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J.P. Morgan Asset Management. Bulletin hebdomadaire du 8 juin 2009


Bulletin hebdomadaire de JPMorgan Asset Management faisant un point sur les marchés financiers et sur l'actualité économique.




L'emploi aux Etats-Unis dans le secteur non agricole.
Le Rapport sur l'Emploi de mai a déjoué le consensus relatif aux emplois non agricoles. L'emploi s'est contracté de 345.000 en mai, bien mieux que la prévision la plus optimiste du marché à 450.000 et bien loin du consensus qui attendait 520.000. Cela se compare aux 520.000 contractions d'emploi du mois précédent, mais ce n'est pas suffisant pour enrayer la hausse du taux de chômage qui a atteint 9,4 %. Ces résultats meilleurs que prévu ont bénéficié des révisions à la hausse des 2 mois précédents et du modèle visant à estimer le nombre de créations et de fermetures d'entreprises sur un cycle économique.

Ne nous faisons pas d'illusions, un grand nombre d‘Américains ont perdu leur emploi en mai et le taux de chômage est à son plus haut depuis 1983. Néanmoins, il y a désormais un espoir que la fin de la récession soit proche, même si le Bureau National de Recherche Economique (l'arbitre officiel des récessions aux Etats-Unis) estime que c'est encore trop tôt.

L'entreprise Amérique a été rapide à couper les coûts et à se restructurer, la crise de financement ayant culminé en fin d'année dernière. Alors que le nombre d'heures travaillées a diminué le mois dernier, la croissance des salaires a ralenti, avec un taux de variation tombé à 3,1 % sur un an (un point bas pour ce cycle). S'il y a une bonne nouvelle dans ce chômage dramatique, c'est le fait que les entreprises (tant aux Etats-Unis qu'en Europe) devraient voir leur coût du travail baisser, avec à la clé des marges plus durable que lors des précédents cycles. Pour les investisseurs, les rendements par action pourraient se maintenir.

Les banques centrales en Europe – rien n’y fait
La Banque d'Angleterre (BoE) et la BCE ont maintenu leurs taux inchangés à 0,5 % et 1 % la semaine dernière. Le président Trichet a confirmé que la BCE achèterait 60Md€ d'obligations sécurisées, mais a indiqué qu'il n'y avait pas de plan d’extension du programme d'achat d'actifs. Il semblait au regret de préciser qu'aucune décision n'avait été prise concernant de nouvelles mesures de politique monétaire. C'est sans doute une façon de laisser la porte ouverte mais les commentaires d'Axel Weber de la Bundesbank et de la Chancelière Angela Merkel suggèrent que la BCE est réticente à suivre la BoE et la Fed dans un programme d'achat d'actifs à grande échelle. L'achat d'obligations sécurisées permet de fournir des liquidités supplémentaires aux banques sans recourir à une politique d’assouplissement quantitatif telle que celle de la BoE. Si les déclarations de la Chancelière allemande constituent peut-être un stratagème politique (lié aux prochaines élections), il semble que tant que l'économie donnera des signes de reprise, la BCE sera réticente à baisser ses taux ou à assouplir sa politique. Néanmoins, avec la faiblesse persistante de l'économie de la zone Euro et les retombées douloureuses de la crise en Espagne ou en Irlande, l'anticipation par le marché obligataire d'une hausse des taux de 63pb d’ici 12 mois semble excessive.

Coppock et le marché haussier
L'annonce du retournement à la hausse de l'indicateur de Coppock la semaine dernière, indiquant que l'on pourrait être à l'aube d'un marché haussier robuste, a créé l’enthousiasme. D'après Bloomberg, cet indicateur a signalé avec succès le départ de 16 des 17 marchés haussiers d'après-guerre, avec des rendements positifs sur les 12 mois suivants. Il a cependant donné à tort un signal d'achat en décembre 2001, et s'est aussi avéré prématuré au Japon à 2 occasions durant le marché baissier des années 1990.

J.P. Morgan Asset Management. Bulletin hebdomadaire du 8 juin 2009

Le Graphique de la Semaine présente l'indice MSCI Monde par rapport à notre calcul de l'indicateur de Coppock, qui constitue un indicateur technique de long terme. Cet indicateur s'est retourné depuis son point bas de mai, ce qui, historiquement, a été un signal d'un nouveau marché haussier. Bien que cela ne soit pas sans risque d’erreur, cela mérite d'être noté.

