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KBL Richelieu Gestion : les marchés financiers ne savent plus sur quel pied danser…


Grace à une remontée des cours pendant la dernière semaine de septembre, les indices européens limitent leur perte pour le mois à moins de 5% contre une chute de -13% en août et de 6% en juillet, portant la baisse estivale à 25% de fin juin à fin septembre. Depuis le début de l'année, les grands indices de la zone euro sont en baisse de -20% en moyenne, les banques et les matières premières perdant autour de -40%, les secteurs défensifs, santé, agro-alimentaire, luxe et distribution confirmant leur résilience avec des performances comprises entre +8% pour la santé et -10% pour la distribution.




Le paradoxe de ces crises systémiques à répétition est que nous sommes entrés depuis la crise asiatique de 1997 dans une grande vague haussière d'expansion mondiale nourrie par la révolution internet, l'arrivée de nouveaux entrants dans la ronde industrielle, et par le doublement quasi instantané de la population active suite à la chute du Mur en 1989. Cependant, à travers ce doublement, le choc d'offre a été brutal et massif, entraînant à sa suite des délocalisations industrielles à une échelle inconnue. Du fait de la baisse structurelle du coût du travail transformant les nouveaux entrants en créanciers du monde développé ce dernier s'est trouvé mécaniquement poussé à surconsommer et à s'endetter au-delà de toute limite.

La zone Euro, microcosme de la planète, vit cette crise de dette souveraine avec une sensibilité particulière puisque l'Allemagne y joue à son échelle le rôle du créancier et le reste de la zone celui du débiteur. Cette bipolarisation complique la capacité de réaction de l'Euro-groupe, dont les finances sont pourtant équilibrées au total, ultime paradoxe....

En principe, après l'accord du 21 juillet sur le sauvetage de la Grèce, accord fondé notamment sur la puissance de feu projetée considérable du Fonds européen de soutien, les marchés auraient dû se sentir rassurés. Mais tout accord devant être ratifié par les 17 parlements de la zone et la BCE ne jouant jusqu'ici que les utilités, les marchés ne savent pas sur quel pied danser.

Pour sortir de cette impasse dont la zone Euro dans son ensemble ne devrait pas être victime puisqu'elle n'est pas globalement débitrice il faut distinguer mesures d'urgence et réformes à moyen terme.

A moyen terme, les pays débiteurs devront procéder à d'importantes réformes structurelles, mais les marchés n'intègrent pas cette dimension en priorité.

Pour eux, l'urgence est de permettre à la BCE d'opposer un mur de liquidité à la grande vague de déflation qui menace la zone et à travers elle toute l'Europe, à l'image de ce que la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre ont fait en démultipliant la taille de leurs bilans dans les quatre dernières années.

Roland Fernet
Directeur Général
KBL Richelieu Gestion

Télécharger le Rapport de Gestion KBL Richelieu Gestion (PDF de 16 pages) en cliquant sur ce lien :
http://www.kblrichelieu.com/iso_album/rdg_10_2011.pdf

Mercredi 26 Octobre 2011
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