’instant, le chômage (certes indicateur retardé) continue à progresser, alors qu’il se replie chez nos voisins. Ainsi, les taux de chômage au Portugal et en France ne sont plus si éloignés l’un de l’autre et s’inscrivent sur des trajectoires inverses.

Les trois élections importantes de mai ont donné des résultats bien différents de ceux prévus par les sondages. Au Royaume-Uni, David Cameron l’emporte haut la main, contre toute attente et ceux qui avaient déjà commencé à élaborer des alliances alambiquées en ont été pour leurs frais. Il n’empêche que le principe d’une consultation sur le maintien du pays dans l’Union Européenne a été réaffirmé et on peut penser que, d’ici au referendum, les tractations vont aller bon train.

Au passage les prévisions de PIB pour cette année sont légèrement revues à la baisse à 2.5 %.

En Espagne, Podemos, que l’on disait hors course, n’a pas gagné les élections, mais se retrouve en situation de force à Madrid et Barcelone. Il est clair que l’on vit la fin du bipartisme et, si le Parti Populaire reste le premier parti, Mariano Rajoy va devoir composer d’ici les élections générales de novembre (renouvellement des Cortes).

En Italie enfin, Matteo Renzi ne recueille que 24 % des suffrages et doit faire face aux populismes de droite comme de gauche. Le Parti Démocratique reste la première force politique italienne, mais près d’un électeur sur deux s’est abstenu, lors de cette consultation partielle. La poursuite des réformes ne pourra qu’en pâtir.

Pendant ce temps, la BCE a tenu à confirmer qu’il n’était pas question de mettre un terme prématurément à son programme de rachats d’obligations, bien au contraire, ce qui a permis une détente sur les rendements, sans retrouver quand même leur niveau récent. Le message était clair : les taux vont rebaisser et l’activité va continuer à se raffermir, « tout va bien »…Pourtant, l’inflation est restée scotchée à zéro et l’Allemagne a marqué une pause, contribuant ainsi à un léger retracement du PMI composite préliminaire de mai.

Enfin, le feuilleton grec a entretenu des tensions sur les marchés, sans pour autant avancer d’un pouce et l’évocation d’un « Grexit », y compris par la patronne du FMI, a entraîné des répercussions sur les spreads des pays périphériques (déjà affectés par les élections).

Zones émergentes : la Chine en route vers la normalisation

En Chine, rien n’est venu contrarier la tendance au ralentissement observée depuis plusieurs mois. Et la transition de l’économie vers plus de tertiaire et de croissance domestique ne peut aujourd’hui y contribuer. L’activité est actuellement tirée par la construction d’infrastructures et les transports. La banque centrale continuera à soutenir le crédit et elle a baissé son taux directeur pour la troisième fois en six mois, à 5.1 %, le plus bas depuis la libéralisation des taux bancaires en 2003. Signalons, car ce fût longtemps un sujet de préoccupation, que la dette publique ne pose plus de problème car celle des collectivités locales a été restructurée et se retrouve dans le bilan de la banque centrale.

En Inde, la banque centrale devrait se voir contrainte de baisser ses taux pour soutenir la croissance ; pourtant le seul impact de la baisse des prix du pétrole équivaut à 4 pts de PIB et la croissance au T1 devrait être proche de 7 %. En revanche, sur l’année entière, on serait plutôt aux environs des 5. 5 %. Le «ralentissement» de l’inflation à 4.9 % en avril contre 5.3 % en mars pourrait offrir une fenêtre de tir pour un geste sur les taux.

Au Brésil, cela ne change plus grand chose au point où on en est, mais les estimations de croissance pour 2015 sont encore légèrement revues à la baisse à – 1.24 %...Après le fort rebond boursier d’avril (+ 9.9 % en real), la perspective d’une discussion budgétaire difficile devant les deux chambres a entraîné des ventes massives. Malgré un PIB en baisse de 0.1 % en séquentiel au premier trimestre, moins mauvais que prévu, la composante consommation (- 1.5 %) rappelle 2003 et 2008...

Achevé de rédiger, le 10 juin 2015

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TAUX D'INTERET LEGAL & TAUX INTERBANCAIRES

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Jeudi 18 Juin 2015
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