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L’Europe touchée de plein fouet par la crise...


La tension liée à la dégradation économique en Europe est de plus en plus perceptible. Les pays de l’Europe de l’Est qui avaient bénéficié favorablement de l’extension de la zone Euro sont aujourd’hui les plus impactés par la crise, bien que suivis de près par les autres pays européens.




L’Europe touchée de plein fouet par la crise...
Les grèves et autres manifestations se propagent à travers l’Europe. Au cours des récentes semaines, les agriculteurs grecs ont notamment bloqué les routes pour protester contre la baisse des prix de vente de leurs produits, tandis qu’en France, les manifestations de mécontentement se sont multipliées revendiquant plus de protection au niveau de l’emploi et des salaires. D’autres manifestations ont également eu lieu en Bulgarie, Hongrie, Lituanie, Lettonie et en Islande. Au Royaume-Uni, la presse indiquait que la police se préparait à passer un été difficile, le sommet du G20 devant se tenir à Londres en avril.

Les dernières manifestations ont eu lieu en Irlande où 100 000 personnes ont marché dans les rues de Dublin pour protester contre la mauvaise gestion de la crise par le gouvernement et l’annonce d’une réforme visant à imposer une taxe sur la retraite des salariés du secteur public.

La fonction publique refuse de céder

Les gouvernements profitent de la crise pour réduire les coûts administratifs et diminuer le budget alloué aux salaires de la fonction publique. Et bien qu’en période de hausse du chômage, les syndicats s’attendent à perdre une partie de leur pouvoir de négociation, la crise du système bancaire continue à alimenter la colère collective.

Pour certains, aligner les cotisations des salariés du secteur public à celle du secteur privé n’est en rien surprenant, et constitue même une étape logique dans la gestion des budgets. Pourtant, demander aux fonctionnaires d’accepter une baisse de salaire tandis que le gouvernement soutient les banques en difficultés est un jeu politique demandant beaucoup d’habileté.

Les manifestations que nous avons pu observer à travers l’Europe montrent bien qu’aucun pays n’est épargné par la crise. Les pays les plus touchés actuellement (l’Irlande, l’Espagne et la Grèce en particulier) subissent en amont, la crise que le reste de l’Europe subira d’ici quelques mois.

Quelle sera l’ampleur de l’intervention Européenne ?

Dans ce marasme économique, il existe néanmoins des points positifs, le gouvernement allemand ayant réalisé que la crise serait plus importante que prévu, a annoncé un plan de relance plus soutenu, qu’il tient à administrer en cette année d’élections. Les récentes interventions de la Chancelière allemande Angela Merkel et du Président français Nicolas Sarkozy ont également montré la volonté de ces deux pays à jouer un rôle de protecteur en aidant les pays nouvellement entrés dans l’Union Européenne.

Le modèle européen a toujours été un assemblage politique plus qu’un regroupement mutuellement bénéfique et pourtant il est important que l’Union reste soudée : en effet, si un pays tel que l’Irlande choisissait de quitter la zone Euro et de revenir à son ancienne monnaie, il devrait payer toutes ses dettes obligataires en Euro ce qui le conduirait à faire faillite. Le retrait n’est donc pas une option, les allemands et les français le savent et encouragent la relance.

Les actions affichent toujours des valorisations attractives

L’Europe reste considérablement peu chère par rapport aux autres régions (US et Asie), avec des prix de marché aux alentours de 8 fois les bénéfices pro forma comme le montre le graphique ci-dessous.

Les fondamentaux restent également relativement solides, l’Europe n’ayant pas un niveau d’endettement trop important. D’autre part, les grandes sociétés ont mis en place des infrastructures solides, en ne s’exposant pas à des rachats d’actions massifs et en privilégiant les réinvestissements.

En dépit du ralentissement de la production, les sociétés qui ont les infrastructures adaptées seront les mieux positionnées pour bénéficier de la reprise économique. 2009 sera l’année des augmentations de capital, des acquisitions et des fusions.

Le principal thème en Europe, à l’heure actuelle, est l’affluence d’augmentations de capital sur le marché. Tandis que certaines sociétés tentent en dernier recours de se refinancer via de nouvelles émissions, d’autres cherchent avant tout à se maintenir en position de force pour l’avenir.

Généralement, les acquisitions ont lieu en haut de cycle mais ce n’est pas le cas cette fois-ci. Les opérations de fusions-acquisitions sont aujourd’hui nécessaires pour éviter le pire. Nous avons notamment pu voir certaines banques, agissant en tant que courtiers, se débarrasser au plus vite des sociétés fortement endettées. Dans un tel environnement, les vendeurs ne cherchent pas à maximiser les ventes, ce qui joue fortement en faveur des acquéreurs. Les sociétés pourront donc augmenter rapidement leur part de marché cette année, soit en se portant acquéreur de sociétés concurrentes à bas prix, soit en les regardant disparaître.

Les récessions permettent généralement de restaurer l’ordre naturel des choses dans des marchés surévalués, en permettant aux sociétés les plus solides de survivre tandis que les éléments les plus faibles ne résistent pas.

Point de vue de Paul Casson de mars 2009.

Paul Casson gère les fonds Henderson European Opportunities Fund, Henderson Horizon Continental European Equity et Henderson Horizon Pan European Alpha Fund. Paul est membre de l’Equipe Pan Europe d’Henderson qui gère 3,4 milliards d’Euro à fin décembre 2008.

Fondé en 1934, Henderson Global Investors est un des acteurs majeurs de la gestion d'actifs en Europe et offre une large gamme de produits d’investissement et de services à ses clients institutionnels en Asie, Europe et aux Etats-Unis. Gestionnaire d'actifs indépendant et coté sur les bourses de Sydney et de Londres, Henderson gère environ 51,2 milliards d'Euros d’encours au 31 décembre 2008 et emploie plus de 900 collaborateurs à travers le monde. Nos équipes de gestion investissent dans les principaux marchés mondiaux et sur toutes les classes d'actifs : action, obligation, immobilier direct et indirect, capital investissement, gestion éthique, CDO et Hedge Funds. Henderson se distingue plus particulièrement par sa gestion active, une expertise éprouvée en gestion alternative ainsi qu’un savoir-faire reconnu en investissement socialement responsable.

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Jeudi 19 Mars 2009
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