L'indicateur de Coppock est conçu pour identifier les opportunités d'achat pour les investisseurs à long terme. Non destiné aux spéculateurs à court terme, il a été mis au point par son inventeur éponyme pour l'Eglise Episcopale du Texas et est calculé à partir des taux de variation sur 11 et 14 mois d'un indice actions. Un signal d'achat est généré lorsque l'indicateur est négatif et se retourne à la hausse après un plus bas. Nos mesures de Coppock se sont retournées à la hausse fin mai pour l'ensemble des grands marchés (Etats-Unis, Europe, Japon, Hong Kong et marchés émergents) sur la base des données du MSCI. Par ailleurs, l'analyse technique a fait parler d'elle, étant donné le nombre d'indices ayant franchi leurs moyennes mobiles à 200 jours - un autre signal d'une tendance haussière.

Il est ainsi facile d’être optimiste au vu de l'amélioration des statistiques macroéconomiques ainsi que de plusieurs indicateurs techniques, en particulier après un gain de près de 40 % sur le marché américain depuis début mars. L'indice de surprise économique de Citigroup est proche de son plus haut historique avec l'ensemble des principales régions faisant l'objet de surprises positives. Cependant, face à ces arguments, plusieurs marchés semblent surachetés ; les indicateurs de force relative sont élevés et la dispersion sectorielle se situe à des niveaux extrêmes, suggérant que les marchés ont besoin de souffler.

Vers la neutralité
Il y a quelque temps, nous avions constitué une liste d'indicateurs monétaires, économiques et de marché pour élaborer une stratégie d'investissement à l'égard des actifs risqués. Notre check list milite désormais en faveur d'une reprise de risque d'un point de vue stratégique. Mais à la suite d'un rallye aussi violent sur les actions, cette recommandation stratégique procède d'un jugement selon lequel la liquidité contribuera à une nouvelle réappréciation des actions et à un regain d'appétit pour le risque. Il s'agit également d'utiliser au mieux les budgets de risque pour capitaliser sur toute amélioration cyclique.

Nous sommes revenus à la neutralité en actions dans nos portefeuilles diversifiés. Néanmoins, le coeur de notre stratégie consiste à prendre des paris de valeur relative et à réaliser des investissements cycliques ; c'est pourquoi nous sommes surpondérés sur l'Asie et les marchés émergents. Nous avons réduit notre position sur les Etats-Unis et sommes revenus à une sous-pondération nette, compte tenu d'alternatives plus attrayantes. Nous sommes également redevenus neutres sur les actions japonaises. Si les mesures de valorisation ne sont pas très favorables, certains signes laissent penser que les investisseurs étrangers commencent à s'y intéresser de nouveau.

Cette semaine


Etats-Unis
Le déficit commercial d'avril est attendu en hausse à 28,7Md$, en raison de la hausse du pétrole. Jeudi, les ventes de détail devraient avoir augmenté de 0,4 % en mai, la hausse provenant notamment du prix de l'essence. Hors automobiles, les ventes de détail sont attendues en hausse de 0,2 % sur le moins contre -0,5 % précédemment. Le sondage de l'Université du Michigan sur la confiance des consommateurs (premiers résultats vendredi) devrait révéler une amélioration du sentiment général pour le 4ème mois consécutif, reflétant de meilleures perspectives et le redressement du marché actions qui compensent la hausse du prix de l'essence.

Europe
La reprise du sondage manufacturier PMI suggérerait une croissance nulle de la production industrielle au Royaume-Uni en avril. Cela ramènerait le taux de variation annuel de -12,9 % à -12,6 % en avril. Dans la zone Euro, les statistiques attendues vendredi devraient indiquer une contraction de la production industrielle de 0,4 % sur le mois (contre -2 % en mars). Le taux de variation annuel resterait très négatif à -19,8%, mais le rythme de déclin a ralenti.

Japon
Jeudi, la dernière publication du PIB réel au 1er trimestre devrait confirmer la contraction de l'économie de 4 % par rapport au trimestre précédent. La confiance des ménages (vendredi) devrait ressortir en hausse de 32,4 % à 34 % en mai, reflétant le soutien des mesures budgétaires et la reprise de l'économie mondiale.

Les informations contenues dans ce document ont été puisées à des sources considérées comme fiables. J.P. Morgan Asset Management ne peut cependant en
garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Toutes prévisions ou opinions exprimées nous sont propres à la date d’édition de ce document et sont susceptibles de changer à tout moment sans préavis. Ce document ne constitue pas une recommandation à l’achat ou à la vente d’investissements. JPMorgan Asset Management (Europe) S.à.r.l. – Succursale de Paris, au capital social de 10.000.000 euros inscrite au RCS de Paris n°492 956 693. J.P. Morgan Asset Management est une marque de distribution d’OPCVM agréés ou autorisés à la commercialisation en France par l’AMF. 06/2009.
Document produit par l’équipe Global Multi Asset Group de J.P. Morgan Asset Management.
Rédigé par David Shairp et Rekha Sharma, Stratégistes.

J.P. Morgan AM - Bulletin hebdomadaire - 8 juin 2009

Mardi 9 Juin 2009
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